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MICHAEL CAINE

Des quelques acteurs de cinéma apparus en Grande-Bretagne durant les années 60, Michael Caine est, de loin, le plus intéressant. Son personnage cinématographique est indissociable de ses origines ouvrières et il n'a jamais fait le moindre effort pour dissimuler son accent cockney : sans complexes, il ne s'est pas vanté de ses antécédents faubouriens du sud de Londres, mais il ne les a pas cachés non plus ; ses origines font partie de la personnalité séduisante de ce gars aux manières douces mais arrogantes. C'est dans Alfie, son film le plus populaire, que cette image est le plus manifeste : il y représente un Casanova londonien, charmant mais sans scrupules, qui » tombe » une série de filles sans jamais se laisser prendre au jeu. Dans les expressions de Caine, on perçoit toujours un peu d'ironie à l'égard de lui-même, et cela fait partie de sa séduction ; cet aspect de son image cinématographique joue un rôle important dans The Italian Job (L'or se barre), histoire d'un petit escroc « à mi-temps » qui se trouve entraîné malgré lui dans un gros hold-up.
Dans trois de ses meilleurs films, il a incarné Harry Palmer, espèce de James Bond de la classe laborieuse : le Dossier Ipcress, Funérailles à Berlin, Un cerveau d'un milliard de dollars. Mais c'est un anti-Bond, qui mène une existence tout à fait ordinaire, va faire son marché dans les grandes surfaces, aime la bonne cuisine et — chose rare chez un héros — porte des lunettes.


