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ROBERT REDFORD est caractérisé par une lucidité qui lui aura permis de voguer  consciemment sur la crête de la popularité et de capitaliser sur son image de play-boy et de gendre idéal, pour en investir les dividendes dans des projets davantage à l'unisson de ses idéaux, comme la protection de l'environnement, la place de l'homme dans cette nature et le soutien à un cinéma émancipé de la pression commerciale. Dès que viendra l'âge des premières rides, c'est avec soulagement qu'il se débarrassera de la défroque du cavalier électrique que la notoriété lui avait, à son corps défendant, fait endosser.

ROBERT REDFORD est né à Santa Monica (Californie),  le 18 août 1937, d'un père comptable à la Standard Oil et d'une mère qui décéda alors qu'il terminait ses études secondaires. Une jeunesse modeste, voire pauvre, à deux pas du luxe de Hollywood et de Beverly Hills. Il atteint l'adolescence avec un relatif dégoût de la vie car il se sent mal dans son époque, et cela se traduit par des actes de petite délinquance. Indifférent aux études, il ne trouve d'intérêt qu'au sport, où il excelle. Au lycée, il est une star du base-ball, auquel il rendra plus tard hommage, dans « Le meilleur », et tombe toutes les filles. C'est d'ailleurs grâce à ses prouesses sportives qu'il obtient une bourse de l'université du Colorado, où il s'exilera au lendemain de la mort de sa mère, en 1955.

Alors qu'il se rend au Colarado , il a la révélation des grands espaces et de la beauté de la montagne, en traversant l'Utah. Un coup de foudre bientôt suivi d'un second pour une jeune mormone de Provo, Lola Van Wagenen, dont il devait faire, plus tard, son épouse. Entre-temps, privé de sa bourse pour abus d'alcool et indolence dans la pratique du base-bail, il quitte le Colorado en 1956 et s'embarque pour l'Europe, où il se découvre une vocation de peintre, à la faveur de séjours à Paris et à Florence.
L'appréciation railleuse de l'un de ses professeurs  le fait retourner à New York, où il suit les cours de décoration du Pratt bistitute, avant de se décider pour l'American Academy of Dramatic Arts, dont il suivra l'enseignement durant dix-huit mois. Entre-temps, le 12 septembre 1958, il a épousé Lola, qui fera bouillir la marmite le temps qu'il se fasse les griffes sur des dramatiques télévisées ou des séries télé : LA QUATRIEME DIMENSION  ,  LES INCORRUPTIBLES ,  LE VIRGINIEN ,  PERRY MASON , LA CITE SANS VOILES .

En 1961, il se produit à Broadway dans « Un dimanche à New York », de Norman Krasna, et  il se lie d'amitié avec Sydney Pollack, alors acteur. Cinq ans plus tard, Redford se souviendra de lui lorsqu'il s'agira de remplacer le réalisateur défaillant de " Propriété interdite ". C'est toutefois la production théâtrale de "Pieds nus dans le parc ", en 1963, qui le propulse définitivement sur la scène cinématographique. Suivront  "La poursuite impitoyable " et " Propriété interdite " et son  charme viril que lui reconnaît le public.

Entretemps, premier jalon dans la concrétisation de ses chimères, il a acheté, en 1961, un hectare de terrain dans les Rocheuses. Un territoire qu'il ne cessera d'agrandir au fil de ses rentrées, y ajoutant, huit ans plus tard, une station de ski volontairement modeste, et y créant, en 1981, le Sundance Instante, école des métiers du cinéma mais également fondation destinée à permettre aux artistes de créer sans pression financière. En trente ans, son domaine aura gagné treize cents hectares grâce, partiellement, au fabuleux succès de "Butch Cassidy et le Kid ", western picaresque, où il forme avec Paul Newman un savoureux tandem. Quatre ans plus tard, ils remettront le couvert, complices d'une éblouissante escroquerie au détriment de Robert Shaw, dans "L'arnaque ".


