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CECIL B DE MILLE

Il était un brasseur de foules  et un fabuleux conteur d'histoire  qu'il avait toujours su traduire  à l'écran, avec munificence, conviction et clarté. Dans son bureau il avait affiché à l'intention de collaborateurs le conseil suivant: « La caméra n'a pas d'oreillles , si vous voulez exprimer une idée, faites-le par l'image. »

 

Aristocrate et homme du Sud,  né le 12 août 1881, à Ash field (Massachusetts), dans une vieille famille de colons hollandais, Cecil Blount DeMille tenait de ses parents son goût pour la scène. Son père, qui mourut lorsqu'il avait 11 ans, était un prédicateur et un dramaturge, tandis que sa mère, britannique, était la directrice d'une agence théâtrale. Elle encouragea son fils à emprunter la pente artistique. A18 ans, il abandonne pourtant ses études pour l'école militaire. Une expérience dont il devait garder une démarche martiale et une autorité musclée dans la conduite des hommes. Mais, quand sa jeunesse l'empêche de prendre part à la guerre hispano-américaine de 1899, il quitte l'armée et entre à l'American Academy of Dramatic Arts, avant de devenir acteur et de tâter de l'écriture théâtrale avec son frère William. A l'époque, le cinéma en était à un stade embryonnaire et considéré comme une attraction de saltimbanques. Mais le succès des nickelodeons, ces premières salles de cinéma, où le spectateur se tenait debout, et sa rencontre avec Jesse Lasky, un producteur de music-hall malchanceux, vont le persuader du contraire. A trois, avec le gantier Samuel Goldfish (plus tard « Goldwyn »), ils créent leur maison de production, la Jesse Lasky Feature Play Company, et achètent, en 1913, les droits d'adaptation d'une pièce à succès. Laissant à ses associés l'administration de leur société à New York, DeMille prend le chemin de l'Ouest et loue une grange, dans une banlieue rurale de Los Angeles, pour y tourner leur film avec Dustin Famum. Premier long métrage de l'histoire du cinéma mais aussi énorme succès public, « The squaw man » sera la pierre fondatrice des studios hollywoodiens. A quelque temps de là, la Jesse Lasky fusionne avec la Famous Players d'Adolph Zukor, pour créer leur propre réseau de distribution sous le nom de Paramount.
En 1915, DeMille montre déjà un talent de conteur incomparable dans des comédies sophistiquées et légères souvent inspirées de scripts originaux. A l'époque, il engage à prix d'or la cantatrice Géraldine Farrar pour trois films. Ses associés le croient fou. Et pourtant, le succès de cette trilogie attestera du flair du cinéaste. Géraldine Farrar n'est d'ailleurs que l'une des nombreuses interprètes dont il fera des stars. La plus célèbre étant Gloria Swanson, pour laquelle il acceptera une figuration dans « Sunset Boulevard » (1950). En 1923, alors que traiter de religion à l'écran relève du suicide commercial, il réalise son premier film inspiré de la Bible. L'accueil sans précédent que réservera le public aux « Dix commandements » prouvera la clairvoyance de DeMille. Autre superproduction, autre triomphe, en 1926, avec « Les bateliers de la Volga », qui encouragera le cinéaste à piocher un genre où il brille manifestement par son excellence. Trois constantes expliquent cette réussite : une stratégie de général en campagne pour organiser et diriger les mouvements de foules, l'absence de manichéisme chez ses personnages, et le recours, quelle que soit l'importance du rôle, à de vrais comédiens, qu'il veut maîtres de leur art au moment où il les engage. « Je ne veux pas de figurants sur mon plateau. Uniquement des acteurs et des actrices », était l'une de ses adresses favorites.
Hormis une dispute de cinq ans avec ses associés (1925-1931), Cecil B. DeMille fera toute sa carrière à la Paramount comme producteur indépendant. Un hiatus qui correspond à une perte de confiance auprès des producteurs, après une série de recettes médiocres, à l'exclusion du spectaculaire « Roi des rois ». Curieusement, ce visionnaire ne croira pas à l'avènement du parlant, au point qu'il faudra l'ultimatum de ses commanditaires pour qu'il ajoute une piste sonore aux « Damnés du cœur ». Mais, en 1932, ses doutes s'effacent devant le triomphe fait au « Signe de la croix », en dépit d'un budget anémique et d'un contentieux avec la commission de censure pour l'éro-tisme à peine voilé de certaines scènes. C'est l'époque où il crée, avec Lewis Milestone, Frank Borzage et King Vldor, la Directors' Guild, sorte de syndicat destiné à protéger les droits des réalisateurs sur leurs œuvres. « Cléopâtre », en 1934, remet DeMille définitivement en selle. Le cinéaste peut dorénavant tout se permettre, jusqu'à reproduire les bijoux de la reine d'Egypte d'après des modèles authentiques. Après « Les croisades », sa curiosité se tourne vers l'histoire nationale. Un genre illustré par « Une aventure de Buffalo Bill », « Pacific Express » et, surtout, « Les naufrageurs des mers du Sud », où il témoigne d'une excellence similaire. Simultanément, il cultive son image auprès du public par une émission radiophonique sur le cinéma, Lux Radio Théâtre, entre 1936 et 1945, mais il refusera, en 1938, de siéger comme sénateur à Washington. Il déclinera également, par souci de préserver son indépendance, l'offre de prendre la tête d'un studio.
Après la guerre, il renoue avec les épopées bibliques (« Samson et Dalila »). « Donnez-moi deux pages de l'Ancien Testament, et je vous fais un film », disait-il, sans oublier de les pimenter de la traditionnelle pincée d'érotisme et de masochisme. Pas moins ambitieux, « Sous le plus grand chapiteau du monde » voit le cinéaste faire d'un véritable cirque la vedette de son film. Une troupe qu'il suivra en tournée pour mieux s'imprégner de l'atmosphère en coulisses, et qui lui vaudra son second Oscar (il reçut le premier pour « Cléopâtre »). Trois ans plus tard, il se lance dans un remake de son propre film, « Les dix commandements », pour lequel il reçoit l'autorisation du général Nasser de tourner en Egypte. Malgré la chaleur, un tournage de deux années, la direction de 30.000 figurants et animaux et l'ascension du mont Sinaï (« Si un vieil homme comme Moïse l'a fait, je le peux aussi »), il veut être sur tous les fronts. Une obsession à l'origine de sa première attaque cardiaque et d'un état de fatigue désormais permanent. Cecil B. DeMille devait décéder le 21 janvier 1959, quelques mois après avoir assuré la supervision des « Boucaniers ».