Fils du peuple, comme on l'entendait encore dans l'Angleterre de Dickens, et qui a conservé, à ce jour, un accent, dont l'oreille anglaise identifie d'emblée l'origine, Michael Caine n'en passe pas moins , aux yeux du public international, pour l'archétype du gentleman, suave, policé et maître de lui. Une méprise qui date de son premier grand rôle, dans « Zoulou », où le réalisateur eut la providentielle idée, pour la suite de sa carrière, de le distribuer en officier issu de l'aristocratie, plutôt qu'en soldat cockney. Une équivoque que ne parvinrent à lever ni Alfic, ce don Juan du pavé, dont la muflerie et le marivaudage vulgaire auraient dû à jamais verser son interprète dans le répertoire populaire, ni Harry Palmer, ce James Bond du pauvre, ni très adroit ni très beau. Toute l'habileté de Michael Caine aura été de jouer discrètement de cette ambiguïté, dégainant tantôt l'une tantôt l'autre personnalité, au gré de la perception qu'auront de lui ses différents employeurs. L'assurance s'acquérant avec l'expérience, on finira par considérer son apparente impassibilité comme un flegme inné.
Comédien entravé par les préjugés qui régnaient dans le milieu artistique britannique des années 1950-1960, Michael Caine aura été un late bloomer dans la mesure où il n'aura connu son plein épanouissement professionnel qu'une fois aux Etats-Unis, où ce type de préventions sociales n'a pas cours. Les Américains lui découvrirent même un exotisme anglo-saxon qu'il ne se soupçonnait guère. Revenu de sa surprise, et aussi pragmatique que sa réussite l'aura doté d'humour, il saura jouer à merveille de ce registre, ne revenant au pays que pour confondre, par le choix de personnages éduqués et aristocratiques, les sceptiques et les snobs. Le talent de l'homme et de l'acteur aura été d'humblement gérer sa bonne fortune. Une équanimité et une gratitude à l'égard de la providence qui lui auront évité les longues séances chez le psy et lui permettent aujourd'hui de jouir au quotidien du cadeau que la vie lui a fait.
Fils d'un porte-faix du marché aux poissons de Billinsgate et d'une femme de ménage, Maurice Micldewhite est né à Londres, le 14 mars 1933, et a grandi dans le quartier alors mal famé d'Eléphant & Castle, où il partageait, avec ses parents et son frère, un deux-pièces sans électricité. Pendant la guerre, alors que l'aviation allemande bombarde la capitale, il est évacué dans le Norfolk et placé dans une famille, dont il subira les mauvais traitements. Un souvenir qui lui restera cuisant, au point qu'aujourd'hui encore, ses générosités financières vont exclusivement à des organismes de la protection de l'enfance. A l'égard des adultes, et des étrangers, il a gardé à ce jour une méfiance irréductible. A 15 ans, la précarité matérielle le pousse à abandonner l'école et à enfiler les petits boulots sans grade. Pour ne rien arranger, son père est joueur et parie ses modestes revenus sur les courses hippiques. Sans perspective d'avenir et déjà conscient de la discrimination sociale feutrée qui régit la société anglaise, Maurice intègre l'armée, où il passera deux ans, en Allemagne occupée et en Corée, sur la ligne de front de la guerre froide.
Rendu à la rie civile, le hasard mais aussi son fantasme de cinéma l'amènent à graviter autour des milieux du théâtre. Manutentionnaire, puis assistant régisseur dans une compagnie de province, il brûle d'autant plus vite les étapes, que la perspective de « tuer » Maurice Micldewhite pour devenir un autre l'impatiente. En 1955, avisant, au fronton d'un cinéma, le titre d'un film de Humphrey Bogart, « Ouragan sur le Caine », il s'en inspire pour s'approprier une nouvelle identité. Entre-temps, il s'est en effet propulsé sur la scène, malgré l'absence de toute formation. Une carence qu'il traînera comme un handicap, dans un milieu où tout aspirant comédien bien né se doit d'être passé par une école d'art dramatique prestigieuse, comme la RADA. En regard du pedigree de ses contemporains, les Richard Harris, Albert Finney, Peter O'Toole et Terence Stamp, avec qui il partagera une chambre au milieu des années 1950, il nourrira longtemps un complexe, que la centaine de dramatiques télévisées et l'expérience qu'elles lui apporteront, à la veille de débuter au cinéma, contribueront à peine à atténuer. Son exil prochain aux Etats-LTnis est déjà inscrit dans ce virtuel état de quarantaine. En 1959, alors qu'il fait, depuis trois ans, de la figuration cinématographique, il connaît à
la fois sa première percée mais aussi sa première épreuve du feu, dans le rôle de doublure de Peter O'Toole dans la pièce « The long and the short and the tall ». Un succès pour Peter O'Toole, déjà en partance pour les sables d'Arabie, tandis que son suppléant emmènera la pièce en tournée. La seconde chance du jeune trentenaire, qui aura vu tous ses camarades, dont Terence Stamp, accéder à la notoriété avant lui, s'incarne en Cy End-field, qui a la bonne idée de le distribuer à contre-emploi, dans le rôle d'un officier snob et hautain de son film « Zoulou ». Un trompe-l'ceil et un coup de projecteur opportun, qui lui permet d'incarner dans la foulée, sans crainte de se voir désormais piégé par une image, l'anti-James Bond, l'agent secret bino-clard et malhabile, aussi plébéien dans son look que l'agent 007 a du panache, l'ineffable Harry Palmer. Une image de la séduction masculine qui se serait heurtée à une fin de non-recevoir auprès du public dix ans plus tôt. La perception du plav-boy a changé à ce point, en ces années de rwinging Lontlon, qui voient le triomphe d'un laideron comme Rita Tu-shingham, qu'elle permet à Michael Caine d'installer une figure aussi improbable ([u'Alfie, personnage amoral et roublard, dans la galerie des dons Juans de l'époque.
En 1966, il tourne son premier film à Hollywood. Une expérience qu'il s'empressera de renouveler, tant lui est agréable cette sensation de n'y être ni snobé ni contraint de prouver, à chaque nouvelle performance, sa légitimité de comédien. L'excellent accueil que lui font les Américains, qui voient en lui un « Carv Grant cocknev », lui donne un surcroît de confiance, qui se ressent dans son jeu, et des bouffées d'orgueil, qu'il goûte à chacun de ses tournages en terre natale. « En Angleterre », dira-t-il pour résumer son sentiment, « j'étais considéré comme un plouc chanceux, qui avait eu la bonne fortune de tomber sur de brillants réalisateurs. » Loin de ces a priori méprisants, les Américains aiment sa fausse nonchalance, ce sens de l'auto-dérision qu'il partage, en moins bourru, avec Robert Mitchum, comme cette aisance à se couler sans effort apparent, presque avec paresse, dans des rôles aussi différents que contradictoires. Il est cool, comme on dit aujourd'hui, apportant sa touche d'humour dès que l'intrigue s'y prête. Au pays, il prend comme un malin plaisir à dérouter ses compatriotes et à les confondre dans leurs préjugés de castes. Tantôt en maintenant le doigt surla couture du pantalon (« La bataille d'Angleterre »), tantôt en courtisant le jeune public (« L'or se barre »), tantôt en puisant dans son expérience personnelle pour camper un parvenu vulgaire mais plein d'esprit, qui dame le pion à l'aristocratique Laurence Olivier, dans « Le limier ». Dans ce huis clos policier de l'habile Mankiewicz, Caine voit, non sans raison, une métaphore de sa propre réussite. Cerise sur le gâteau, il s'offre, la maturité venue, la satisfaction d'incarner, ce qu'on lui a toujours fait le reproche silencieux de ne jamais être, les bourgeois lettrés (« Une Anglaise romantique ») et les intellectuels universitaires (« L'éducation de Rita »).


