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Elle était née Claude Jorré, à Dijon, le 8 octobre 1948, de parents professeurs d’anglais.Claude a au une éducation stricte,voire un peu puritaine,comme elle le rapporte dans ses Mémoires (" Baisers envolés "). Elle n’a que six ans lorsque ses parents l’inscrivent à un cours de piano. Un an plus tard, elle y joint la danse classique.
Ces disciplines ne devaient lui être inutiles, dans la mesure où la danse lui conférera cette grâce qui séduira un jour  Antoine Doinel et où la pratique pianistique lui permettra d’être une soliste crédible dans "Le pion " et le feuilleton " Les oiseaux rares ".

                              

Mais c’est le théâtre qui l’attire (~ Entendre le public respirer,rire ou tousser »). Tout en poursuivant ses études secondaires, elle se présente,en septembre 1963, au concours d’entrée du conservatoire de Dijon. Elle est reçue première. Six mois plus tard ,son professeur, André Héraud lui propose le rôle d’Agnès dans « L’école des femmes », inaugurant ainsi, sur la scène de la Comédie de Bourgogne, sa carrière de comédienne. Ce sont ensuite « Le jeu de l’amour et du hasard » et « L’Arlésienne », avant l’obtention du baccalauréat et son départ pour la capitale.
A Paris, elle suit l'enseignement de Jean-Laurent Cochet .
Claude a une cousine comédienne, avec laquelle elle    partage le même patronyme. Le choix d’un pseudonyme s’impose.
" Jade ", du nom d’un golfe de la mer du Nord, au large des côtes allemandes.

 

Déjà, de modestes figurations, pour la télévision,viennent à elle, dont celle d’une fille à marier dans le feuilleton" Les oiseaux rares ". Les choses sérieuses commencent le jour où Sacha Pitoéff, à la recherche d’une jeune interprète pour incarner Frida dans la pièce de Pirandello "Henri  8", lui donne sa chance. ,
François Truffaut, spectateur de hasard la découvre sur la scène du Théâtre-Moderne, en janvier 1968, et en fera sa Christine Darbon dans "Baisers volés ". Une rencontre qui allait déterminer son destin professionnel mais aussi sa vie affective, dans la mesure où le cinéaste la demandera en mariage au printemps 1968, avant de se rétracter trois mois plus tard. Ils resteront amis à vie se rencontrant ou s'écrivant régulièrement.

Bouleversé par  mai 1968 et intimidé à la perspective d’épouser une jeune fille de moitié son âge.  
Claude Jade ne devait jamais connaître la vraie raison de ce reniement. Elle se demande si ce n’est pas pour se faire pardonner qu’il a parlé d’elle à son ami Alfred Hitchcock.

Après la notoriété de « Baisers volés », le tournage de " L’étau " se révèle une fructueuse expérience, sanctionnée par la signature d’un contrat de sept ans .
Mais le studio, au bord de la banqueroute, ne lui fera tourner aucun film.

Claude vivra une aventure avec Jean-Claude Dauphin .



C’en est fini d'Hollywood pour Claude Jade. Ce sera pareil en France malgré  l’accueil populaire de " Mon oncle Benjamin ". Déjà,dans cette comédie picaresque, elle indispose par son refus de se montrer nue.
Elle refusera, un an plus tard," Les aveux les plus doux ", pour les mêmes raisons. Cela limitera son registre aux yeux des réalisateurs et producteurs.


Deux ans après « Baisers volés »,Claude Jade réenfile le petit manteau de laine de Christine Darbon..
Puis dans " L’amour en fuite ", où elle cède pourtant la vedette à Dorothée dans le cœur de Jean-Pierre Léaud.  Par bonheur, la comédienne ne manque pas de proposition au théâtre et à la télévision, " La guerre de Troie n’aura pas lieu ", où elle a pour partenaire un Jeune inconnu du nom de Laurent Malet.