 


Le cinéaste avait 3 règles :
- stratégie de Général pour diriger les foules
- absence de manicheisme chez ses personnages
- utilisation de vrais comédiens

Cecil fut surnommé le "Victor Hugo" du cinéma.

 

 


LE MARI DE L'INDIENNE  ....      THE SQUAW MAN... 1913
THE VIRGINIAN   ...         1914
L'APPEL DU NORD  ...  THE CALL OF THE NORTH....  1914
WHAT'S IS NAME   ...         1914
THE MAN FROM HOME  ... 1914
LA ROSE DU RANCH ...   THE ROSE OF THE RANCHO  ...914
THE GIRL OF THE GOLDEN WEST... 1914
THE WARRENS OF VIRGINIA  ... 1914
THE UNAFRAID ... 1915
THE CAPTIVE ...1915
WILD GOOSE CHASE   ... 1915
L'ARABE ...   THE ARAB  ... 1915
CHIMMIE FADDEN   ...  1915
KINDLING     ... 1915
MARIA ROSA   ...   1915
CARMEN  ...   1915
CHIMMIE FADDEN OUT WEST ...   1915
FORFAITURE ...   THE CHEAT ... 1915
THE GOLDEN CHANGE   ...  1915
TENTATION   ... TEMPTATION  ...1915
LA PISTE DU PIN SOLITAIRE  ...  THE TRAIL OF THE LONESOME PINE ...  1915
LE CŒUR DE NORA FLYNN   ... THE HEART OF NORA FLYNN ...  1916
THE DREAM GIRL    ...  1916
JEANNE D'ARC  ...  JOAN THE WOMAN ...  1916


