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Responsable, volontaire et active, Jane Fonda, dont le visage offre une ressemblance frappante avec celui de son père, s'efforce toujours de donner le meilleur d'elle-même tant dans la défense de ses idées que dans son métier de comédienne.
Des enfants de grands noms du spectacle  suivent les traces de leurs parents. Ce n'est pas toujours entreprise facile. Liza Minnelli a dit une fois : « Certes, le nom de mon père m'ouvre bien des portes. Mais il est vrai aussi que lorsque arrive le moment décisif et que le rideau se lève, c'est moi qui suis sur scène et non lui. Et si je n'ai rien à dire il est sûr que le rideau retombe, et bien vite. » La justesse de ces propos est particulièrement évidente quand on considère le destin artistique des enfants de Henry Fonda. Son nom leur a ouvert bien des portes. Mais alors que Jane est devenue une grande star internationale, grâce à son talent et à son sérieux vis-à-vis de son métier d'actrice, la carrière de Peter, après des débuts assez brillants, s'est pour le moins enlisée.

  
Née en 1937 de l'union entre Henry Fonda et Frances Bokaw, Jane Fonda arrive sur la côte est en 1948 avec son père, vedette de « Mr. Roberts », pièce qu'il joue sur une scène de Broadway. Elle est élevée par sa grand-mère dans le Connecticut tout proche. Durant ses études à Vassar, elle commence à se produire dans des spectacles universitaires. Au début des années 50, son père la choisit comme partenaire pour quelques représentations estivales, en l'occurrence deux comédies : « The Country Girl » et « The Maie Animal ». Considérant ces deux prestations comme des semi-échecs, la jeune débutante décide d'abandonner la carrière de comédienne. Elle se met alors à étudier la peinture à Paris et le piano à New York. Après s'être rendu compte qu'elle a encore moins de dispositions pour ces deux disciplines que pour la scène, elle revient à ses premiers amours et s'inscrit à l'Actors' Studio de Lee Strasberg, la fameuse école d'art dramatique, où elle reçoit une formation moderne. C'est à ce moment que son nom commence à lui ouvrir bien des portes.

 

Joshua Logan — un vieil ami de son père — lui demande de jouer le rôle d'une jeune épouse dans une histoire :  La Tête à l'envers (Tall Story. 1960). La même année, il la fait joué à Broadway dans la pièce « There Was a Little Girl ». C'est un désastree : les critiques sont très réticentes à l'égard des deux spectacles et plutôt réservées quant à l'interprétation de Jane. Un nouvel échec à Broadway — « The Fun Couple » — finit par la convaincre de se tourner vers le cinéma.
Mais la chance n'est toujours pas au rendez-vous. Interprétant de petits rôles  inégaux — de prostituée dans La Rue chaude (Walk on the Wild Side. 1962), de femme frigide dans Liaisons coupables (The Chapman Report, 1962). d'épouse naïve dans L'École des jetâtes maris (Period of Adjustment, 1962). de femme adultère dans In the Cool of the Day (1963) — Jane continue d'être la cible des critiques. Harvard Lampant, un hebdomadaire satirique, la qualifie même de « plus mauvaise actrice de l'année ». Critiques et public finissent pourtant par remarquer que la jeune actrice possède un magnétisme certain .Iintelligente, Jane s'efforce de corriger ses défauts, d'échapper à la banalité des dialogues et des situations. Malgré ces débuts peu encourageants, la jeune et jolie Jane Fonda croit à sa chance.

 

Quelle aurait été la destinée de Jane Fonda si elle n'avait pas accepté d'aller jouer en France? Difficile de le dire. En 1963, René Clément fait appel à elle pour lui confier le premier rôle féminin dans Les Félins, aux côtés d'Alain Delon. Voilà Jane Fonda promue « sex-symbol » ; considérée comme une sorte de Bardot américaine, elle entame une carrière de star internationale. Elle a à peine fini de tourner avec Clément que Roger Vadim la réclame pour La Ronde (1964). C'est le début d'une nouvelle idylle pour le cinéaste. A ceux qui lui demandèrent ensuite pourquoi elle avait épousé le « créateur » de Bardot, célèbre pour ses films d'un érotisme appuyé, Jane Fonda répondit : parce qu'il était charmant, tendre, romantique, et parce qu'il incarnait un monde tout nouveau pour elle.

