JULIEN CARETTE

Publié le par cinestranger

 

 

JULIEN CARETTE est ne à Paris le 23/12/1897, décédé le 20/07/1966 , il exerce divers métiers et se fait engager à l’Odéon. A l’arrivée du parlant, par sa voix claire et aigue il devient un acteur demandé dans un cinéma de boulevard, ou opérettes. Il devient vraiment célèbre grâce à Jean Renoir et son film « La grande illusion ».
Alors Il tourne des films avec Prévert (Adieu Leonard ) Claude Autant Lara (Lettres d’amour ).

 

Il tourne un film inachevé avec Marcel Pagnol « La prière aux étoiles)
Il tourne avec Guitry Verneuil, cayatte…
Il a été l’assassin de l’auberge de Peyrebeille dans « L’auberge rouge »

Extrait d'un livre de François Périer:


Sous l’Occupation, il avait encore tous ses esprits. Le soir, il allait participer à une de ces revues de chansonniers dont le public était alors friand. On pouvait y glisser des allusions à l’Occupation, dont la subtilité échappait parfois à la censure. Ainsi, Jacques Grello chantait-il une innocente et bucolique chanson qui déchaînait l’hilarité du public:
«C’est le printemps à Paris... Tout est vert!» Avec son personnage d’Ademaï, Noêl-Noêl allait encore plus loin. Ademaï avait reçu une caisse de «musique légère» sur la tête,et le choc l’avait rendu amnésique. Après l’exode, il seretrouvait dans une cave, sous les bombardements, avec plusieurs officiers allemands, qu’il prenait pour des soldats polonais. On nageait dans le burlesque... J’ai oublié la trame de la revue dont Carette était un des protagonistes: il interprétait le témoin d’un procès, dans un dialogue qui devaitdonner à peu près ceci:
—    Mais il y a un autre témoin, monsieur le président.
Un abbé...
—    L’abbé comment?
Et là, chaque soir, Carette faisait un de ses jeux de mots de potaches que nous connaissions tous: «L’abbé Canne,l’abbé Tise, l’abbé Rézina », etc. Au grand désespoir de l’auteur, qui tenait beaucoup à son texte. Et chaque matin, en arrivant au studio, j’attendais avec impatience le récit de cette facétie toujours recommencée. Au bout de deux semaines, j’avais très envie de voir ce gag en direct. A l’annonce de ma venue, Carette s’est fait solennel: «Ah! Si tu viens voir le spectacle, j’ai un calembour de réserve qui devrait te plaire...» Le jour convenu, je suis donc dans la salle, impatient de connaître la surprise que m’a réservée mon talentueux aîné. Je vois arriver la scène de la confrontation. L’auteur, qui était également comédien, avait l’air inquiet: «Qu’est-ce qu’il va encore m’inventer », semblait dire ce personnage. Le dialogue arrive: «Il y a aussi un abbé, monsieur le président» « L’abbé comment?» Carette a laissé passer un instant et a lâché le plus bel à-peu-prèsque je connaisse.., «L’abbé BICI.» A cette évocation inattendue des ondes anglaises, un frisson a parcouru l’assistance. Puis ce fut un tonnerre d’applaudissements. Seul l’auteur est devenu blême, craignant qu’on ne lui attribuât la paternité de l’audace. On ne plaisantait pas avec les mots à cette époque: au cinéma, les actualités étaient projetées dans des salles semi-éclairées afin que des perturbateurs ne profitent pas de l’obscurité pour faire de désobligeants commentaires. Alors, sous les projecteurs et devant cinq cents personnes...

En 1942, j’ai retrouvé Julien Carette sur le plateau de Lettres d’amour de Claude Autant-Lara. Il était devenu alcoolique, malgré la surveillance appliquée d’une épouse qui le suivait partout pour l’empêcher de boire. Le vice donne de l’ingéniosité: Carette s’était donc trouvé des complices qui cachaient pour lui des bouteilles de pastis de contrebande dans les toilettes des studios. Toutes les deux heures, il allait faire le plein. Sa sourcilleuse compagne finit tout de même par découvrir le pot aux roses. «Et ça, c’est pour Bonhomme, hein! C’est pour Bonhomme, ça ! »,
mugissait-elle en brandissant la bouteille entamée sur laquelle elle était malencontreusement tombée. «Bonhomme» ne s’est pas démonté: "Tais-toi donc, ne fais pas de pétard, c’est pour Autant-Lara. Il ne faut pas que le producteur sache qu’il picole..." Carette a eu une fin atroce.
Paralysé par l’alcool, il végétait dans un fauteuil roulant que poussait sa femme. Elle allumait les cigarettes que "Bon homme" grillait encore, une après l’autre. Un mégot a mis le feu à ses vêtements. Il est mort brûlé vif.