"Britannicus ", avec André Falcon, le patron de l’agence de détectives de "Baisers volés ", " Volpone " où elle est entourée de Francis Huster et de Christian Marin. Mais encore une fois, sa carrière va marquer le pas lorsqu’elle convolera,en 1972, avec Bernard Coste, dont la fonction d’attaché d’ambassade va l’emmener aux quatre coins du monde.
Elle privilégiera toujours sa vie conjugale et, à partir de 1976, ses devoirs maternels, la qualité et la fréquence de ses apparitions, du moins au cinéma, s’en ressentiront .
A la charnière des années 1980, elle y suit son mari à Moscou, où elle restera trois ans. Un séjour trop long qui  altérera sa popularité. Au point qu’elle avouera elle-même, dans ses Mémoires: " Dix ans après mon retour en France,des gens de la profession me croyaient encore en Russie".
Certes, elle profite de cet éloignement pour se prêter à des coproductions, telles que " Téhéran 43 " et          " Lénine à Paris ". Après l’Union soviétique, c’est un nouveau bail de trois ans à Chypre.Sa carrière cinématographique ne s’en remettra pas.  Dans " L’honneur d’un capitaine ", elle ne fait qu’une brève figuration. Et dans " Tombés du ciel »" et "« Vénus beauté(Institut) ", ses trop brèves apparitions sont carrément coupées au montage.
Elle fera partie du spectaculaire naufrage du " Radeau de la Méduse ", dont le tournage s’étendra sur trois ans, pour une diffusion longtemps différée et finalement consentie qu’après la tentative de suicide de son réalisateur, ultime recours auprès du ministère de la Culture pour arracher l’obtention d’un visa de sortie. A la télévision, la série " Cap des Pins " lui vaudra un regain de popularité.
C'est avec surprise que sa mort prématurée le 01/12/2006 d'un cancer de l'Œil touchera les français.

 

FRANCOIS TRUFFAUT...    BAISERS VOLES  ...  1968


ANDRE HUNEBELLE   ... SOUS LE SIGNE DE MONTE-CRISTO  ...  1968
ALFRED HITCHCOCK ...L'ETAU ...   1969


EDOUARD MOLINARO...    MON ONCLE BENJAMIN  ..  1969


FRANCOIS TRUFFAUT ...   DOMINICILE CONJUGAL  ...  1970

 

 


GERARD BRACH  ...  LE BATEAU SUR L'HERBE  ...  1970
TONY RICHARDSON  ...  NIJINSKY   ... 1970
SERGE KORBER ...   LES FEUX DE LA CHANDELEUR   ... 1972
BENOIT LAMY  ...  LA FETE A JULES ...   1972


GIANNI BUFFARDI ...   NUMBER ONE  ...  1973
DENYS DE LA PATELLIERE  ...  PRETRES INTERDITS  ...  1973

GERMAN LORNETE ...   MEURTRES A ROME...    1974
DIDIER KAMINKA  ...  TROP C'EST TROP...    1975


BERNARD TOUBLANC MICHEL ...   LE MALIN PLAISIR  ...  1975
KEI KUMAI   ... LE CAP DU NORD  ...  1975
JACQUES FABER  ...  LE CHOIX ...   1975
JACQUES NAHUM ...   MAITRE PYGMALION OU COMMENT DEVENIR UNE VENDEUSE    ...1975
ERIPRANDO VISCONTI  ...  CARESSES BOURGEOISES  ...  1976
CHRISTIAN GION   ... LE PION ...   1978


FRANCOIS TRUFFAUT...    L'AMOUR EN FUITE  ...  1978
MICHEL NERVAL ...   LE BAHUT VA CRAQUER  ... 1981
ALEXANDRE ALOV   ... TEHERAN 43  ... 1981
SERGEI YOUTKEVITCH...    LENINE A PARIS  ...  1981
PIERRE SCHOENDOERFFER  ...  L'HONNEUR D'UN CAPITAINE...    1982
RENE FERET    ...L'HOMME QUI N'ETAIT PAS LA ...   1986
IRADJ AZIMI   ... LE RADEAU DE LA MEDUSE   ... 1987
CHARLES NEMES  ...  TABLEAU D'HONNEUR...    1991
JEAN PIERRE MOCKY ...   BONSOIR  ...  1992
PHILIPPE LIORET  ...  TOMBES DU CIEL ...   1993
TONIE MARSHALL ...   VEBUS BEAUTE (INSTITUT) ...  1998
JULIEN DONADA  ...  A SAN REMO ...   2004

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