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SIN CITY

2005

réalisé par Robert Rodriguez

avec

Mickey Rourke, Jessica Alba, Josh Brolin, Joseph Gordon-Levitt, Rosario Dawson, Bruce Willis, Eva Green, Powers Boothe, Dennis Haysbert, Ray Liotta, Stacy Keach, Jaime King, Christopher Lloyd, Jamie Chung, Peremy Piven, Christopher Meloni, Juno Temple, Marton Csokas, Jude Ciccolella, Julia Garner, Lady Gaga, Alexa Vega, Patricia Vonne, Bart Fletcher, Alejandro Rose-Garcia

Quatre histoires de crime adaptées des bandes dessinées populaires de Frank Miller, se concentrant sur une brute musclée qui cherche la personne responsable de la mort de sa bien-aimé Goldie (Jaime King), un homme  dans un monde où les forces de l'ordre corrompues de Sin City font  la loi dans une horrible erreur. Il est un  flic qui risque sa vie pour protéger une fille d'un pédophile et d'un tueur à gages cherchant à gagner un peu d'argent.

"Sin City " est une curiosité dans la mesure où son réalisateur, Robert Rodriguez (« Desperado »), n'a pas adapté à l'écran la bande dessinée de Frank Miller, mais l'a transférée intacte, au point d'avoir pris chacune des images du créateur, avec son graphisme en noir et blanc, ses silhouettes épurées et son dialogue minimaliste, et de les avoir traduites sous forme de cases en mouvement. Si le cinéaste a été acculé à cette démarche, c'est qu'il souhaitait ardemment porter l'univers de « Sin City » à l'écran, et que Frank Miller refusait tout aussi obstinément de voir son œuvre adaptée au cinéma, persuadé que l'entreprise était irréalisable sans un compromis, auquel il mettait anticipativement son veto. C'était son « bébé », et il n'était pas question que l'on y touchât. Miller s'est cramponné à son point de vue, jusqu'à ce que Robert Rodriguez fasse le siège de son avocat, puis de son éditeur, avant de le traquer lui-même et de lui mettre sous le nez quelques premiers tests censés ne dépouiller l'original ni de son âme ni de sa beauté graphique. F,t Frank Miller d'être bluffé par le résultat, au point de donner son accord séance tenante. La méfiance du dessinateur apparaît, a posteriori, d'autant plus paradoxale que son graphisme s'inspire nettement du découpage cinématographique et que ses précédentes créations — « Elektra » et « Ronin » — ont déjà trouvé le chemin des studios, sans qu'il ait eu à s'en plaindre.


Née en 1991, la B.D. américaine « Sin City » est rapidement devenue, par son es-thétisme et sa violence, l'un des romans graphiques les plus plébiscités de sa génération. Comme le laisse entendre le titre générique de la série, cette ville du pèchent recense que des truands, des policiers corrompus et des prostituées tout en cuir et en déhanchements, avec l'exception noble de quelques héros accrochés à des lambeaux de probité, comme le détective incarné par Bruce Willis. Pour la circonstance, Robert Rodriguez a regroupé trois des livres de Miller en un seul scénario : « Sin City », « Le grand carnage » et « Cet enfant de salaud », dont les effets spéciaux ont été confiés à trois concepteurs différents. Au-delà de la démarche esthétique, le film réunit une impressionnante galerie d'acteurs, dont certains, tel Mickey Rourke, sont rendus méconnaissables par le maquillage et les prothèses, tandis que d'autres, comme Elijah Wood, désarçonnent dans le contre-emploi. Le gentil Frodon du « Seigneur des anneaux » devenant, pour l'occasion, un tueur cannibale à la Hannibal Lecter.


Fidèle à la B.D., Robert Rodriguez a totalement recréé la cité par ordinateur en s'inspirant des dessins de Miller. Une démarche qui aura contraint les acteurs à jouer devant des écrans verts et, parfois même, en l'absence de partenaires, avant que ne s'ajoutent les décors créés en images de synthèse. « Sin City » a été filmé avec les toutes nouvelles caméras haute définition Sony HFC-950, les plus avancées en matière d'imagerie numérique, également utilisées par George Lucas pour le dernier épisode de « Star wars ». « La revanche des Sith ». Pour l'anecdote, Robert Rodriguez a invité son ami Quentin Tarantino — avec qui il avait travaillé dans « Desperado », « Four rooms » et « Une nuit en enfer », et pour qui il avait composé la musique de « Kill Bill 2 » — à diriger une séquence de son film. Les plus avertis du style du réalisateur de « Pulp fiction » reconnaîtront la scène sous la pluie du « Grand carnage », dans laquelle Dwight (Clive Owen), au volant d'une voiture, croit que Jaclae Boy (Benicio Del Toro), pourtant à l'état de cadavre sur le siège passager, lui parle.

 

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Tag(s) : #FILMS ANCIENS

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