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Enfant terrible de Hollywood au début des années 40, Orson Welles apposa la marque de son génie sur tout ce qu'il entreprenait.

Orson Welles est un réalisateur, scénariste et acteur américain né le 6 mai 1915 à Kenosha (Wisconsin - U.S.A.) et décédé le 10 octobre 1985.

 Welles a été tout à la fois  metteur en scène et acteur de théâtre, réalisateur et acteur à la radio, écrivain, romancier et dramaturge sans oublier sa carrière à la télévision et ses innombrables interprétations au cinéma .

Son père était inventeur farfelu et sa mère pianiste. Il passe sa jeunesse à Chicago puis, à la mort de sa mère, il voyage avec son père à travers le monde notamment en Chine. Dès 1926,  Orson Welles se révèle passionné par le théâtre (il était en fait monté sur les planches la première fois à l’âge de trois ans dans "Madame Butterfiy") .Selon la légende, dés ses 6 ans il travaillait sur un théâtre de marionnettes et à 11 ans il jouait à lui tout seul tous les rôles du "Roi Lear". Son tuteur sera le docteur Bernstein à la mort de son père en 1930.Il jouera le rôle du duc Karl Alexandre ( 60 ans) dans 'Le juif Süss".
De 1931 à 1936, Welles joue aussi bien Ibsen et Shakespeare que Tchekov, Marlowe et Labiche et en 1937, il fonde avec John Houseman le Mercury Theatre subventionné par l'état puis indépendante.Ainsi il fera jouer "Macbett" uniquement avec des noirs.

Le 30 octobre 1938, son émission de radio "La Guerre des Mondes" avec sa voix grave et musicale  , d’après le roman de H.G. Wells terrorise l’Amérique et crée une panique nationale. Le réalisme de l’émission avait en effet donné l’impression que les Martiens avaient effectivement débarqué sur le sol américain ( Bal retransmis en direct et interrompu par des flashs d'information). La R.K.O. lui signe alors un contrat et en 1941 CITIZEN KANE est un véritable coup de théâtre dans l’industrie cinématographique.
Welles s’inspire de la vie du magnat de la presse William Randolph Hearst et porte à leur perfection une succession de procédés techniques tels que la profondeur de champ,la caméra subjective, le rapport images et sons  et la construction d’un récit en "flashes-back ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er juillet 1942, La Splendeur des Amberson, amputé d'un tiers de sa longueur — ce qui lui fait perdre beaucoup de sa tonalité douce-amère —, sort sur les écrans de Los Angeles, jumelé avec un film bouche-trou, Mexican Spitfire Sees a Ghost (1942). La carrière d'Orson Welles semble dès lors brisée : l'enfant terrible de Hollywood n'est plus considéré que comme un excentrique dépensier.
Quant au Voyage au pays de la peur, il a encore été plus massacré que La Splendeur des Amberson par les monteurs de la RKO. Welles prend le sage parti de quitter Hollywood, de même que sa vedette, la belle Dolores del Rio : consternée par le gâchis qu'a subi son travail, elle regagne son Mexique natal.

Lorsque Welles reviendra à Hollywood, quelques mois plus tard, ce ne sera qu'en qualité d'acteur. Dans Jane Eyre (Jane Eyre, 1943), il tient le rôle du sombre Rochester (et y apparaît étonnamment mince). La production a été mise sur pied par David 0. Selznick, puis vendue avec deux autres projets de ce dernier, Claudia (1943) et Les Clés du royaume (Keys to the Kingdom, 1944), à la 20th Century-Fox, Selznick ayant d'urgents besoins d'argent. La réalisation du film est confiée à Robert Stevenson, Selznick supervisant pour sa part le scénario écrit par Aldous Huxley. Le rôle de Rochester a été conçu, à l'origine, pour un acteur plus âgé que Welles, en l'occurrence Ronald Colman. Mais celui-ci est tombé malade, quant à l'autre acteur pressenti, Laurence Olivier, il vient de s'enrôler dans l'armée britannique. Le rôle échoit donc à Welles et, de façon assez inattendue, la décision est unanimement approuvée. Jouant avec une superbe emphase théâtrale, il fait de Rochester un personnage plein de jeunesse et d'allant. Colman et Olivier auraient peut-être davantage joué la carte de la subtilité mais Welles insuffle à son personnage une sorte de fureur romantique proche de celle d'Heathcliff, un autre héros des sœurs Brontë.
Jane Eyre est bien accueilli, et Welles n'a aucune difficulté à trouver d'autres rôles. Il fait une belle composition, aux côtés de Claudette Colbert, dans un curieux mélodrame, Demain viendra toujours (Tomorrow Is Forever, 1946). La même année, on l'autorise à réaliser Le Criminel (The Stranger), où il tient le rôle principal, celui d'un criminel de guerre nazi qui tente de cacher son passé. Aux dires de Welles, le cinéaste-interprète n'a jamais eu une haute opinion sur ce film.
En 1947, il dirige sa femme, Rita Hayworth (ils étaient mariés depuis 1943) dans La Dame de Shanghai (The Lady From Shanghai). Ce somptueux et iconoclaste thriller, aujourd'hui considéré comme un classique du septième art, ne suscite, à l'époque, l'enthousiasme que d'une petite coterie d'admirateurs tandis que Louella Parsons  se déchaîne contre Welles qu'elle qualifie de « prétendu génie » totalement discrédité tant auprès de Hollywood que de son épouse. Il est vrai que le couple divorce peu de temps après (Rita déclara alors : « Je ne peux plus supporter de vivre avec un génie. »)
Mais Welles n'avait pas que des détracteurs et c'est avec quelque surprise qu'il constata que certains de ses pairs compatissaient à ses déboires. Ses deux premiers films comptaient de nombreux admirateurs. Le bruit courut alors que Vera Ralston, la femme du patron de la Republic, Herbert Yates, avait persuadé ce dernier de confier des réalisations à Welles et à John Ford afin de donner quelque prestige à la compagnie. Yates confia effectivement la réalisation de Macbeth (Macbeth, 1948) à Welles.