 

Durant les cinq années qui suivirent, Jane Fonda réside en France ne se rendant aux États-Unis qu'à l'occasion de tournages. De son mariage avec Vadim naît une fille, Vanessa; elle tourne avec lui quatre autres films dans lesquels elle a souvent l'occasion de dévoiler ses charmes. Le dernier film de la collaboration Vadim-Fonda, Barbarella (1968), adapté d'une bande dessinée érotique de Forest la montre peu à l'aise dans un personnage de  femme objet sexuel , trop contraire à sa véritable nature.

 

   


Quelques années plus tard, évoquant les films de cette période, alors qu'elle tournait On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don't They?, 1969), Jane Fonda avouait simplement : « C'était l'époque où je n'étais pas bonne. » Mais elle n'a jamais dénigré Vadim, et tous deux sont restés bons amis. Du reste, elle n'a jamais nié l'importance de sa période « française », ne serait-ce que sur le plan politique: ce fut en effet en 1968 — à la faveur des événements de mai — que Jane Fonda, comme bien d'autres, découvrit la valeur du militantisme politique actif.


C'est à partir de 1970 qu'on commence à l'appeler « Hanoi Jane »; elle est en effet aussi en vue par ses films que par son engagement politique, moins surprenant qu'on pourrait le croire. Elle appartient en fait à une famille bourgeoise de tradition libérale — son père avait été un partisan de Roosevelt et de Stevenson —, une famille qui, sans faire ouvertement de politique sinon en signant des pétitions, avait subventionné nombre de causes estimables. Selon l'actrice ce furent les atrocités et les mensonges de la guerre du Viêt-nam qui lui ouvrirent les yeux et la poussèrent à s'engager en faveur de différentes causes : la lutte pour les droits civiques des Indiens et des Noirs, la campagne contre l'engagement au Viêt-nam.
En 1971, Jane Fonda reçoit plusieurs récompenses importantes pour son interprétation de la prostituée de Klute (Klute). La même année, elle devient la cible du gouvernement et de la presse conservatrice qui l'accuse, entre autres, de trahison. Sans se laisser impressionner, elle s'engage résolument dans le mouvement « Free the Army » et commence à faire le tour des bases militaires américaines en présentant un spectacle encourageant les soldats à refuser d'aller se battre au Viêt-nam, expérience dont elle tira deux films - F.T.A. (1972) et Steelyard Blues (1973) — qui ne connurent qu'une diffusion très restreinte. Elle revient en France le temps d'un tournage, celui de Tout va bien (1972), un film de Jean-Luc Godard centré sur une grève dans une usine. Mais le résultat la déçoit. L'année suivante, Godard lui réplique vertement avec Letter to Jane, or Investigation About a Still, un court métrage consacré à l'analyse d'une photographie; analyse impitoyable, d'où il ressortait que Jane Fonda était un être superficiel, dont l'engagement politique relevait simplement d'un « progressisme snob ».
Il y avait du vrai dans ces accusations et, par la suite, l'actrice reconnut que l'aspect négatif de sa première période d'engagement politique dans le mouvement opposé à la guerre était précisément son côté donneuse de leçons. Elle prêchait plus qu'elle ne cherchait à convaincre, ce qui lui aliéna beaucoup de sympathies. Remariée à Tom Hayden, un politicien, elle fonde avec lui une organisation dont elle est aussi l'animatrice : la California Campaign for Economic Democraty.

 

 