Ensuite il va s'engager dans des films à thème sérieux : avec sa philosophie de vie (« Jeremiah Johnson ») mais devra tourner des  films commerciaux (« Un pont trop loin »), indispensable carburant pour financer les premiers.

Il s'emploie simultanément à éreinter le mythe du héros tel le champion de ski de " La descente infernale ", indigne de l'intégrité de l'esprit sportif qu'il symbolise. Tel aussi le motard suffisant et mythomane de " L'ultime randonnée ". Tel encore le candidat politique de " Votez McKay ", incapable de résister aux tentations de la démagogie pour assurer sa victoire. Mais l'illustration la plus achevée de cette dualité est incarnée par le cavalier électrique, quintuple champion de rodéo condamné à faire la promotion d'une marque de céréales, revêtu d'un costume de cow-boy constellé d'ampoules électriques.

 

C'est dans « Gatsby le magnifique » qu'il réussit l'équation entre son image de tombeur hollywoodien et de bel insoumis saisi par le vertige de la solitude. En négociant les droits d'adaptation des " Hommes du Président " avant même la publication du livre par les journalistes Woodward et Bernstein, Robert Redford devait d'ailleurs prouver que ce souci de demeurer loyal à ses convictions était moins une pose qu'une nécessité.


Deux ans avant la création du Festival de Sundance, qui aidera à la découverte de jeunes talents comme Steven Soderbergh et Quentin Tarantino, Robert Redford accède à l'étape logique de la mise en scène, censée lui conférer une responsabilité étendue sur le choix de ses films. Un essai couronné de succès, puisque "Des gens comme les autres " et  l'Oscar du meilleur réalisateur. Désormais, il alternera les projets personnels et les productions alimentaires, comme "Spy game " et " Personnel et confidentiel ", afin de maintenir l'équilibre entre exigences économiques et défense d'une Amérique frugale en voie d'extinction. Tel l'hymne à la nature qu'est " Et au milieu coule une rivière ", exprimé à travers l'art tout en finesse et en patience de la pêche à la mouche.

Tel encore le plaidoyer de "Milagro " en faveur des petits fermiers victimes de la voracité des grands propriétaires terriens. Mais l'intention n'est pas toujours à la hauteur de l'illustration, et sa caméra trop sage accouche souvent d'une intrigue lisse, sans fausse note et consensuelle, comme en témoigne "La légende de Bagger Vance ".
Son  film sur l'assassinat d'Abraham Lincoln ne sortira pas au cinéma :The CONSPIRATOR .

De ses mariages, il aura 4 enfants.

DENIS SNADERS...LA GUERRE EST AUSSI UNE CHASSE...WAR HUNT...1961
GOTTFRIED REINHARDT...SITUATION DESEPEREE…MAIS PAS SERIEUSE...SITUATION HOPELESS…BUT NOT SERIOUS...1965
ROBERT MULLIGAN...DAISY CLOVER...INSIDE DAISY CLOVER...1965
ARTHUR PENN...LA POURSUITE IMPITOYABLE...THE CHASE...1965

SYDNEY POLLACK...PROPRIETE INTERDITE...THIS PROPERTY IS CONDEMNED...1966
GENE SAKS...PIEDS NUS DANS LE PARC...BAREFOOT IN THE PARK...1966

ABRAHAM POLONSKY...WILLIE BOY...TELL THEM WILLIE BOY IS HERE...1968
GEORGE ROY HILL..BUTCH CASSIDY ET LE KID...BUTCH CASSIDY AND THE SUNDANCE KID...1969


MICHAEL RITCHIE...LA DESCENTE INFERNALE...DOWNHILL RACER...1969
SIDNEY J FURIE...L'ULTIME RANDONNEE...LITTLE FAUSS AND BIG HALSY...1969


