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Robert WALKER est né   à Sait Lake City (Utah) le 13 octobre 1918 et est décédé le le 28 août 1951 .

Robert Walker fut très tôt sujet à des crises d'anxiété, qu'aggrava un sentiment d'abandon né du divorce de ses parents. Malgré ou à cause de cet encombrant bagage, il se tourna vers la vie artistique, non sans être passé au préalable par l'académie militaire de San Diego, où son père avait cru bon de l'envoyer pour lui forger le caractère. Sitôt informé du changement de cap de son fils, M. Walker lui coupa les vivres. L'adolescent ne devra qu'au soutien pécuniaire de sa tante de pouvoir s'inscrire à l'American Academy of Dramatic Arts de New York.


En 1938, il y rencontre Phyllis Isley, que le cinéma — et David O. Selznick en particulier — fera bientôt connaître sous le nom de Jennifer Jones. Entre les deux jeunes gens, c'est le coup de foudre, et bientôt la mise en pratique commune de leur expérience glanée à l'académie. Pourtant, c'est à la radio qu'ils vont faire ensemble leurs premières armes. Celle de Tulsa (Oklahoma), où le père de Phyllis, propriétaire d'une chaîne de cinémas, a suffisamment d'influence pour imposer les deux tourtereaux, qui se marient dans la foulée le 2 janvier 1939, jour anniversaire de leur première rencontre. A l'expiration de leur contrat, et portés par l'impétuosité qui caractérisent les amoureux, ils partent à la conquête de Hollywood, où l'un décroche un engagement temporaire à la MGM, et l'autre, à la Republic Pictures. Mais les quelques rôles mineurs qu'on leur confie ne sont guère enthousiasmants et, de guerre lasse, ils reprennent le chemin de New York, où leur naîtront deux garçons, Robert Jr (1940), plus tard comédien comme ses parents (« La route de Salina »), et Michael (1941).


Les premiers mois à New York sont ceux d'un couple qui tire le diable par la queue. Loin de l'ivresse des scènes de Broadway, les jeunes mariés acceptent toutes les propositions qui leur sont faites. Mais en décembre 1942, la roue de la fortune tourne. Phyllis se présente à une audition chez David O. Selznick, qui la juge exécrable mais tombe sous son charme. En moins d'un mois, il lui signe un contrat de deux ans, la rebaptise Jennifer Jones, en souvenir d'une comptine pour enfants, et lui impose un cours accéléré dans son atelier californien de Santa Barbara.

De son côté, Robert Walker, réformé de l'armée pour mauvaise vue, se voit signer un contrat par la MGM et, après deux petits rôles  dans « Bataan » et « Madame Curie », se retrouve en tête d'affiche de la comédie « See here, private Hargrove », dans le rôle d'un sympathique bidasse de l'armée américaine. Personnage qu'il reproduira deux ans plus tard dans « What next, corporal Hargrove? ». Mais, depuis que Selznick s'est fait le Pygmalion de sa femme, consentante, sa vie affective est loin d'être à l'unisson de sa réussite professionnelle. Ses crises d'angoisse le reprennent, qu'il calme par la prise d'alcool. En 1943, peu après son triomphe dans « Le chant de Bernadette », récompensé par l'Oscar de la meilleure actrice, Jennifer Jones demande la séparation. « Je n'avais que 19 ans quand je l'ai connue », avouera son mari, « et, quoique je ne me sentais pas assez bien pour elle, je savais déjà qu'il n'y en aurait pas d'autre. » Moins d'un an plus tard, en mars 1944, le divorce est prononcé. Est-ce par masochisme amoureux, mais Robert Walker accepte néanmoins d'incarner l'amant de son ex-femme dans un film de Selznick," Depuis ton départ ", promis par ailleurs à un joli succès.