 

ROBERT PEGUY ...AU COIN PERDU 1930
CLAUDE HEYMANN... L'AMOUR A L'AMERICAINE 1931
MARC ALLEGRET... ATTAQUE NOCTURNE 1931
MARC ALLEGRET ...LE COLLIER 1931
MARC ALLEGRET ...LES QUATRES JAMBES 1931
PIERRE PREVERT... L'AFFAIRE EST DANS LE SAC 1932
KARL LAMAC ...BABY 1932
M TOURNEUR... LES GAITES DE L'ESCADRON 1932
FR HOLLANDER... MOI ET L'IMPERATRICE 1932
RENE GUISSART ...PASSIONNEMENT 1932
JEAN BOYER ...LA POUPONNIERE 1932
JEAN TARRIDE... SEUL 1932
JOHANNES MEYER ...ADIEU LES BEUX JOURS 1933
RH SCHUNZEL ...GEORGES ET GEORGETTE 1933


MARC DE GASTYNE... GONZAGUE 1933
MARC ALLEGRET... GUDULE 1933
RENE GUISSART... JE TE CONFIE MA FEMME 1933
MARC DIDIER ...LE BILLET DE MILLE 1934
GERMAIN FRIED ...CES MESSIEURS DE LA NOCE 1934
J NATANSON ...LE GRELUCHON DELICAT 1934
CARMINE GALLONE... MON CŒUR T'APPELLE 1934
JACK FORESTER... PARIS CAMARGUE 1934
RENE GUISSART ...DORA NELSON 1935
RENE GUISSART ...PARLEZ MOI D'AMOUR 1935
RENE GUISSART ...LES SŒURS HORTENSIAS 1935
JACK FORESTER... ET MOI JE TE DIS QU'ELLE T'A FAIT DE L'ŒIL 1935
RICHARD POTTIER... FANFARE D'AMOUR 1935
RENE STI ...FERDINAND LE NOCEUR 1935


JEAN DELANNOY ...FRANCHES LIPPEES 1935
ANDRE HUGON ...GANGSTER MALGRE LUI 1935
JEAN GEORGESCO... L'HEUREUSE AVENTURE 1935
P COLOMBIER... LA MARRAINE DE CHARLEY 1935
P JEAN DUCIS ...UN PETIT TROU PAS CHER 1935
GEORGES MONCA... UNE NUIT DE NOCES 1935
MARC ALLEGRET ...AVENTURES A PARIS 1936
PIERRE CARON... MARINELLA 1936
MAX GLASS ...LA REINE DES RESQUILLEUSES 1936
RICHARD POTTIER ...27 RUE DE LA PAIX 1936
PIERRE CARON ...LA FESSEE 1937
JEAN RENOIR ...LA GRANDE ILLUSION 1937


JEAN RENOIR...LA MARSEILLAISE 1937
MARC ALLEGRET... GRIBOUILLE 1937
PIERRE CARON ...L'ACCROCHE CŒUR 1938
JEAN RENOIR ...LA BETE HUMAINE 1938


GEORGES LACOMBE... CAFE DE PARIS 1938
ERNEST HAJOS... LES GAITES DE L'EXPOSITION 1938
CHSTENGEL ...JE CHANTE 1938
RICHARD POTTIER... LUMIERES DE PARIS 1938
PIERRE CARON ...LE MONSIEUR DE CINQ HEURES 1938
MAURICE GLEIZE ...LE RECIF DE CORAIL 1938
P COLOMBIER ...LES ROIS DU SPORT 1938
PIERRE CARON ...LA ROUTE ENCHANTEE 1938
HENRI DECOIN ...BATTEMENT DE CŒUR 1939
GEORGES LACOMBE... DERRIERE LA FACADE 1939
CHN STENGEL... LA FAMILLE DURATON 1939
L.C MARSOUDET... LE PARADIS DES VOLEURS 1939
JEAN RENOIR... LA REGLE DU JEU 1939


MAURICE CLOCHE... SIXIEME ETAGE 1939
B DESCHAMPS ...TEMPETE 1939
MARC ALLEGRET ...PARADE EN SEPT NUITS 1940
J DE BARONCELLI ...SOYEZ LES BIENVENUS 1940
MAURICE CLOCHE... VINGT QUATRE HEURES DE PERM' 1940
ANDRE ZWOBADA... CROISIERES SIDERALES 1941
LEON MATHOT ...FROMONT JEUNE ET RISLER AINE 1941
MARCEL PAGNOL ...LA PRIERE AUX ETOILES 1941
ALBERT VALENTIN ...A LA BELLE FREGATE 1942
JEAN BOYER... LA BONNE ETOILE 1942
CL AUTANT LARA ...LETTRES D'AMOUR 1942


