SOPHIE DESMARETS

Publié le par cinestranger

SOPHIE DESMARETS est née le 07 avril 1922 et est décédée le 13 fevrier 2012 . Son père était directeur du Vél' d'Hiv parisien. Pour Sophie, qui se prénomme encore Jacqueline, M. Desmarets veut la meilleure éducation, l'envoie donc au lycée de Saint-Cloud, puis au collège de Neauphles, avant de l'inscrire dans un pensionnat suisse, où elle se taille une solide réputation de joueuse de tennis, au point qu'elle songe à devenir professionnelle. Mais, si elle aime se donner en spectacle, elle préfère, à tout prendre, les gradins d'un théâtre à ceux d'un court.

Le cinéaste Henri Decoin, un ami de son père, lui offre un rôle dans « Premier rendez-vous ». Et  la mise en vente de leur maison de Saint-Cloud attire un acquéreur inattendu en la personne de Louis Jouvet. « Mais viens donc me voir au Conservatoire », lui dit-il, comme il le recommande indifféremment à tous ses jeunes admirateurs. Sophie, pourtant, s'obstine, et c'est en auditrice libre qu'elle prend part au cours du Maître, avant de passer dans la classe de Béatrix Dussane, où elle croisera Françoise Christophe, Maria Casarès, Jacques Charon, Michel Bouquet et Daniel Gélin. Une promotion exceptionnelle dont elle sortira, en 1944, avec un premier prix de comédie.

           
Si, à l'époque déjà, elle a quelque mal à résister aux tentations de la vie familiale — elle est alors mariée à René Froissant (1942-1946) —, le hasard des rencontres la ramène invariablement dans le droit chemin de sa vocation artistique. Armand Salacrou d'abord, qui la cueille au sortir du Conservatoire et en fait, avec Pierre Renoir, la vedette de sa pièce « Le soldat et la sorcière » (1946). Le dramaturge Marc-Gilbert Sauvajon ensuite,dont elle jouera « Le petit bonheur » (1945) et « Ninotchka » (1950) et qui demeurera un ami fidèle.

Il y aura aussi Jean de Baroncelli, surtout, critique de cinéma au Monde, qu'elle a rencontré sur le tournage vénitien de « Rocambole », où il est venu rendre visite à son père, le metteur en scène Jacques de Baroncelli, et qui deviendra, en 1946, son second mari. Et puis, il y a ce rythme de travail, toujours plus absorbant, qui ne la lâche plus entre la scène et les studios. La machine s'emballe, mais elle n'en prendra conscience que trente ans plus tard. Entre-temps, elle aligne les propositions cinématographiques. Des mélodrames comme « Femme sans passé » et « 120, rue de la Gare ». Et, très vite, des comédies où on la devine davantage à son affaire : vive, extravertie et pétulante, comme il nous semble l'avoir toujours connue. Elle tournera une cinquantaine de films, mais ne s'en vantera jamais. « Des séries B légèrement C », ironisera-t-elle, concédant que son indolence, malgré la présence d'un mari critique, n'est pas étrangère à cette filmographie non exempte de charme mais globalement médiocre.

En vérité,Sophie Desmarets n'aime pas la  technique cinématographique qui  conduit à morceler les scène et à tourner  dans le désordre.Le théâtre, et le vaudeville en  particulier, demeure son terrain de prédilection.. D'autant que les grands auteurs la sollicitent. André Roussin,Armand Salacrou,Barillet & Grédy, et ce sera en  1964 avec le triomphe  « Fleur de cactus »après « Adieu provence (1960) et Quatre  pièces sur jardin » (1969). sophie a un deuxième amour: elle adore chiner et tiendra à Paris une boutique d'antiquités qu'elle fermera en 1980 .

Après les 1000 présentations de « Peau de vache  (1975-1980), elle arrête sa carrière. Sa vie familiale se poursuivra avec son mari et ses 2 filles . Elle sera quelques fois dans "Les grosses têtes" à la radio.

Puis viendra  la mort brutale de son mari en 1998,et une surdité handicapante.


1941 : PREMIER RENDEZ-VOUS  (D'HENRI DECOIN);
1942 : L'HOMME QUI JOUE AVEC LE FEU  (DE JEAN DE LIMUR),
1942 : DES JEUNES FILLES DANS LA NUIT  (DE RENE LE HENAFF) ;
1945 : SEUL DANS LA NUIT  (DE CHRISTIAN STENGEL),
1945 : LE CAPITAN  (DE ROBERT VERNAY),
1945 : 120, RUE DE LA GARE  (DE JACQUES DANIEL-NORMAN) ;
1946 : ROCAMBOLE  (DE JACQUES DE BARONCELLI),


1946 : LA REVANCHE DE BACCARAT  (DE JACQUES DE BARONCELLI) ;
1947 : TIERCE A CŒUR  (DE JACQUES DE CASEMBROOT),
1947 : CROISIERE POUR L'INCONNU  (DE PIERRE MONTAZEL) ;
1948 : LES SOUVENIRS NE SONT PAS A VENDRE  (DE ROBERT HENNION),
1948 : FEMME SANS PASSE  (DE GILLES GRANGIER),
1948 : RAPIDE DE NUIT  (DE MARCEL BLISTENE),
1948 : VIRE-VENT , DE JEAN FAUREZ,
1948 : LA VEUVE ET L'INNOCENT  (D'ANDRE CERF);
1949 : LE ROI  (DE MARC-GILBERT SAUVAJON),
1949 : MON AMI SAINFOIN  (DE MARC-GILBERT SAUVAJON);


