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La vie de BELLA DARVI comprend 3 parties :

- la dure vie de l'avant guerre et 2° guerre mondiale pour une famille polonaise

 - le Paris de St Germain des près et le cinéma

- la déchéance avec les échecs conjugaux, l'amour du jeu et la dépression...

 

BELLA DARVI était née Bayla Wegier, le 23 octobre 1928, dans la localité polonaise de Sosnoviec. Elle a 1 an à peine lorsque ses parents quittent leur Silésie natale pour la France. Ils s'installent à Paris, où le père sera boulanger dans le quartier juif de la rue des Rosiers. Onze ans plus tard, l'armée allemande envahit la France  , le territoire au nord de la Loire. Afin de ne pas perturber ses études, les parents de Bayla laissent leur fille dans la capitale, tandis qu'eux-mêmes choisissent la relative sécurité de la zone libre.

Mais, devant la précarité grandissante de la situation, ilslui demandent de venir les rejoindre, au printemps 1943. Par excès de prudence, elle commet pourtant l'erreur de voyager sous un nom d'emprunt et munie de faux papiers. A l'occasion d'un contrôle, elle se trouble et maintient, contre toute vraisemblance, et par crainte d'inquiéter ses parents, qu'elle est majeure. Incarcérée à la prison Saint-Michel de Toulouse, elle finit par alerter ces derniers, qui lui conseillent de dire la vérité. Dans la foulée de cet aveu, elle est jugée et placée dans un couvent-pénitencier, avant d'être acquittée. 1944 la retrouve du côté de Périgueux avec sa famille. Mais, devant la menace d'incendie dont leur domicile fait l'objet, ils rejoignent le maquis jusqu'à la fin de l'Occupation.


Malgré le traumatisme de la guerre, l'amour de Bayla pour la vie est intact et s'exprime à travers la folle gaieté des nuits de Montparnasse et de Saint-Germain-des-Prés. Mannequin chez le couturier Jacques Fath, elle côtoie gens du monde et du demi-monde. C'est l'époque où on la voit déjà au casino d'Enghien. Le 7 octobre 1950, elle épouse le richissime industriel Alban Cavalade, dont les relations mondaines vont lui ouvrir de nouveaux cercles de la jet-set. La mode est alors aux concours d'élégance automobile et, tant à Cannes qu'à Deauville et à Biarritz, elle en est souvent la reine. Mais, davantage inspiré par la promotion sociale que par l'amour, le mariage ne résiste pas à l'ennui, et le divorce est prononcé en 1952.

Entre-temps, par l'entremise de son ami l'acteur Alexandre D'Arcy, Bayla, fraîchement rendue au célibat, est présentée à Darryl Zanuck et à sa femme, Virginia, alors en villégiature sur la Riviera. Séduits par son entrain et sa spontanéité, les Zanuck l'invitent à Hollywood et la convainquent de tourner un bout d'essai. Enchanté par le résultat, le patron de la Fox lui signe un contrat et la met sans tarder à l'école de l'anglais et de la comédie. Pour ses débuts, la voilà d'emblée propulsée en tête de distribution. Une rareté pour une actrice sans expérience dramatique et encore peu aguerrie dans la langue d'accueil.

Même place éminente dans « L'Egyptien »,premier film en cinémascope,Bella  partage la vedette avec Jean Simmons et Gene Tierney, et dans « Le cercle infernal », où elle est la maîtresse de Kirk Douglas.

 

 

Aussi sûrement qu'Alfred Hitchcock aimait les blondes, Zanuck avait une faiblesse pour les beautés du Vieux Monde. Darvi n'est-il d'ailleurs pas un hommage à ses pygmalions, par l'emprunt simultané à leurs deux prénoms Darryl et Virginia.


C'est en star couverte de bijoux et de fourrures et revêtue de l'onction hollywoodienne que Bella Darvi rentre à Paris en 1955. Il lui reste cinq années de pleine lumière, dans des thrillers bien ficelés, à jeu égal avec Lino Ventura, Charles Vanel, Daniel Gélin et Eddie Constantine. Mais le chemin des casinos l'attire davantage que celui des studios. En 1960, après un deuxième échec conjugal et la création du « Pain des Jules », pièce d'Ange Bastiani dont l'action se déroule dans le milieu corse, elle s'installe à Monte-Carlo, à proximité des tables de baccara. C'est le début de la descente aux enfers. En quatre ans, elle va perdre plus d'un million et demi de dollars, vendant bijoux, fourrures et autres signes extérieurs de richesse capitalisés au cours de sa période hollywoodienne. Elle ira même jusqu'à gager ses deux chiens pékinois.

En août 1962, elle commet une première tentative de suicide après avoir gagné puis perdu trente millions d'anciens francs. Quatre ans plus tard, elle récidive. Comme en 1968, lorsqu'elle avale un tube de barbituriques après avoir laissé une note d'hôtel impayée. Mais, à chaque fois, la providence lui sauve la mise, quand ce n'est pas Zanuck, en souvenir du passé, qui la remet financièrement à flot. Entretemps, elle se voit refuser l'entrée des casinos, où elle revient incontinent dès qu'elle a de nouveau trois sous à jouer. En 1969,  retour au cinéma, mais cela ne suffit pas à lui remonter le moral.Et ce sera une nouvelle tentative de suicide qui réussira, le 11 septembre 1971, sa quatrième , après avoir prétendu être partie en vacances. Au bout d'une semaine, le concierge  la trouvera étendue sur le sol, morte.

 


SAMUEL FULLER ...LE DEMON DES EAUX TROUBLES ...HELL AND HIGH WATER...1953
MICHAEL CURTIZ ...L'EGYPTIEN ...THE EGYPTIAN...1954
HENRY HATHAWAY ...LE CERCLE INFERNAL ...THE RACERS...1954


JOHN BERRY ...JE SUIS UN SENTIMENTAL ...1955

VICTOR VICAS ...JE REVIENDRAI A KANDARA ...1956
PIERRE CHENAL ...RAFLES SUR LA VILLE ...1957


BERNARD BORDERIE ...LE GORILLE VOUS SALUE BIEN ...1958

 


SERGIO GRIECO ...LA PAROLE EST A L'EPEE ...PIA DE TOLOMEI...1958


JEAN MITRY ...ENIGME AUX FOLIES BERGERES ...1959
ANTONIO RACCIOPI ...LA DONNA DI GHIACCIO ...LA DONNA DI GHIACCIO...1959
DAMANIO DAMIANI ...JEUX PRECOCES ...IL ROSSETTO...1960
JACQUES SEVERAC ...LE PAIN DES JULES ...1960
LEO GUARRASI ...L'URLO DEI BOLIDI ...1961
RAOUL ANDRE ...LE BOURGEOIS GENTIL MEC ...1969
JEAN CLAUDE ROY ...LES PETITES FILLES MODELES ...1970

BELLA DARVI

BELLA DARVI

Tag(s) : #ACTRICES

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