Marié, depuis 1973, à une ex-concurrente au titre de Miss Monde, la Guya-naise Shakira Baksh, et définitivement installé en Amérique, comme dans le paysage cinématographique, où son jeu minimaliste lui assure une longévité professionnelle enviable, Michael Caine n'a plus qu'à se laisser vivre et courtiser, au gré des récompenses et des lauriers que lui tresse la critique. Une facilité à laquelle il s'abandonne régulièrement ave la jouissance du parvenu, tenté par j cinéma parfois moins ambitieux r , plus rémunérateur. N'avoue-t-il p-  p même avoir accepté « Ashanti » • ./ seul motif de payer sa maison de e^ ' gelés, et « Les dents de la mer ^ *? s'offrir, sans bourse délier, d^^^ vacances aux Bahamas? M.iJ^^ mante franchise relève de sorra(j même titre que cette simplicité et cette discrétion, que l'on associe rarement à une star de cette stature. S'il est un film qui illustre de façon on ne peut plus convaincante le degré d'excellence auquel est parvenu le comédien, après un demi-siècle de pratique, « Barman be-gins » serait celui-là. Suave, délicieusement drôle, subtilement raffiné sanspour autant trahir ses origines, Michael Caine nous livre, avec ce rôle de majordome, la plus convaincante des mtister class qu'un acteur de son envergure puisse nous offrir. Alfie aura mis le temps à se faire reconnaître des siens. Mais il n'est jusqu'à la Reine, qui l'a anobli voilà cinq ans, qui ne soit fière aujourd'hui de son appartenance à la communauté britannique.

d'aprés télécinérevue.

ROY WARD BAKER...LA NUIT COMMENCE A L'AUBE...MORNING DEPARTURE...1950
JULIAN AMYES...COMMANDO EN COREE...A HILL IN KOREA...1956
GORDON PARRY...SAILOR BEWARE...SAILOR BEWARE...1956
NIGEL PATRICK...COMMENT TUER UN ONCLE A HERITAGE...HOW TO MURDER A RICH UNCLE...1957
MICHAEL CARRERAS...LE COMMANDO SACRIFIE...THE STEEL BAYONET...1957
PETER MAXWELL...BLIND SPOT...1958
ERNEST MORRIS...A WOMAN OF MYSTERY...1958
LEWIS GILBERT...AGENT SECRET S Z...CARVE HER NAME WITH PRIDE...1958


ANDRE DE TOTH...CHEF DE RESEAU...THE TWO HEADED SPY...1958
CAROL REED ...LA CLE ...THE KEY ...1958
DON CHAFFEY ...LE MOUCHARD ......1958
ALVIN RAKOFF...PASSEPORT POUR LA HONTE...PASSPORT TO SHAME...1959
JOHN MOXEY...FOXHOLE IN CAIRO...FOXHOLE IN CAIRO...1960
ROBERT ASHER...THE BULLDOG BREED...1960
VAL GUEST...LE JOUR OU LA TERRE PRIT FEU...THE DAY THE EARTH CAUGHT FIRE...1961
GORDON FLEMYNG...SOLO FOR SPARROW...1962
CLIFF OWEN...JULES DE LONDRES...THE WRONG ARM OF THE LAW...1963
CY ENDFIELD...ZOULOU...1963


SIDNEY J FURIE...ICPRESS DANGER IMMEDIAT...THE ICPRESS FILE...1965
GUY HAMILTON...MES FUNERAILLES A BERLIN...FUNERAL IN BERLIN...1966
RONALD NEAME...UN HOLD UP EXTRAORDINAIRE...GAMBIT...1966
BRYAN FORBES...UN MORT EN PLEINE FORME...THE WRONG BOX...1966
OTTO PREMINGER...QUE VIENNE LA NUIT...HUURU SINDOWN...1967
VITTORIO DE SICA...SEPT FOIS FEMME...WOMAN TIMES SEVEN...1967
KEN RUSSELL...UN CERVEAU D'UN MILLIARD DE DOLLARS...BILLION DOLLAR BRAIN...1967
ANDRE DE TOTH...ENFANTS DE SALAUDS...PLAY DIRTY...1968
GUY GREEN...JEUX PERVERS...THE MAGUS...1968
BRYAN FORBES...LE CHAT CROQUE LES DIAMANTS...DEADFALL...1968
GUY HAMILTON...LA BATAILLE D'ANGLETERRE...BATTLE OF BRITAIN...1969
PETER COLLINSON...L'OR SE BARRE...THE ITALIAN JOB...1969


MIKE HODGES...LA LOI DU MILIEU...GET CARTER...1970
JAMES CLAVELL...LA VALLEE PERDUE            ...THE LAST VALLEY ...1970
GRAHAM STARK..."SIMON; SIMON"...1970
ROBERT ALDRICH...TROP TARD POUR LES HEROS...TOO LATE THE HERO...1970


