A CAUSE, A CAUSE D'UNE FEMME

Publié le par cinestranger

A CAUSE, A CAUSE D'UNE FEMME

 France 1962.

RÉALISATEUR: Michel Deville. AUTEURS : Nina Companeez et M. Deville.


Avec Mylène Demongeot. Jill Haworth, Marie Laforêt. Juliette Mayniel. ODILE VERSOIS . Jacques Charrier. Yvonne Monlaur, Helmut Griem, Grégoire-Louis Velle. Maurice Garrel. Michel Putterflam.


 Alors qu'il vient voir Chloé, l'une de ses maîtresses, le beau Rémi a la désagréable surprise de se voir accusé de meurtre. Au lieu de le défendre. Chloé déclare à la police l'avoir vu se quereller avec le mort. Grâce à Lisette et à Agathe, deux autres de ses amies. Rémi réussit à s'enfuir. Mais la police est à ses trousses et surveille étroitement Lisette. Celle-ci le cache un moment, puis il retourne chez Agathe pour tenter d'éclaircir le mystère. Obligé de fuir à nouveau, il rencontre Cécilia et Johann, tombe amoureux de celle-ci et est caché par eux, dans un hôtel où ils occupent la chambre voisine de cette de Lisette où la police a tendu une souricière. Tout le bataillon féminin, auquel s'est joint Nathalie, travaille avec acharnement à démontrer l'innocence de Rémi, qui voit avec dépit Cécilia lui résister victorieusement et ne pense plus qu'à cet amour impossible. Et la vérité se découvre...

 

Une délicieuse comédie à la française, due au réalisateur de Ce soir ou jamais et d'Adorable menteuse.

On y trouvera l'univers de prédilection de Michel Deville. son goût pour les personnages féminins qu'il peint avec une telle sûreté de touche. L'histoire est fort bien contée, avec esprit et humour, le personnage de l'irrésistible Don Juan étant croqué avec verve et un brin de causticité. Car, dans les films de Deville. ce sont ces dames qui tiennent le haut du pavé. Ici. de Juliette Mayniel à Odile Versois en passant par Marie Laforêt, Jill Haworth et Mylène De-mongeot, c'est un festival de l'astuce et des roueries pour le plus grand plaisir du spectateur, entraîné dans le monde de la comédie. La réalisation est fort soignée, attentive à ne laisser aucun temps mort : mieux. Michel Deville se paie même le luxe d'une incursion fort réussie dans le domaine romantique sans casser le rythme de son film. On notera, il en est d'autres, plusieurs séquences remarquables d'invention et de drôlerie, celle de « l'interrogatoire » de Chloé, celle du marché où Lisette sème la police, l'installation de la souricière... Dirigées à la perfection, toutes les comédiennes collent à leur personnage avec humour et efficacité.

A CAUSE, A CAUSE D'UNE FEMME

A CAUSE, A CAUSE D'UNE FEMME

Publié dans FILMS ANCIENS

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