« Selznick prenait un plaisir sadique aux scènes amoureuses entre Bob et Miss Jones », note Beverly Linet dans sa biographie consacrée au couple. A dater de cet instant, la carrière de Jennifer Jones, couronnée par son mariage avec Selznick, en 1949, sera ascensionnelle. Celle de Robert Walker, malgré une incontestable popularité en termes de box-office, prendra le chemin inverse, minée par les dépressions et les photos à la une pour conduite en état d'ivresse. Pourtant, il tourne à l'époque ses plus beaux films. Tel " L'horloge", dans lequel, G.I., il s'éprend de Judy Garland au cours d'une permission, et " Le maître de la prairie "», où il fait une brève mais remarquable composition en fils de Katharine Hepburn. Il est d'ailleurs troublant d'observer combien son jeu s'affine à mesure qu'enfle sa détresse. Une corrélation dont saura profiter Alfred Hitchcock pour en faire l'élégant psychopathe de " L'inconnu du Nord-Express ". Entre-temps, le désarroi de Robert Walker est tel qu'il s'abandonne à une romance sans issue avec Ava Gardner , personnalité en totale opposition avec la sienne, et qu'il se lance avec une égale impulsivité dans une union mort-née (1948) avec la fille de John Ford, puisqu'elle n'excédera pas six semaines.

Au lendemain de son divorce, la dépression nerveuse est à ce point prévisible que Dore Schary, le chef de production de la MGM, le contraint à une cure dans la clinique du Dr Meninger, à Topeka (Kansas). Il en reviendra un an plus tard, apparemment guéri. Mais à son retour dans le cruel circuit de la compétition hollywoodienne, le cœur toujours en berne, il a toutes les peines du monde à se maintenir la tête hors de l'eau. Finalement, c'est d'un abus d'alcool et de sédatifs qu'il mourra prématurément, à quelques semaines de son 33e anniversaire, le 28 août 1951. De difficultés respiratoires pour les médecins légistes, d'amour pour ses amis. A l'époque, il était en plein tournage de «" Mon fils John ", dont la mise en boîte ne pourra se faire qu'en empruntant certains plans au film de Hitchcock.
Jennifer Jones ne sera pas pour autant épargnée par le malheur. La fille qu'elle aura de David O. Selznick mettra fin à ses jours en 1976, tandis qu'elle-même survivra en 1967 à une tentative de suicide. A cette occasion, elle était descendue dans un motel, non pas sous le nom de Jennifer Jones ou de Mme Selznick, mais sous celui de Phyllis Walker.

 

 


CHARLES F RIESNER...WINTER CARNAVAL...1939
S SYLVAN SIMON...THESE GLAMOUR GIRLS...1939
S SYLVAN SIMON...DANCING CO ED...1939
GEORGE STEVENS...LA JUSTICE DES HOMMES...TALK OFTHE TOWN...1942
TAY GARNETT...BATAAN...1943


MERVYN LEROY...MADAME CURIE...1943
WESLEY RUGGLES...SEE HERE PRIVATE HARGROVE...1943
JOHN CROMWELL...DEPUIS TON DEPART...SINCE YOU WENT AWAY....1944


MERVYN LEROY...TRENTE SECONDES POUR TOKYO...THIRTY SECONDS FOR TOKYO...1944


VINCENTE MINNELLI...L'HORLOGE...THE CLOCK...1945

RICHARD THORPE...LA PRINCESSE ET LE GROOM...HER HIGHNESS AND THE BELLBOY...1945


RICHARD THORPE...WHAT NEXT CORPORAL HARGROVE...1945

RICHARD WHORF...THE SAILOR TAKES A WIFE...1945
RICHARD WHORF...LA PLUIE QUI CHANTE...TILL THE CLOUDS ROLL BY1946
NORMAN TAUROG...LE COMMENCEMENT OU LA FIN...THE BEGINNING OR THE END...1946
ELIA KAZAN...LE MAITRE DE LA PRAIRIE...THE SEA OF GRASS...1946
CLARENCE BROWN...PASSION IMMORTELLE...SONG OF LOVE...1947

WILLIAM A SEITER...UN CAPRICE DE VENUS...ONE TOUCH OF VENUS...1948
NORMAN TAUROG...PLEASE BELIEVE ME...1950
ELLIOT NUGENT...THE SKIPPER SURPRISED HIS WIFE...1950

RICHARD THORPE...LA VALLEE DE LA VEANGEANCE...VENGEANCE VALLEY..1950
ALFRED HITCHCOCK...L'INCONNU DU NORD EXPRESS...STRANGER ON A TRIAN...1951


LEO MCCAREY...MY SON JOHN...1951
 

ROBERT WALKER
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