LA CHIENNE

Publié le par cinestranger

LA CHIENNE

France. 1931.

RÉALISATEUR : Jean Renoir. ADAPTATION : Jean Renoir et André Girard.

Avec: Michel Simon (Maurice Legrand).Janie Marèze (Lulu Pelletier). Georges Flament (André Jauguin, dit Dédé), Magdeleine Berubet (Mme Adèle Legrand). Gaillard (l'adjudant Alexis Godard), Jean Gehret (M. Dagodet), Alexandre Rignault (Langelard. le critique d'art)...


 Legrand est un caissier d'une petite entreprise de bonnetterie. En rentrant chez lui il découvre un couple dont l'homme ivre (Dédé) bat sa femme. Il intervient et raccompagne la jeune femme (Lulu) en taxi.

Legrand est peintre du dimanche. Il a installé Lulu dans ses meubles, un petit appartement, un sixième à Montmartre. Il vient la voir dans la journée. Lulu garde ses nuits pour Dédé. Un jour. Dédé embarque les toiles (que Legrand a apportées chez Lulu pour en débarrasser sa femme) et fait le tour des marchands de tableaux. Cependant, en passant devant la galerie Walstein, Legrand a vu une de ses toiles exposée, et il a compris que Lulu les revendait. En pleine nuit, Legrand file avec sa valise chez Lulu. Mais Lulu qui ne l'attendait pas est couchée là, avec Dédé. Legrand tombe sur eux et repart consterné. Le lendemain matin, Lulu est en train de lire au lit quand Legrand revient, prêt à pardonner. Il lui dit qu'il comprend qu'elle était à la merci de ce méchant homme, etc. Mais Lulu l'injurie. Son Dédé, elle l'aime et lui. Legrand elle l'a fait marcher: « Tu ne t'es pas regardé dans la glace... ». Fou de douleur, Legrand prend le coupe-papier et frappe Lulu. la frappe jusqu'à la mort.


Chez le juge d'instruction, les témoins attendent. Legrand est mis hors de cause. Dédé, très maladroit dans ses dénégations, et insupportablement content de lui. est naturellement inculpé.
Dédé est condamné à mort.


Epilogue : Legrand. clochard, ouvre les portes des voitures devant les galeries de peinture de l'avenue Matignon. Un autre clochard lui souffle sa pièce. C'est l'adjudant Godard premier mari de Madame Legrand et qu'on croyait mort à la guerre : ils rigolent ensemble tandis que le client emporte dans sa voiture l'autoportrait de Legrand.

Le film permet de découvrir l'apport de Renoir, en 1931, dans les débuts du cinéma parlant. La chienne, c'était déjà une œuvre d'une étonnante modernité. Il y a évidemment, les prouesses techniques de l'époque. Renoir maîtrisait parfaitement son moyen d'expression et inaugurait de nouvelles méthodes : maniement très subtil de la caméra, décors naturels, prise de son directe, etc. Tout cela était mis au service d'une recherche de réalisme ou même de naturalisme que Renoir transgresse magistralement. Car il s'agit bien d'une peinture réaliste de personnages, de mœurs, de milieux ; mais la mise en scène du réalisateur en fait une farce cruelle et bouffonne où la tragédie se cache sous une apparente légèreté. On a employé toutes les dénominations pour La chienne : étude de mœurs, comédie de mœurs, drame de mœurs, drame social, mélodrame social... Et on peut voir ce film sous ces angles différents mais c'est une tranche de la  comédie humaine » que constitue l'œuvre de Renoir.

LA CHIENNE

LA CHIENNE

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