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SIMONE SIGNORET
 « Grande dame » du cinéma français, entrée dans l'industrie du rêve par la « petite porte », en faisant de la figuration pour gagner sa vie au moment où résonnaient sur les pavés de Paris les bottes allemandes.
 
 
Actrice française née  Kaminker le 25/03/1921 en Allemagne(Wiesbaden) à une période où la Hesse était sous occupation française. Simone Henriette Charlotte Kaminker avait un père militaire. Et ce fringant sous-officier français était cantonné en Allemagne en occupant, ne se doutant pas que dix-neuf ans plus tard il allait être obligé de s'expatrier en Angleterre pour fuir le déferlement nazi...
Son père, juif polonais, rejoint l'Angleterre et laisse Simone s'occuper de la famille. Elle travaille  alors comme dactylo en France et secrétaire de Jean Luchaire directeur des "Nouveaux Temps" qui sera fusillé à la libération.
A dix-neuf ans, Simone Henriette, elle, a préféré rester. Avec son baccalauréat et une solide connaissance de l'anglais comme seuls bagages, elle s'est installée dans la Ville-Lumière. Pour vivre, elle donnait des cours d'anglais.
Pour arrondir ses fins de mois, la jeune fille tente sa chance en faisant la file devant les grilles des studios et à Saint Germain des Prés et le café des Flores et se fait des amis : Jacques Prévert, Daniel Gélin, Roger Blin, Raymond Bussières. Engagée, elle fait de la figuration dans « Le Prince charmant » et « Boléro » de Jean Boyer, obtient un rôle minuscule dans « Les visiteurs du soir » de Marcel  Carné, apparaît dans « Adieu, Léonard » de Pierre Prévert...

 


Elle aura une brève romance avec Daniel Gélin.

Ainsi elle sera figurante dans de grands films du cinéma français : "Les visiteurs du soir", "Les enfants du paradis". Puis des rôles plus importants " Beatrice devant le désir"...jusqu'à son premier grand rôle dans "Les démons de l'aube"d'YVES ALLEGRET dont elle tombera amoureuse et l'épousera en 1944. Elle donne le jour à une fille, Catherine Allégret... Le couple se sépare cinq ans plus tard, mais Simone qui se fait dorénavant appeler Signoret, continue à tourner sous la direction de son ex-mari chaque fois que l'occasion s'en présente. Notamment « Dédé d'Anvers » en 1948, et « Manèges » un an plus tard.

En 1947 SIMONE SIGNORET obtient le prix Suzanne Bianchetti. Puis de par sa connaissance de la langue anglaise,  elle va à Londres tourner "Les guerriers de l'ombre" sous la direction du Britannique Charles Crighton.
Déjà, producteurs et réalisateurs se l'arrachent. Max Ophùls, Maurice Tourneur, Luis Bunuel, René Clément, tiennent à inscrire son visage aux lignes parfaites dans leur viseur... Dans « Les Diaboliques » d'Henri-Georges Clouzot, son interprétation est jugée exceptionnelle. Lauréate du prix Suzanne Bianchetti pour « Macadam », SIMONE SIGNORET obtient une des plus hautes récompenses britanniques pour trois films : « Casque d'Or » de Jacques Becker, « Les sorcières de Salem » de Raymond Rouleau et « Room at the Top » (« Les chemins de la Haute Ville ») de Jack Clayton. Il s'agit du Royal Academy Award, considéré à juste titre comme « l'Oscar britannique » pour la meilleure interprétation.
C'est d'ailleurs son troisième film primé, son époustouflante performance dans le rôle d'Alice Aisgill qui lui vaut le « véritable » Oscar, la plus haute récompense américaine, en 1958. Pourtant, la procédure préalable des « nominations » avait mis en lice des candidates redoutables : Katharine Hepburn et Liz Taylor dans « Sudburn dans « Nun's Story » (« Au risque de se perdre »)...
Pour la première et la seule fois de son histoire, la célèbre statuette était attribuée à une actrice française, et du coup Simone Signoret occupait dans le firmament une place égale à celle des « stars » les plus éblouissantes...