1950 : MA POMME  (DE MARC-GILBERT SAUVAJON),
1950 : DEMAIN, NOUS DIVORÇONS  (DE LOUIS CUNY);
1951 : MA FEMME EST FORMIDABLE  (D'ANDRE HUNEBELLE),
1951 : SIGNORI, IN CARROZZA!  (ROME-PARIS-ROME ; DE LUIGI ZAMPA) ;
1952 :  MON MARI EST MERVEILLEUX  (D'ANDRE HUNEBELLE) ;
1953 : FEMMES DE PARIS  (DE JEAN BOYER) ;
1954 : SCENES DE MENAGE  (D'ANDRE BERTHOMIEU),
1954 : ESCALIER DE SERVICE  (DE CARLO RIM),
1954 :  LE FILS DE CAROLINE CHERIE  (DE JEAN DEVAIVRE) ;

1955 : GLL ULTIMI CINQUE MINUTI  (LES CINQ DERNIERES MINUTES, DE GIUSEPPE AMATO),
1955 :  CES SACREES VACANCES  (DE ROBERT VERNAY),
1955 : UNE FILLE EPATANTE  (DE RAOUL ANDRE),
1955 : SI PARIS NOUS ETAIT CONTE  (DE SACHA GUITRY),
1955 : LE SECRET DE SŒUR ANGELE  (DE LEO JOANNON) ;

1956 : CE SOIR LES JUPONS VOLENT  (DE DIMITRI KIRSANOFF),
1956 : MISS CATASTROPHE  (DE DIMITRI KIRSANOFF) ;
1957 : LES TROIS FONT LA PAIRE  (DE SACHA GUITRY ET CLEMENT DUHOUR),
1957 : FILOUS ET COMPAGNIE  (DE TONY SAYTOR),
1957 : FUMEE BLONDE  (DE ROBERT VERNAY);
1958 : DROLES DE PHENOMENES  (DE ROBERT VERNAY),
1958 : LA VIE A DEUX  (DE CLEMENT DUHOUR),

 
1958 : MADAME ET SON AUTO  (DE ROBERT VERNAY),
1958 : NINA  (DE JEAN BOYER) ;
1960 : LA FRANÇAISE ET L'AMOUR  (EPIS. : L'ADOLESCENCE, DE JEAN DELANNOY),
1960 : LA FAMILLE FENOUILLARD  (D'YVES ROBERT),
1960 : ANONIMA COCOTTES  (PETITES FEMMES ET HAUTE FINANCE, DE CAMILLO MASTROCINQUE);
1961 : LA RAGAZZA DI MILLE MESI  (DEFENSE D'Y TOUCHER, DE STENO) ;
1963 : DRAGEES AU POIVRE  (DE JACQUES BARATIER),
1963 : LE MOTORIZZ MOTORISEES ; EPIS. : LA VOITURE DE SPORT, DE MARINO GIROLAMI),
1963 : LA FOIRE AUX CANCRES  (DE LOUIS DAQUIN)
1963 : LA CHANCE ET L'AMOUR  (EPIS. : LUCKY LA CHANCE DE CHARLES BITSCH) ;
1965 :  LA TETE DU CLIENT  (DE JAO TRENAUD) ;

   
1966 : TOUTES FOLLES DE LUI  (DE NORBERT CARBONNAUX);
1970 : LE MUR DE L'ATLANTIQUE  (C CAMUS);


1973 :  LA RAISON DU PLUS FOU  (DE REICHENBACH) ;
1977 : LE MAESTRO  (DE CLAI UN SECOND SOUFFLE  (GERA  ;
1977 : LES MAMIES  (D'ANNICK LANOË) ;
1993 QUOI MAMAN EST DANS MON LIT?  (DE PATRICK MALAKIAN)
1995 : FANTOME AVEC CHAUFFEUR  (DE GERARD OURY)
1995 : FALLAIT PAS !..:  (DE GERARD JUGNOT).

 

 

A LA TV, BOUBOUROCHE  (1952, DE MAX DE RIEUX), MADAME SANS-GENE  (1963, DE CLAUDE BARMA), HELENE OU LA  JOIE DE VIVRE  (1967, DE CLAUDE BARMA), AU THEATRE CE SOIR : LA MAIN PASSE  ( 1972, DE PIERRE SABBAGH TOUTES GRIFFES DEHORS (1981, DE MICHEL BOISROND), JULIEN FONTANES, MAGISTRAT  (1986, DI SPIERO), LA PATRONNE  (1989, DE MAURICE FRIEDLAND)  HERITAGE OBLIGE  (1990, DE JEAN-MARIE SENIA   (1990) LES CHIENS NE FONT PAS DES CHATS  (1995, D'ARIEL ZEITOUN)

d'après télécinérevue

SOPHIE DESMARETS

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