La plupart des  flms suivants où elle apparaît ont un contenu ouvertement politique : la guerre et le retour ¿es anciens combattants du Viêt-nam dans Retour (Corning Home, 1978); les risques que font courir les centrales nucléaires dans Le Syndrome chinois (The China Syndrome, 1979); l'oppression subtile inhérente au travail de bureau dans Comment se débarrasser de son patron .
Mais ses prises de position sont beaucoup moins radicales que par le passé. Dans un entretien accordé à Première, Jane Fonda a déclaré : « En 1977 j'ai décidé de jouer dans Touche pas à mon gazon  (Fun With Dick and Jane) car j ' estimais  que le moment était venu de faire une comédie, un film qui devait être commercial, un film où je pourrais être délicieuse, prouver que j'étais une bonne actrice et avoir du succès. Je pensais aussi que Le Syndrome chinois allait avoir un impact social, et non seulement commercial, très fort. C'est un exemple du mélange de deux genres. Notre intention était de réaliser un film faisant passer notre message, mais dans un souci d'efficacité, en touchant le plus de gens possible. Cela explique pourquoi il s'agit finalement d'un film à suspense, mais qui aborde aussi des problèmes importants de la vie quotidienne. Naturellement, il ne faut pas exagérer. Aucun film ne peut donner naissance à un mouvement de masse. Les films peuvent exercer une certaine influence, mais ne sont qu'un premier pas dans une direction donnée. Je crois être maintenant en mesure de savoir comment certaines choses doivent être dites pour qu'un grand nombre de gens puissent les comprendre. Comment se débarrasser de son patron, par exemple, tout en décrivant les conditions de vie des secrétaires, est avant tout une comédie amusante. »
Malgré un palmarès éloquent, malgré la reconnaissance de son grand métier, Jane Fonda est foncièrement une anxieuse. Chaque nouveau rôle la plonge dans l'inquiétude. « Je crois toujours qu'une autre actrice aurait été meilleure
à ma place. Lorsque j'ai joué le rôle de Bree dans Klute, j'ai passé beaucoup de temps dans les bars où les prostituées aguichaient leurs clients afin de bien me préparer à ce rôle. Personne ne m'y a abordée et je suis allée voir Alan Pakula pour lui dire que ce n'était certainement pas un rôle pour moi. Les choses vont un peu mieux maintenant, peut-être parce que je commence à prendre conscience de mes possibilités. »

Jane  et Hayden ont acheté un ranch de 200 acres au nord de Santa Barbara , où ils ont établi un camp des arts du spectacle pour les enfants de tous les milieux  .

Son prochain film , " Old Gringo " (1989 ) - en dépit de l'excellente performance de Fonda , Gregory Peck et Jimmy Smits - n'a pas réussi à trouver un public . Même en travaillant avec l' éminent Robert De Niro dans le drame romantique " Stanley & Iris " (1991 ) cela a peu fait pour enflammer sa carrière .

 

Dans les  années 1980 ,après s'être blessé son pied sur « Le syndrome chinois » Fonda a commencé à travailler sur l'aérobic et musculation avec Leni Cazden et  elle se lance dans une nouvelle aventure , qui deviendra  un immense succès avec une série de vidéos d'exercice aérobie . Elle fera de même  en 2010 avec le lancement d' un DVD de Fitness .

 

Elle a divorcé d' Hayden en 1989 et en 1991,  a épousé le magnat des médias basé à Atlanta Ted Turner  et a ensuite annoncé  annoncé sa retraite cinématographique , pour se distancer de la communauté hollywoodienne . Elle a repris la Fondation Turner et a travaillé sans relâche sur les questions de contrôle de la population , la santé des enfants , la santé reproductive des adolescents et la sexualité , y compris le lancement de la campagne de la Géorgie pour la prévention de la grossesse chez les adolescentes .

Elle a critiqué l'occupation américaine de l'Irak, marcha au Mexique avec des militants réclamant une enquête sur les meurtres de centaines de femmes , et a été impliqué dans une campagne pour protéger les filles kenyanes de mutilations génitales.

Pour son 60e anniversaire, Turner a donné à son épouse une fondation de bienfaisance de 10 millions de dollars . Bien plus tard, elle a révélé que Turner était infidèle seulement un mois avant le mariage.

 

Après une bien trop longue absence du grand écran , Jane Fonda a fait un retour bienvenu dans la comédie "Monster -In-Law " ( 2005)  . Elle a également publié un livre mémoire  , My Life So Far , dans lequel elle franchement détaillé sa relation controversée avec son père , ses troubles de l'alimentation et de la toxicomanie , et sa propension permanente à se remodeler en fonction des hommes dans sa vie .
Son dernier projet de film est " Peace, Love & Misunderstanding " , réalisé par Bruce Beresford Driving  . Jane  joue la mère de Catherine Keener ,  .

Elle travaille également pour des séries télévisées.

