ROBERT WISE

Publié le par cinestranger

ROBERT WISE était né à Winchester, dans l’Etat de l’Indiana le 10septembre 1914 et est décédé le 14/09/2005.. Fils de boucher, il est partagé entre le cinéma et des études de journalisme lorsque la crise économique de la fin des années 1920 car l'entreprise familiale en péril. Poussés vers des cieux plus cléments, les Wise vont à Los Angeles, où le frère ainé est comptable dans les studios RKO. En 1933 Robert y décroche un emploi de coursier au département montage.Il sera   grouillot à monteur et réalisateur.

T.K. Wood, le chef du département, sera l'homme providentiel et ensemble, ils tombent sur des kilomètres de pellicule impressionnée qui auraient dû servir à un film sur les mers du Sud.
En 1937,Ils vont la couper et la monter, et y ajouter bruitages sonores, pour finalement obtenir un court métrage de dix minutes , une prime de 500 dollars mais également un poste d’assistant-monteur.
En 1939,il devient monteur  et apprend à  traiter tous les genres et la comédie musicale en particulier.
Il s’y fera les dents sur "La grande farandole ", avec Ginger Rogers et Fred Astaire, découvrant ses règles, ses exigences et ses secrets .
Simultanément, il a l’occasion  de se familiariser à la mise en scène avec Garson Kanin, qui prend plaisir à l'initier plus étroitement à son travail. Il devient  l’un des monteurs les plus cherchés de la RKO, il travaille avec Orson Welles,
"Citizen Kane ». Une collaboration qui se gâtera toutefois avec "La splendeur des Amberson ». Alors qu'il n’en est pas entièrement  terminé, Welles part en Amérique du Sud . Wise est chargé d'achever le film.

Impatient de passer au stade suivant, Robert Wise insiste sans relâche auprès de sa hiérarchie pour que lui
soit confiée une réalisation. L’opportunité se présentera, lorsque le producteur Val Lewton, excédé par la lenteur et les dépassements de budget de Gunther Von Fritsch sur « La malédiction des hommes-chats », le fait remplacer par son impétueux monteur.
Pour Robert Wise, c’est une victoire . Déjà, « La malédiction des hommes-chats » se distingue du film d’horreur traditionnel, en ce sens qu’il suggère et laisse planer la menace, davantage qu’il ne montre. Le cinéaste demeurera fidèle à cette approche subtile chaque fois qu’il reviendra à ce genre cinématographique au cours de sa arrière. Que ce soit dans « Le récupérateur de cadavres » ou dans « La maison du diable». Mais aussi à la faveur de thrillers de science-fiction tels qu’illustrés par « Le jour où la terre s’arrêta » et « Le mystère Andromède », où la fiction côtoie à ce point la réalité que le suspense en est décuplé. Chacun des genres qu’il abordera, Wise va d’ailleurs y apporter sa touche personnelle. A commencer par le western où il se livre davantage à des études de comportements qu’à des enchaînements de bagarres et de poursuites, comme il était alors courant. Un point de vue qu’il renforce par le choix   d’interprètes capables de compenser par leur charisme ce dont il prive visuellement le public plus traditionnel.
On songe à Robert Mitchum (« Ciel rouge ») mais aussi à James Cagney(« La loi de la prairie »). « Nous avons gagné ce soir », inspiré par les combinaisons sordides dans le milieu de la boxe, illustre pareillement ce souci de donner à l’humain la première place,en associant virtuosité technique et puissance dramatique. Un réalisme saisissant et une qualité quasi documentaire que l’on devait retrouver dans cet   autre drame des milieux du noble art, « Marqué par la haine », où l’inconnu   Paul Newman succède, dans le rôle de Rocky Graziano, à James Dean, mort   accidentellement quelques mois plus tôt. Seule exception à ce parti pris de réalisme et de sobriété : « Hélène de   Troie », dont le budget somptuaire annonce celui de « West Side story ».    Comme si son réalisateur avait souhaité surprendre et s’offrir une récréation, avant de revenir à sa ligne de conduite habituelle avec l’impressionnant « Je veux vivre ».

"West Side story " s’écarte par son inspiration musicale et ses ambitions de superproduction de l'éthique cinématographique de Robert Wise.
Robert renonce au t0urnage en studio et lui préfère les rues de NewYork
Il s’assure la collaboration du chorégraphe Jerome Robbios, qui répétera pendant trois mois,
avec les danseurs, se réservant la partie dramatique, dont le magnifique prologue aérien qui ouvre cette variarion nouvelle sur le thème de « Roméo et Juliette ».
Il remportera dix Oscars, dont celui du meilleur réalisateur.
Puis un nouveau, quatre ans plus tard,avec "La mélodie du bonheur".
" La canonnière duYang Tsé ", qui offriraà Steve Mc-Queen l’un de ses meilleurs rôles .
l Désormais plus rare sur les écrans, il y reviendra encore épisodiquement
Il a été veuf de Patricia Doyle, qu’il a épousée en 1942,

 

LA MALEDICTION DES HOMMES CHATS    ...THE CURSE OF THE CAT PEOPLE...    1944
MADEMOISELLE FIFI...        1944
LE RECUPERATEUR DE CADAVRES...        1945


A GAME OF DEATH    ...    1946
CRIMINAL COURT...        1946
NE POUR TUER...    BORN TO KILL...    1947
MYSTERY IN MEXICO...        1948
CIEL ROUGE...    BLOOD ON THE MOON...    1948


NOUS AVONS GAGNE CE SOIR...    THE SET-UP...    1949
SECRETS DE FEMMES...    THREE SECRETS...    1950
TWO FLAGS WEST    ...    1950


LA MAISON SUR LA COLLINE...    HOUSE OF TELEGRAH HILL...    1951


LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA...    THE DAY THE EARTH STOOD STILL    ...1951


THE CAPTIVE CITY...        1952
DESTINATION GOBI...        1952
SOMETHING FOR THE BIRDS    ...    1952
LES RATS DU DESERT..    THE DESERT RATS...    1953
MON GRAND...    SO BIG...    1953


LA TOUR DES AMBITIEUX...    EXECUTIVE SUITE...    1954
HELENE DE TROIE...    HELEN OF TROY...    1955
LA LOI DE LA PRAIRIE...    TRIBUTE TO A BAD MAN...    1955
MARQUE PAR LA HAINE...    SOMETHING UP THERE LIKES ME...    1956


CETTE NUIT OU JAMAIS...    THIS COULD BE THE NIGHT...    1957
FEMMES COUPABLES...    UNTIL THEY SAIL    ...1957
L'ODYSSEE DU SOUS MARIN NERKA...    RUN SILENT RUN DEEP...    1958


JE VEUX VIVRE...    I WANT TO LIVE!...    1958
LE COUP DE L'ESCALIER...    ODDS AGAINST TOMORROW...    1959
WEST SIDE STORY    ...    1961


DEUX SUR LA BALANCOIRE...    TWO FOR THE SEESAW...    1962
LA MAISON DU DIABLE...    THE HAUNTING...    1963
LA MELODIE DU BONHEUR...    SOUND OF MUSIC...    1965
LA CANONIERE DU YANG-TSE...    THE SAND PEBBLES...    1966


STAR...        1968
LE MYSTERE ANDROMEDE...    THE ANDROMEDA STRAIN...    1970
BREVE RENCONTRE A PARIS...    TWO PEOPLE...    1972
L'ODYSSEE DU HINDENBOURG...    THE HINDENBURG    ...1975


AUDREY ROSE...        1977
STAR TREK :THE MOTION PICTURE...        1979


ROOFTOPS...        1989

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Publié dans REALISATEUR

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