LES AFFAMEURS

Publié le par cinestranger

LES AFFAMEURS
titre original BEND OF THE RIVER 1951
rélalisé par ANTHONY MANN

 
Arthur Kennedy. Rock Hudson. Julie Adams. L. Nelsson. J.-C. Flippen, Chuby Johnson, H. Pétrie, F. Ferguson, Jack Lambertq.


Glynn a quitté rapidement le Missouri, territoire devenu brûlant. Il conduit une caravane de fermiers dirigée par Jeremy, au-delà de Portland, en Oregon. Il sauve la vie de Cole, ex-gloire du Kansas. qui allait être pendu pour vol de chevaux, et qui se joint à la caravene. Une attaque de Shoshoes rapproche les deux hommes. Blessée, la fille de Jeremy devra rester un mois à Portland où la caravane s'embarque sur le Queen River, bateau à aubes. Cole reste aussi : les provisions acquises par les fermiers leurs seront livrées en septembre. Des mois passent, sans nouvelles, et Jeremy avec Glynn. décide d'aller à Portland. On y a trouvé de l'or, et Hendricks. le patron du saloon et du gênerai store a vu, avec l'afflux des mineurs, les denrées décupler de prix.


Au saloon régnent Cole et la fille de Jeremy, mais Glynn fait charger ses provisions et son bétail sur le bateau qui lève l'ancre de justesse après une bataille rangée qui voit Cole et un joueur professionnel Tyle, se joindre à l'équipe augmentée d'une demi-douzaine de « dockers ». Hendricks les poursuit avec ses hommes, mais Cole, Glynn et Tyle leur tendent une embuscade meurtrière. Le convoi avait débarqué avant le point habituel : il poursuit sa route difficilement ; les dockers ne tiennent pas à aller jusqu'au village des fermiers. Ils préféreraient vendre les provisions aux mineurs des collines. Cette fois Cole laisse faire et prend le commandement abandonnant Glynn en pleine montagne. Mais il réussit à les suivre et Jeremy lui laisse un cheval : il attend le convoi à un gué, et malgré l'aide apportée à Cole par les mineurs, Glynn et Jeremy aidés de Tyle s'en sortent. Les fermiers pourront passer l'hiver sans mal...


 Bend of the river et un des chefs-d'œuvre du western et Anthony Mann et Borden Chase ont signé là une œuvre qui, après vingt ans. n'a pas une ride et demeure un exemple de grand cinéma psychologique et d'action. En fait, on a rarement fait mieux, sauf peut-être dans"Naked spur" du même Anthony Mann, pour donner à sentir, presque physiquement, une nature riche et vierge, belle et charnelle, et pour montrer des hommes décidés à quitter un passé, une vie pour aller en avant, se reconstruire et se retrouver. C'est cette richesse dans la peinture des caractères, cette accumulation de touches, de gestes, de réflexions qui donnent au personnage mannien (ici, James Stewart. extraordinaire de vérité), cette épaisseur, cette réalité qui nous attachent à lui. Car l'homme et la nature sont ici indissolublement liés, à la conquête l'un de l'autre, jusqu'à une harmonie qui ne s'acquiert que dans la lutte et par la volonté. Les affameurs nous propose, dans des paysages grandioses, photographiés avec un sens aigu de cette nature, une série de personnages qui évolueront logiquement avec l'action.
LES AFFAMEURS

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Publié dans FILMS ANCIENS

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