SYDNEY POLLACK...JEREMIAH JOHNSON...JEREMIAH JOHNSON...1971


PETER YATES...LES QUATRE MALFRATS...THE HOT ROCK...1971
MICHAEL RITCHIE...VOTEZ MC KAY...THE CANDIDATE...1972

SYDNEY POLLACK....NOS PLUS BELLES ANNEES...THE WAY WE WERE...1973


GEORGE ROY HILL ...L'ARNAQUE...THE STING...1973

JACK CLAYTON...GATSBY LE MAGNIFIQUE...THE GREAT GATSBY...1974
GEORGE ROY HILL ...LA KERMESSE DES AIGLES...THE GREAT WALDO PEPPER...1974

SYDNEY POLLACK....LES TROIS JOURS DU CONDOR...THREE DAYS OF THE CONDOR...1975
ALAN J PAKULA...LES HOMMES DU PRESIDENT...ALL THE PRESIDENT'S MEN...1976


RICHARD ATTENBOROUGH...UN PONT TROP LOIN...A BRIDGE TOO FAR...1976
SYDNEY POLLACK....LE CAVALIER ELECTRIQUE...THE ELECTRIC HORSEMAN...1978

STUART ROSENBERG...BRUBAKER...BRUBAKER...1979
ROBERT REDFORD...DES GENS COMME LES AUTRES...ORDINARY PEOPLE...1979
BARRY LEVINSON...LE MEILLEUR...THE NATURAL...1984
SYDNEY POLLACK....SOUVENIRS D'AFRIQUE...OUT OF AFRICA...1984


IVAN REITMAN...L'AFFAIRE CHELSEA DEARDON...LEGAL EAGLES...1985
ROBERT REDFORD...MILAGRO...THE MILAGRO BEANFIELD WAR...1987
SYDNEY POLLACK...HAVANA...HAVANA...1990
PHIL ALDEN ROBINSON...LES EXPERTS...SNEAKERS...1991
MICHAEL APTED...INCIDENT A OGLALA...INCIDENT AT OGLALA...1991
ROBERT REDFORD...ET AU MILIEU COULE LA RIVIERE...A RIVER RUNS THROUGH IT...1991
ADRIAN LYNE...PROPOSITION INDECENTE...INDECENT PROPOSAL...1992


ROBERT REDFORD...QUIZZ SHOW...QUIZZ SHOW...1993
JON AVNET...PERSONNEL ET CONFIDENTIEL...UP CLOSE AND PERSONAL...1995


ROBERT REDFORD...L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES CHEVAUX...THE HORSE WHISPERER...1996
ROBERT REDFORD...LA LEGENDE DE BAGGER VANCE...THE LEGEND OF BAGGER VANCE...1999
TONY SCOTT...SPY GAME...2000


ROD LURIE...LE DERNIER CHÂTEAU...THE LAST CASTLE...2001


PIETER JAN BRUGGE...L'ENLEVEMENT...THE CLEARING...2002


LASSE HALLSTROM...UNE VIE INACHEVEE...AN UNFINISHED LIFE...2003


GARY WINICK...CHARLOTTE'S WEB...CHARLOTTE'S WEB...2005

ROBERT REDFORD...LIONS ET AGNEUX...LIONS FOR LAMBS...2007

ROBERT REDFORD...THE CONSPIRATOR...2010

ROBERT REDFORD...SOUS SURVIELLANCE...THE COMPAGNY YOU KEEP...2012

J.C CHANDOR...ALL IS LOST...2013

ANTHONY RUSSO...CAPTAIN AMERICA: LE SOLDAT DE L'HIVER...CAPTAIN AMERICA: THE WINTER SOLDIER...2014

KEN KWAPIS...RANDONNEURS AMATEURS...A WALK IN THE WOODS...2014

 

JAMES VANDERBILT...TRUTH...2015

DAVID LOWERY...PETER ET ELLIOTT LE DRAGON...PETE'S DRAGON... 2016

ROBERT REDFORD

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