BRIAN G HUTTON...UNE BELLE TIGRESSE...ZEE AND CO...1971
JOSEPH L MANKIEWICZ...LE LIMIER...SLEUTH...1972


MIKE HODGES...PULP...1972
DON SIEGEL...CONTRE UNE POIGNE DE DIAMANTS...THE BLACK WINDMILL...1973


RALPH NELSON...LE VENT DE LA VIOLENCE...THE WILBY CONSPIRACY...1974
ROBERT PARRISH...MARSEILLE CONTRAT......1974
MARK RYDELL...HARRY AND WALTER GO TO NEW YORK...HARRY AND WALTER GO TO NEW YORK...1975
JOHN HUSTON...L'HOMME QUI VOULUT ËTRE ROI...THE MAN WHO WOULD BE KING...1975


PETER HYAMS...PEEPER...1975
JOSEPH LOSEY...UNE ANGLAISE ROMANTIQUE...THE ROMANTIC ENGLISHWOMAN...1975
JOHN STURGES...L'AIGLE S'EST ENVOLE...THE EAGLE HAS LANDED...1976
IVAN PASSER...SILVER BEARS...1976
RICHARD ATTENBOROUGH...UN PONT TROP LOIN...A BRIDGE TOO FAR...1976
IRWIN ALLEN...L'INEVITABLE CATASTROPHE...THE SWARM...1977
RICHARD FLEISHER ...ASHANTI ...1978
HERBERT ROSS...CALIFORNIA HOTEL...CALIFORNIA SUITE...1978
IRWIN ALLEN...LE DERNIER SECRET DU POSEIDON...BEYOND THE POSEIDON ADVENTURE...1978
MICHAEL RITCHIE...L'ILE SANGLANTE...THE ISLAND...1979


OLIVER STONE...THE HAND....1980

JOHN HUSTON... A NOUS LA VICTOIRE...ESCAPE TO VICTORY...1980


SIDNEY LUMET...PIEGE MORTEL...DESTHTRAP...1981
JOHN MACKENZIE      ...LE CONSUL HONORAIRE         ...THE HONORARY CONSUL          ...1982
STANLEY DONEN...C'EST LA FAUTE A RIO...BLAME IT ON RIO...1983
LEWIS GILBERT...L'EDUCATION DE RITA...EDUCATING RITA...1983
WOODY ALLEN...HANNAH ET SES SOEURS...HANNAH AND HER SISTERS...1985
ALAN ALDA...SWEET LIBERTY...1985
JOHN FRANKENHEIMER...THE HOLCROFT COVENANT...1985
TERENCE YOUNG...THE JIGSAW MAN....1985
BOB SWAIM...ESCORT GIRL...HALF MOON STREET...1986
NEIL JORDAN...MONA LISA...1986
SIMON LANGTON...THE WHISTLE BLOWER....1986
JERRY BELSON...CORDES ET DISCORDES...SURRENDER...1987


JOHN MACKENZIE...LE QUATRIEME PROTOCOLE...THE FOURTH PROTOCOL...1987
JOSEPH SERGENT...LES DENTS DE LA MER 4 LA REVANCHE...JAWS THE REVENGE...1987
THOM EBERHARFT...ELEMENTAIRE MON CHER ... LOCK HOLMES...WITHOUT A CLUE/SHERLOCK AND ME...1988
FRANK OZ...LE PLUS ESCROC DES DEUX...DIRTY ROTTEN SCOUNDRELS...1988


JAN EGLESON...BUSINESS OBLIGE...A SHOCK TO THE SYSTEM...1989
MICHAEL WINNER ...BULLSEYE ...1990
JAMES ORR...MR DESTINY...1990
MARTIN BREGMAN...BLUE ICE...1992
BRIAN HENSON...NOEL CHEZ LES MUPPETS...THE MUPPET CHRISTMAS CAROL...1992
STEVEN SEAGAL...TERRAIN MINE...ON DEADLY GROUND...1993
GEORGE MIHALKA...LEN DEIGHTON'S BULLET TO BEIJING...1994
BOB RAFELSON...BLOOD AND WINE...1995
MARK HERMAN...LITTLE VOICE...1997
LASSA HALLSTROM...L'OEUVRE DE DIEU, LA PART DU DIABLE...THE CIDER HOUSE RULES...1998
GEOFFREY REEVES...SHADOW RUN......1998
STEPHEN KAY...GET CARTER...1999
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PHILLIP NOYCE...UN AMERICAIN BIEN TRANQUILLE...THE QUIET AMERICAN...2001


JAY ROACH...AUSTIN POWERS DANS GOLDMEMBER...AUSTIN POWERS IN GOLDMEMBER...2002
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