THE SERVANT

Publié le par cinestranger

THE SERVANT
Réalisation de Joseph Losey, Grande-Bretagne, 1963.
AVEC
Dirk Bogarde (Barrett), James Fox (Tony), Wendy Craig (Susan), Sarah Miles (Vera), Catherine Lacey (Lady Mounset), Richard Vernon (Lord Mounset), Ann Firbank (femme de la haute société), Doris Knox (femme âgée), Harold Magee (l'évêque), Alun Owen (le vicaire), Jill Melford (jeune femme), Harold Pinter (homme de la haute société), Derek Tansley (maître d'hôtel), Gerry Duggan (garçon de café), Brian Phelan (l'Irlandais), Hazel Terry (la femme au grand chapeau), Philippa Hare (la fille dans la chambre à coucher), Dorothy Bromiley (la fille de la cabine téléphonique), Alison Seebohm (une fille dans un pub), Chris Williams (le caissier du bar), John Dankworth (le chef d'orchestre), Davy Graham (guitariste), Colette Martin, Joanna Wake, Harriet Devine (filles devant la cabine téléphonique).
A la suite du décès de ses parents au Kenya, Tony, un jeune et riche aristocrate, acquiert dans le quartier de Chelsea, à Londres, une maison de style géorgien. Malgré l'élégance de ses apparences, la maison est en ruine, et Tony engage un domestique, Barrett , pour s'occuper de la restauration de l'édifice. Grâce à la diligence et aux talents de Barrett, la maison est rapidement transformée en demeure luxueuse, confortable et de bon goût. Barrett assure un service impeccable, toujours prêt à veiller sur la santé de son maître en lui préparant un cachet d'aspirine ou un bain de pieds chaud .

Susan, la fiancée de Tony, se rend compte assez vite que Barrett est en train d'usurper son propre rôle , et l'ascendant que le domestique ne laisse pas de prendre sur son fiancé la rend très agressive à l'égard de Barrett. Ce dernier installe alors au domicile de Tony une jeune femme. Vera, qu'il fait provisoirement engager comme femme de ménage et qu'il présente comme étant sa propre sœur. Vera séduit Tony. Mais, un peu plus tard, ce dernier fait la découverte de la nature des relations qui unissent Barrett et Vera : en revenant plus tôt que prévu de week-end avec Susan, il s'aperçoit que son serviteur et la jeune femme ont profité de son absence pour faire l'amour dans son propre lit.

Dégoûté, il les chasse tous les deux, non sans essuyer les pires insultes. Mais Tony est devenu totalement dépendant, psychologiquement, de Barrett. Avili et humilié, il commence à boire, à se disputer avec Susan, et il laisse sa maison se dégrader progressivement. Mais, un jour, Tony retrouve par hasard Barrett dans un pub  et le reprend à son service.

Dès lors, le jeune homme n'est plus qu'un jouet entre les mains de son arrogant et violent serviteur, qui le subjugue et anéantit en lui toute volonté . Sous la domination totale de Barrett, Tony laisse l'élégante maison de Chelsea devenir un lieu de débauche, d'orgies et de toutes sortes de perversions; lui-même sombre irrémédiablement dans l'usage de la drogue .


C'est en 1954 que Joseph Losey manifesta son intérêt pour le court roman de Robin Maugham intitulé « The Servant ». Il offrit immédiatement le rôle titre à Dirk Bogarde qui manifesta une certaine surprise : le personnage de Barrett était pour le moins différent de ceux qu'il avait alors l'habitude d'interpréter à l'écran. Finalement, l'acteur et le metteur en scène estimèrent que le projet avait de toute façon fort peu de chance d'aboutir, à une époque où une censure rigoureuse continuait de sévir sur la production britannique.
Les droits du roman avaient été acquis par Michael Anderson, qui en avait confié l'adaptation au dramaturge Harold Pinter. Après avoir racheté les droits pour la somme de 12 000 dollars, Joseph Losey s'associa à son tour avec Pinter pour donner au scénario sa forme définitive. S'étant assuré par ailleurs de la participation de Bogarde, le cinéaste put produire le film à la condition de respecter un budget fixé à 141 000 livres. Non seulement le budget ne fut pas dépassé, mais le film fut un succès commercial.
 
THE SERVANT

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Publié dans FILMS ANCIENS

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