ANDRE ZWOBADA... UNE ETOILE AU SOLEIL 1942
PIERRE PREVERT ...ADIEU LEONARD 1943
ROLAND TUAL ...BONSOIR MESDAMES BONSOIR MESSIEURS 1943
PAUL MESNIER ...FOU D'AMOUR 1943
P DE HERAIN ...MONSIEUR DES LOURDINES 1943
JACQUES HOUSSIN ...L'ENQUETE DU 58 1944
JACQUES HOUSSIN... LE MERLE BLANC 1944
CL AUTANT LARA SYLVIE ET LE FANTOME 1944
PIERRE DARD... IMPASSE 1945
J P LE CHANOIS ...MESSIEURS LUDOVIC 1945
P DE HERAIN... L'AMOUR AUTOUR DE LA MAISON 1946
J PAUL PAULIN ...LE CHÂTEAU DE LA DERNIERE CHANCE 1946
G GRANGIER... HISTOIRE DE CHANTER 1946
MARCEL CARNE ...LES PORTES DE LA NUIT 1946
MARCEL CARNE ...LA FLEUR DE L'AGE 1947
PH DE HERAIN ...LE MANNEQUIN ASSASSINE 1947
YVES ALLEGRET... UNE SI JOLIE PETITE PLAGE 1948
G GRANGIER ...AMEDEE 1949
 ROBERT DHERY ...BRANQUIGNOL 1949
CL AUTANT LARA... OCCUPES TOI D'AMELIE 1949
MARCEL CARNE... LA MARIE DU PORT 1949


RENE WHEELER... PREMIERES ARMES 1949
FR CAMPAUX ...RONDE DE NUIT 1949
LUIGI CAMPA ...POUR L'AMOUR DU CIEL 1949
J P LE CHANOIS... SANS LAISSER D'ADRESSE 1950
J P LE CHANOIS ...AGENCE MATRIMONIALE 1951
CL AUTANT LARA... L'AUBERGE ROUGE 1951


LEO JANNON... DROLE DE NOCE 1951


LUIGI CAMPA... ROME PARIS ROME 1951
JEAN LAVIRON ...AU DIABLE LA VERTU 1952
JULIEN DUVIVIER ...LA FETE A HENRIETTE 1952
JEAN GREMILLON ...L'AMOUR D'UNE FEMME 1953
CL AUTANT LARA... LE BON DIEU SANS CONFESSION 1953
GL PELLIGRINI ...UOMINI CHE MASCALZONI 1953
CARMINE GALLONE... LA MAISON DU SOUVENIR 1954
EMILE ROUSSEL ...PAS DE VCOUP DUR POUR JOHNNY 1954
ROBERT VERNAY... SUR LE BANC 1954
ROBERT VERNAY ...CES SACREES VACANCES 1955
JEAN LOUBIGNAC ...COUP DUR CHEZ LES MOUS 1955
ALFRED RODE ...LA MOME PIGALLE 1955
GEORGES LAMPIN ...RENCONTRE A PARIS 1955
SACHA GUITRY ...SI PARIS NOUS ETAIT CONTE 1955
GEORGES LAMPIN ...CRIME ET CHATIMENT 1956
VICTOR VICAS ...JE REVIENDRAI A KANDARA 1956
ROBERT HOSSEIN... PARDONNEZ NOS OFFENSES 1956
HENRI VERNEUIL ...PARIS PALACE HOTEL 1956
JEAN DREVILLE... LA BELLE ET LE TZIGANE 1957
N CARBONNAUX... LE TEMPS DES ŒUFS DURS 1957
SACHA GUITRY... TROIS FONT LA PAIRE 1957
G GRANGIER ...ARCHIMEDE LE CLOCHARD 1958
CL AUTANT LARA ...LE JOUEUR 1958
CL AUTANT LARA... LE MIROIR A DEUX FACES 1958
CL AUTANT LARA ...LA JUMENT VERTE 1959
ROBERT MENEGOZ... LA MILLIEME FENETRE 1959
PAUL PAVIOT ...PANTALASKAS 1959
CL AUTANT LARA... VIVE HENRI 4 VIVE L'AMOUR 1960
ROBERT GUEZ ...MON ONCLE DU TEXAS 1962

LOUIS DAQUIN... LA FOIRE AUX CANCRES 1963
J CL CHAMBON... LES PIEDS NICKELES 1963

P GR DEFERRE ...LES AVENTUIRES DE SALAVIN...1964

 

JULIEN CARETTE

JULIEN CARETTE

Commenter cet article