Je ne suis pas près d'oublier les hurlements de joie qui éclatèrent quand Rock Hudson, chargé d'ouvrir l'enveloppe qui ne contenait qu'un seul nom parmi les cinq noms « nominés » hurla littéralement mon nom : « Simauauaune Signoray! ». Ni ma course dans la travée, ni la montée du petit escalier sur la gauche, pour finalement recevoir sur scène la statuette légendaire qui, à tort ou à raison, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, vous sacre pour un an, dans la capitale du cinéma, « meilleure actrice du monde »... Je serais une abominable hypocrite si je disais que tout cela n'est qu'une péripétie. C'était formidable! C'était ma victoire, c'était un salut. C'était la victoire de ceux qui avaient voté pour moi...
SIMONE SIGNORET figure dans « Paris brûle-t-il? » de René Clément, poursuit sa carrière internationale en tournant « Ship of Fools » (« La nef des fous ») sous la direction de Stanley Kramer, puis « The Deadly Affair » (« M. 15 demande protection ») de Sydney Lumet pour la télévision américaine. Pour ne pas être en reste, le jury du festival de Moscou lui attribue le prix d'interprétation pour son rôle dans « Le jour et l'heure » de René Clément, mais par contre « Mutter Courage » qu'elle tourne en Allemagne de l'Est reste inachevé...

 

En 1949, après avoir eu le coup de foudre pour Yves Montand , elle divorce et épouse Yves en 1951 à Saint-Paul de Vence.
Yves et Simone s'installe à Paris dans une ancienne librairie qu'ils baptisent "La roulotte" et qui leur permet de réunir les amis.
SIMONE SIGNORET se lance dans le théâtre avec Yves  avec Raymond Rouleau "Les Sorcières de Salem".

 

 


Elle restera ensuite 2 ans sans tourner mais elle s'engage politiquement, notamment sur la guerre d'Algérie et le droit à l'insoumission avec Sartre, Duras, Resnais...
En 1960 elle n'hésite pas à jouer une femme plus âgée qu'elle dans "Les mauvais coups". Ce sera un tournant dans sa carrière.
Ce sera son apothéose artistique et sa première déconvenue conjugale : Yves s'éprend de Marilyn Monroe".
Mais elle laisse passer l'orage .
SIMONE SIGNORET ira tourner ensuite en Italie, USA et Angleterre. Elle joue au notamment "Macbeth" à Londres en anglais.
Elle est devenue un "monstre sacré" et elle donne leur chance à de jeunes réalisateurs "Costa Gravas""Alain Corneau" "Patrice Cherreau"...
Après « L'Aveu », il y eut « La Veuve Couderc » et « Les Granges Brûlées », une nouvelle facette du talent de Simone Signoret, un nouveau type de personnage qu'elle semble affectionner, pétri de tendresse sous une rude carapace.  «CHERE INCONNUE » qu'elle tourne avec Jean Rochefort .
Ce sera l'histoire de deux solitudes parallèles et pourtant toutes proches, la quête d'un amour illusoire, un rêve absurde entretenu à travers une correspondance qui ne mène nulle part.

SIMONE SIGNORET travaille aussi pour la télévision  dans le rôle d'un juge. Elle a travaillé jusqu'à son dernier souffle .
François Perrier a dit de Simone "elle était la droiture même. Elle ignorait les courbes"
Elle disait "Je n'ai jamais eu des opinions politiques. J'ai eu des opinions sociales, sentimentales et humanistes"

JEAN BOYER      ...    LE PRINCE CHARMANT      1941
JEAN BOYER     ...    BOLERO     1941
MARCEL CARNE ...     LES VISITEURS DU SOIR     1942
LOUIS DAQUIN ...     LE VOYAGEUR DE LA TOUSSAINT     1942
ANDRE BERTHOMIEU     ...    L'ANGE DE LA NUIT     1942
JACQUES PREVERT     ...ADIEU LEONARD     1943
JEAN FAUREZ     ...    SERVICE DE NUIT     1943
JEAN TARRIDE     ...    LE MORT NE RECOIT PLUS     1943
JEAN DE MARGUENAT     ...     BEATRICE DEVANT LE DESIR     1943
YVES ALLEGRET ...    LA BOITE AUX REVES     1943
BERNARD ROLAND ...    LE COUPLE IDEAL     1945
YVES ALLEGRET ...    LES DEMONS DE L'AUBE     1945
MARCEL BLISTENE     ...    MACADAM     1946
JEAN SACHA     ...     FANTOMAS     1947


