BABETTE S'EN VA EN GUERRE

Publié le par cinestranger

BABETTE S'EN VA EN GUERRE
Réalisation    ....................................     CHRISTIAN-JAQUE (1959)
Scénario  .......................................     Raoul LÉVY, Gérard OURY

Avec
Babette   ....................................... Brigitte BARDOT
Gérard de Crécy ................................ Jacques CHARRIER
Général Von Arenbera .......................... Hannes MESSEMER
Capitaine Darcy  ____............................ Yves VINCENT
Major Fitzpatrick  ............................... Ronald HOWARD
Commandant Schulz ............................. Francis BLANCHE
Louis   ......................................... René HAVARD
Capitaine   ...................................... Jacques HILLING
Emile  ......................................... Alain BOUVETTE
Pierrot   ........................................ Charles BOUILLAUD
Antoine   ....................................... Jean CARMET
Le Duc de Crécy-Lozère  ........................ Pierre BERTIN
Mme Fernande  ................................. Mona GOYA
Gustave   ....................................... Noël ROQUEVERT
Sergent Bill .................................... Robert BERRY
Mado   ......................................... Françoise BELIN
Juin 1940. Babette, jeune et naïve serveuse de restaurant en chômage, est recommandée
par un ami peu délicat à la patronne d'une maison de plaisir du Tréport. Devant la menace allemande Babette et les pensionnaires sont évacuées vers l'Angleterre. A Londres, elle rencontre le beau lieutenant Gérard de Crécy qui la fait engager comme femme de ménage au Quartier Général de la France Libre.

 

Le Major Fitzpatrick, officier de renseignement britannique remarque son étrange ressemblance avec Hilda, l'ex-maîtresse du  responsable allemand du débarquement en Angleterre, le Général Von Arenberg.

 
Après un entraînement intensif, elle est parachutée en France avec Gérard afin d'enlever le Général. Après de multiples aventures, elle se fait engager par Schulz. chef de la Gestapo, pour surveiller Von Arenberg. Celui-ci ne tarde pas à remarquer Babette, dont la présence évoque
tant de souvenirs. Malgré la Gestapo... et la résistance, Babette réussira sa mission. A Londres, tandis que leurs supérieurs sont décorés,   Babette  et  Gérard  connaîtront   le bonheur.

  

Cette comédie de guerre de bonne humeur a été réalisé par Christian-Jaque, qui est probablement mieux connu pour ses films d'aventures historiques Fanfan la  Tulipe  (1952) et La Tulipe Noire (1964). Le Producteur Raoul Lévy  a d'abord offert le poste de réalisateur à Roger Vadim, mais il a refusé . Martine Carol a refusé le rôle principal et a été remplacée par Brigitte Bardot. Le film a été un énorme pari, puisque c'est la première fois qu'un film comique sur la Seconde Guerre mondiale a été fait en France. Le succès commercial du film a révélé un riche filon dont des cinéastes dont  Gérard Oury.

Christian-Jaque, bourré de talent, était relégué au rang des vieux croûtons en cette époque de "nouvelle vague ".Le scénario soumis à l'approbation  de Brigitte Bardot la " faisait hurler d'horreur et de désespoir". Elle  renvoya le script avec sur la dernière page qui devait porter sa signature et son approbation: « Je ne tournerai jamais une merde pareille » car le scénario parlait d'une Babette sorte de  Mata Hari sexy, vulgaire, qui couchait avec tout le monde.
Raoul Lévy qui  connaissait bien Brigitte et  savait que si elle disait  « non », c'était « non »pensa alors à Gérard Oury qui, avant d'être le merveilleux metteur en scène  et après avoir abandonné sa carrière d'acteur, eut une période transitoire de scénariste-dialoguiste de talent.
Raoul, Christian et Gérard se mirent au travail jour et nuit. Ils remodelèrent une Babette naïve mais efficace et quelques jours plus tard, après avoir lu attentivement la nouvelle Babette, Brigitte apposait sa signature au bas du script.
Restait à trouver un  partenaire  à Brigitte! Elle  fit une journée d'essai aux studios" de Saint-Maurice,
et  Jacques Charrier lui attira plus que son attention.
Il plaisait aussi à Raoul Lévy, à Christian-Jaque et à Gérard Oury.

Ainsi, ayant bâti une réputation comme une tentatrice sexuelle dans des films tels que " Et Dieu ... Créa La Femme" (1956), Brigitte Bardot fit un retour surprenant ici en  la personne de la  bonne fille innocente de ses premiers films. 
 
Francis Blanche est absolument hilarant en chef sadique de la  Gestapo, avec dialogues Michel Audiard
 
BABETTE S'EN VA EN GUERRE

BABETTE S'EN VA EN GUERRE

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