JOSHUA LOGAN...LA TETE A L'ENVERS...TALL STORY...1960
EDWARD DMYTRYK...LA RUE CHAUDE...WALK ON THE WILD SIDE...1961


GEORGE CUKOR...LES LIAISONS COUPABLES...THE CHAPMAN REPORT...1962
GEORGE ROY HILL...L'ECOLE DES JEUNES MARIES...PERIOD OF ADJUSTMENT     ...1962
ROBERT STEVENS...DANS LA DOUCEUR DU JOUR  ...IN THE COOL OF THE DAY...1963


PETER TEWKSBURY...UN DIMANCHE A NEW-YORK...SUNDAY IN NEW-YORK...1963


RENE CLEMENT...LES FELINS...1963

ROGER VADIM...LA RONDE...1964
ELLIOT SILVERSTEIN...CAT BALLOU ...1965

 
ARTHUR PENN...LA POURSUITE IMPITOYABLE ...THE CHASE ...1965
ROGER VADIM ...LA CUREE ...1965
CLAUDE BOISSOL ...CHAQUE JOUR A SON SECRET ...CHAQUE JOUR A SON SECRET ...1957
ROBERT ELLIS MILLER ...CHAQUE MERCREDI ...ANY Wednesday ...1966
OTTO PREMINGER...QUE VIENNE LA NUIT...HUURU SINDOWN...1967
GENE SAKS...PIEDS NUS DANS LE PARC...BAREFOOT IN THE PARK...1966
ROGER VADIM ...HISTOIRES EXTRAORDINAIRES ...1967
ROGER VADIM ...BARBARELLA ...1967


SYDNEY POLLACK...ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX...THEY SHOOT HORSES, DON'T THEY !...1969
ALAN J PAKULA...KLUTE...1971


JEAN LUC GODARD...TOUT VA BIEN...1972
ALAN MYERSON...STEELYARD BLUES...1973


JOSEPH LOSEY...MAISON DE POUPEE...A DOLL'S HOUSE...1973
GEORGE CUKOR...L'OISEAU BLEU...THE BLUE BIRD...1976
TED KOTCHEFF...TOUCHE PAS A MON GAZON  ...1977
FRED ZINNEMAN...JULIA...1977
HAL ASHBY...LE RETOUR...COMING HOME...1978


EDDY MATALON ...LE SOUFFLE DE LA TEMPETE ...COMES A HORSEMAN ...1977
HERBERT ROSS...CALIFORNIA HOTEL...CALIFORNIA SUITE...1978
JAMES BRIDGE...LE SYNDROME CHINOIS...THE CHINA SYNDROME...1979


SYDNEY POLLACK...LE CAVALIER ELECTRIQUE...THE ELECTRIC HORSEMAN...1979
COLIN HIGGINS...COMMENT SE DEBARRASSER DE SON PATRON   ...NINE TO FIVE...1980
MARK RYDELL...LA MAISON DU LAC...ON GOLDEN POND...1980
ALAN J PAKULA...UNE FEMME D'AFFAIRES...ROLLOVER...1981
NORMAN JEWINSON...AGNES DE DIEU  ...1985
SIDNEY LUMET...LE LENDEMAIN DU CRIME...THE MORNING AFTER...1986
LUIS PUENZO...OLD GRINGO...1989
MARTIN RITT...STANLEY ET IRIS...1990
ROBERT LUKETIC ...SA MERE OU MOI ...2005
GARRY COLLINS...MERE FILLE MODE D'EMPLOI...GEORGIA RULE...2007
STEPHANE ROBELIN...ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE? ...2011
BRUCE BERESFORD...PEACE, LOVE, & MISUNDERSTANDING  ...2011
LEE DANIELS ...LE MAJORDOME...THE BUTLER...2013
BETTER LIVING THROUGH CHEMISTRY...BLONDE SUR ORDONNANCE  ...2014
SHAWN LEVY...THIS IS WHERE I LEAVE YOU...2014

 

GABRIELE MUCCINO...FATHERS AND DAUGHTERS...2015

RITESH BATRA...NOS AMES LA NUIT...OUR SOULS AT NIGHT...2017

BILL HOLDERMAN...BOOK CLUB...2018

PAOLO SORRENTINO...YOUTH...2015
2012-2013 THE NEWSROOM (TV SERIES)
GRACE AND FRANKIE (TV SERIES)

 

JANE FONDA

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