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http://www.cinestranger.com/2019/12/la-comtesse-aux-pieds-nus.html

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS
(The Barefoot Contessa)

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Réalisation de Joseph L. Mankiewicz, États-Unis, 1954.

AVEC : Ava Gardner (Maria Vargas), Humphrey Bogart (Harry Dawes), Rossano Brazzi (Vicenzo Torlatto-Favrini), Edmond O'Brien (Oscar Muldoon), Marius Goring (Bravano), Valentina Cortese (Eleonora Torlatto-Favrini), Warren Stevens (Kirk Edwards), Elizabeth Sellars (Jerry Dawes), Franco Interlenghi (le frère de Maria), Mari Aldon (Myrna), John Parrish (Mr. Black), Gertrude Flynn (Lulu McGee), Jim Gerald (Mr. Blue), Bessie Love (Mrs. Eubanks).

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Dans un petit cimetière italien, sous la pluie. Un peu à l'écart, un homme en imperméable. C'est Harry Dawes, le metteur en scène des films de Maria d'Amata, la grande star qu'on est en train d'enterrer. Il l'a bien connue quand elle n'était que Maria Vargas, et les souvenirs l'envahissent. Tout a débuté dans ce night-club de Madrid où il accompagnait le riche Kirk Edwards, toujours à la recherche de « visages nouveaux », et toujours suivi par Oscar. C'est là qu'ils avaient découvert Maria. Entre Kirk et Maria, les choses avaient mal commencé . Grâce à Harry, Maria avait finalement accepté de les suivre à Rome puis à Hollywood.

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Impressionnés par la beauté et le talent de Maria, Kirk et Harry la persuadent d'accepter le rôle principal dans le film, que Maria considère non seulement comme une évasion parfaite de Madrid, mais aussi comme un moyen pour elle de réaliser ses rêves. Maria a eu du succès dans trois films tous dirigés par Harry. Cependant, elle commence à comprendre que la célébrité hollywoodienne a un prix élevé. À présent, victime des hommes de sa vie, Maria ne peut qu'exprimer qui elle est et ce qu'elle veut vraiment de la vie à son seul véritable ami, Harry.

Insatisfaite de sa carrière , Maria retourne en Europe et rencontre un joueur, Albert Bravano (Marius Goring), qui la traite comme un macho. Elle rencontre  le  comte Vincenzo Torlato-Favrini (Rossan Brazzi), un riche italien qui porte un sombre secret. 

Harry décide de retrouver Maria et apprend qu'elle est fiancée à Vincenzo. La nuit de son mariage, elle découvre que Vincenzo, grand blessé de guerre, ne peut lui offrir qu'un amour platonique et ne pourra pas lui donner des enfants.

Maintenant, elle doit prendre une décision très importante.

Dramatique situation qui aboutira à un dénouement tragique : au cours d'une crise de jalousie, le comte tue Maria et annonce lui-même la nouvelle à Harry . Voilà pourquoi ce dernier se retrouve dans ce cimetière noyé de pluie tandis que le comte s'éloigne entre deux policiers. La vie continue : demain, Harry commence un nouveau film.

La Comtesse aux pieds nus (The Barefoot Confessa, 1954) n'est peut-être pas le meilleur film de Joseph L. Mankiewicz, mais c'est, en France du moins, le plus célèbre (avec Cléopâtre — Cleopatra, 1963). Cela tient à plusieurs raisons, au premier rang desquelles on doit mentionner la présence de deux interprètes mythiques, Ava Gardner et Humphrey Bogart, l'excellence d'un scénario qui demeure un des meilleurs que Mankiewicz ait écrits.

 Pour Ava Gardner, le personnage de Maria Vargas demeure comme le grand rôle de sa carrière.

Un peu en retrait, témoin lucide et désabusé de cette histoire cruelle et vaine, Bogart est l'authentique porte-parole de Mankiewicz, dont il exprime le jugement sévère sur l'univers truqué du vieil Hollywood.

L'histoire de Maria Vargas nous est contée à travers trois récits : celui de Harry Dawes, son metteur en scène, plein d'amitié et de noblesse, celui d'Oscar, personnage assez lamentable de la faune hollywoodienne et témoin forcé d'une aventure à laquelle il ne comprend rien, et enfin celui du comte Torlatto-Favrini, mari platonique d'une épouse à qui il ne pourra apporter le bonheur qu'elle n'avait pu trouver dans la gloire factice décernée par les fabricants de mirages californiens. L'histoire de Maria se recompose sous nos yeux, au moyen de flash-back qui la reconstituent élément par élément, comme un puzzle à la fois facile et truffé de secrètes complications.

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Tag(s) : #FILMS ANCIENS

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