WEEK-END A ZUYDCOOTE

Publié le par cinestranger

WEEK-END A ZUYDCOOTE

Réalisation    ....................................     Henri VERNEUIL (1964)

Scénario d'après le roman de.......................     Robert MERLE
Adaptation   .............  ......................     Robert MERLE et Henri VERNEUIL
Musique  .......................................     Maurice JARRE

avec
Julien Maillât  .................................. Jean-Paul BELMONDO
Alexandre   ..................................... François PÉRIER
Pierson    ....................................... Jean-Pierre MARIELLE
Dhéry   ........................................ Pierre MONDY
Pinot   ......................................... Georges GERET
Jeanne   ........................................ Catherine SPAAK
Hélène  ........................................ Marie DUBOIS
Virrel  ......................................... Albert RÉMY
Jacqueline   ..................................... Marie-France BOYER
La gouape ..................................... Jean-Paul ROUSSILLON
Le croque-mort ................................. Pierre VERNIER
Antoinette   ..................................... Marie-France MIGNAL
Le capitaine   ................................... Ronald HOWARD


Juin 40, à quinze kilomètres de Dunkerque, sur une étroite bande de plage pilonnée par l'artillerie allemande, soldats français et anglais sont pris au piège. Durant un samedi et un dimanche nous suivrons quelques soldats, Alexandre. Dhery, Pierson, Maillât, ce dernier le plus actif de tous, qui veut tenter de s'embarquer avec les troupes anglaises. Robinson. l'officier anglais, l'envoie trouver le capitaine de l'embarquement. En route, il rencontre deux jeunes filles. Jeanne et Antoinette. Le capitaine anglais le fait ensuite embarquer, mais le cargo est touché par une bombe de Stuka et voilà Maillât de nouveau sur la plage. Il revient vers la maison de Jeanne pour la tirer des mains de deux soldats. Retourné vers ses copains, il leur confie son aventure. Très vite, Alexandre est tué. Maillât retourne chez Jeanne : elle le rejoindra le soir et ils essaieront alors de fuir. Mais lorsqu'elle arrive, Maillât, à son tour, est mort...


 Bien secondé par une excellente équipe technique, Henri Verneuil fait preuve ici d'un métier très solide. Il dit l'horreur et l'absurdité de la guerre. Jean-Paul Belmondo est bon, souvent juste sans crèver l'écran. Il y a  la superbe photographie de Henri Decae qui joue admirablement sur trois couleurs : l'ocre du sable, le marron-kaki des uniformes, le bleu-vert de la mer et du ciel.

« Ce film ne pouvait être tourné qu'avec des budgets américains, estime Henri Verneuil. Notre budget nous obligeait à tourner en huit semaines. On a mis des pneus dans Dunkerque et on les faisait flamber pour faire croire que la ville brûlait. Il y avait une fumée acre. Les gens qui ont passé leur vacances dans la région cette année-là doivent encore se souvenir de Week-end à Zuydcoote ! Nous avons tourné dans un coin où il y a très peu de figurants, il a donc fallu traiter avec une usine où les gens ne travaillent pas le dimanche pour avoir des figurants. Nous avons d'ailleurs eu tort de les payer avant le tournage car, quand j'ai dit : "Moteur, levez-vous tous !", ils étaient tous ronds comme des Polonais. Tout le film était dessiné plan par plan. J'avais en tout dix-sept voitures d'époque qui ne roulaient pas. Quand je filmais Belmondo qui marchait le long des camions, je filmais un plan puis, dans la nuit, les grues prenaient les voitures et les déplaçaient pour qu'on continue à avoir des voitures sur l'image. Avec dix-sept voitures, j'en ai montré cinq mille ! Nous avons même gagné deux jours sur les huit semaines. J'étais soutenu par deux producteurs qui aimaient le film, les frères Hakim. C'étaient des producteurs difficiles mais qui aimaient le produit qu'ils faisaient. Ils étaient avec moi et j'aurais démoli des montagnes. »

 
WEEK-END A ZUYDCOOTE

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