LA BETE ANCHAINEE   ... ROMANCE OF THE REDWOODS ... 1917
LA PETITE AMERICAINE  ...  THE LITTLE AMERICAN  ... 1917


LES CONQUERANTS   ... THE WOMAN GOT FORGOT  ... 1917
LE TALISMAN   ... THE DEVIL STONE ... 1917
LE RACHAT SUPREME   ... THE WHISPERING CHORUS ... 1918
OLD WIVES FOR NEW    ... 1918
L'ILLUSION DU BONHEUR  ...  WE CAN'T HAVE EVERYTHING ... 1918
TILL I COME BACK TO YOU   ...1918
UN CEOUR EN EXIL  ...  THE SQUAW  MAN ..  1918
APRES LA PLUIE LE BEAU TEMPS  ...  DON'T CHANGE YOUR HUSBAND... 1918
FOR BETTRE FOR WORSE      ... 1919
L'ADMIRABLE CRICHTON  ...  MALE AND FEMALE ... 1919
L'ECHANGE   ... WHY CHANGE YOUR WIFE ...  1920
SOMETHING TO THINK ABOUT   ...   1920
LE FRUIT DEFENDU...    FORBIDDEN FRUIT  ...  1920
LE CŒUR NOUS TROMPE ...   THE AFFAIRS OF ANANTOL ...   1921
LE PARADIS D'UN FOU    ....    FOOL'S PARADISE... 1921
LE DETOUR...    SATURDAY NIGHT... 1921
LE REQUISITOIRE  ...  MANSLAUGHTER  .. 1922
LA RANCON D'UN TRONE ...   ADAM'S RIB  .... 1923
LES DIX COMMANDEMENTS   .... THE TEN COMMANDMENTS   ...1923
TRIOMPHE    ...TRIUMPH  ...  1924
LE TOURBILLON DES AMES  ...  FEET OF CLAY  ... 1924
LE LIT D'OR  ...  THE GOLDEN BED  ... 1924
L'EMPREINTE DU PASSE  ...  THE ROAD TO YESTERDAY ...  1925
LES BATELIERS DE LA VOLGA ...   THE VOLGA BOATMAN  ... 1925
LE ROI DES ROIS   ... THE KING OF KINGS  ... 1926
LES DAMNES DU CŒUR    ...THE GODLESS GIRL  ... 1928
DYNAMITE ... 1929
MADAME SATAN ...  1930
THE SQUAW MAN  ...   1931
LE SIGNE DE LA CROIX  ....  THE SIGN OF THE CROSS...  1932


TRIOMPHE DE LA JEUNESSE  ... 1933
FOUR FRIGHTENED PEOPLE ...1933
CLEOPATRE   ... CLEOPATRA  ...1934
LES CROISADES    ....THE CRUSADES ... 1935
UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL ...   THE PLAINSMAN ... 1936
LES FLIBUSTIERS    ...THE BUCCANEER ... 1937


PACIFIC EXPRESS  ....  UNION PACIFIC ... 1938
LES TUNIQUES ECARLATES  ....  NORTH WEST MOUNTED POLICE...1940
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD ....   REAP THE WILD WIND  ... 1942
L'ODYSSEE DU DR WASSELL  ... 1943
LES CONQUERANTS D'UN NOUVEAU MONDE...    UNCONQUERED ... 1946


SAMSON ET DALALA ....   SAMSON AND DELILAH  ... 1948


SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE ....   THE GREATEST SHOW ON EATRH ...1951


LES 10 COMMANDEMENTS   ... THE TEN COMMANDEMENTS  ...1954/56

 

réalisateur

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Tag(s) : #REALISATEUR

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