CHARLES CRICHTON ...LES GUERRIERS DANS L'OMBRE ...    AGAINST THE WIND     1947
YVES ALLEGRET ...    DEDE D'ANVERS     1947
MAURICE TOURNEUR ...    L'IMPASSE AUX DEUX ANGES     L'IMPASSE AUX DEUX ANGES     1948
YVES ALLEGRET ...    MANEGES     1949


LEOPOLD LINTBERG     ...SUZANNE ET SON MARIN     1949
MAX OPHULS ...    LA RONDE     1950
JEAN PAUL LE CHANOIS     ...    SANS LAISSER D'ADRESSE     1950
FRANK TUTTLE     ....    LE TRAQUE     1950
HENRI CALEF     ....    OMBRE ET LUMIERE     1950


JACQUES BECKER ...    CASQUE D'OR     1951
 

 
MARCEL CARNE ...    THERESE RAQUIN     1953


HENRI GEORGES CLOUZOT ...    LES DIABOLIQUES     1954


WOLFGANG STAUDTE     ...    MUTTER COURAGE UND IHRE KINDER     1955
LUIS BUNUEL     ...    LA MORT EN CE JARDIN     1956
RAYMOND ROULEAU     ....    LES SORCIERES DE SALEM     1956
YANNICK BELLON     ...    UN MATIN COMME LES AUTRES     1957
JACK CLAYTON     ...    LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE     1959


FRANCOIS LETERRIER     ...    LES MAUVAIS COUPS     1960
ANTONIO PETRANGELI     ...    ADUA E LE COMPAGNE     1960
MICHEL BOISROND LES AMOURS CELEBRES ...    THE MARK     1961
PETER GLENVILLE     ...LE VERDICT     1961
RENE CLEMENT ...    LE JOUR ET L'HEURE     1962
JACQUES BARATIER     ...    DRAGEES AU POIVRE     1963
CHRIS MARKER     ...    LE JOLI MAI     1963
RENE CLEMENT ...    PARIS BRULE T'IL     1965
COSTA GRAVAS ...COMPARTIMENTS TUEURS     1965

STANLEY KRAMER ...LA NEF DES FOUS ...    SHIP OF FOOLS     1965
SIDNEY LUMET     ...M 15 DEMANDE PROTECTION ....    THE DEADLE AFFAIR     1966
SIDNEY LUMET       ...LA MOUETTE ....    THE SEAGULL     1968
CURTIS HARRINGTON ...    LE DIABLE A TROIS ...    GAMES     1968
JEAN PIERRE MELVILLE     ...     L'ARMEE DES OMBRES     1969


MARCEL BOZUFFI ...    L'AMERICAIN     1969
COSTA GRAVAS ...     L'AVEU     1969
ROGER PIGAUT     ...    COMPTES A REBOURS     1970


PIERRE GRANIER DEFERRE     ...    LE CHAT     1971


PIERRE GRANIER DEFERRE     ...    LA VEUVE COUDERC     1978
JEAN CHAPOT     ..    LES GRANGES BRULEES     1973 
RENE ALLIO     ...    RUDE JOURNEE POUR LA REINE     1973
PATRICE CHEREAU     ...     LA CHAIR DE L'ORCHIDEE     1974
ALAIN CORNEAU ...    POLICE PYTON 357     1976


MOSHE MIZRAHI     ...    LA VIE DEVANT SOI     1977


PATRICE CHEREAU     ...    JUDITH TERPAUVE     1978


JEANNE MOREAU     ...    L'ADOLESCENTE     1978


MOSHE MIZRAHI     ...     CHERE INCONNUE     1979
MICHEL DRACH     ...    GUY DE MAUPASSANT     1981
PIERRE GRANIER DEFERRE ...     L'ETOILE DU NORD     1982

Rappelons aussi que Simone Signoret a tourné pour la télévision dans la série : Madame le Juge , Music-hall de Marcel Bluwal sans oublier Thérèse Humbert .
SIMONE SIGNORET
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Tag(s) : #ACTRICES

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