Si l'on excepte un bref retour à Hollywood en tant que réalisateur pour La Soif du mal (Touch of Evil, 1958), c'est avec Macbeth que Welles fit ses adieux à la Mecque du cinéma. La suite de la carrière du « terrible Orson », pour reprendre les mots de Louella Parsons, sera cahotique, mais souvent brillante, à l'image de son génie flamboyant et fièrement personnel.
Après Macbeth, il commence un Othello (Othello, 1952). Ce travail tourne bientôt à la véritable odyssée, comme cela a souvent été le cas chez Welles. Les prises de vues trament pendant trois ans, de 1949 à 1952, à travers tout le Maroc et l'Italie. Quand l'argent vient à manquer, le tournage s'interrompt et ne reprend que lorsque de nouveaux subsides arrivent.

Dans sa vie , il aura été marié 3 fois et a eu 3 enfants dont il était souvent éloigné en raison de ses occupations professionnelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ORSON WELLES...THE HEARTS OF AGE...1934
ORSON WELLES...CITIZEN KANE...    1941


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NORMAN FOSTER   ..... VOYAGE AU PAYS DE LA PEUR    JOURNEY INTO FEAR...1943
ROBERT STEVENSON ...   JANE EYRE...    1943


 

 

 

 

 

 

EDWARD SUTHERLAND  ...  HOLLYWOOD PARADE...    FOLLOW THE BOYS    1944
IRVING PICHEL  ..  DEMAIN VIENDRA TOUJOURS...TOMORROW IS FOREVER...    1945
ORSON WELLES...LE CRIMINEL ...   THE STRANGER...1946
ORSON WELLES...LA DAME DE SHANGHAI    THE LADY FROM SHANGHAI...1946
GREGORY RATOFF....    CAGLIOSTRO...BLACK MAGIC...1947
ORSON WELLES...MACBETH...    1948
HENRY KING..    ECHEC A BORGIA    PRINCE OF FOXES...1948
CAROL REED ...   LE TROISIEME HOMME...THE THIRDMAN...1949


 

 

 

 

 

HENRY HATHAWAY    LA ROSE NOIRE...THE BLACK ROSE...1950
HILTON EDWARDS ...   RETURN TO GLENNASCAUL...1951
ORSON WELLES...OTHELLO...1952


 

 

 

 

 

 

 

 

 

HERBERT WILCOX  ..  L’AFFAIRE MANDERSON...TRENT'S LAST CASE...1953
SACHA GUITRY  ...  SI VERSAILLES M'ETAIT CONTE...    1953
STENO...    L'UOMO LA BESTIA E LA VIRTU...    1953
SACHA GUITRY...    NAPOLEON...1954
GEORGE MORE O'FERRALL ...   TROIS MEURTRES  ...  THREE CASES OF MURDER...1954
ORSON WELLES...DOSSIER SECRET   ... MR ARKADIN...1955
HERBERT WILCOX    REVOLTE DANS LA VALLEE...1955
ORSON WELLES...DON QUIXOTE...1955
JOHN HUSTON ...  MOBYDICK    -...1956
JACK ARNOLD   ... LE SALAIRE DU DIABLE...PAY THE DEVIL...1957
MARTIN RITT ...   LES FEUX DE L’ETE    LONG HOT SUMMER...1957
ORSON WELLES...LA SOIF DU MAL...TOUCH OF EVIL...1958


 

 

 

 

 

 

JOHN HUSTON   ... LES RACINES DU CIEL    THE ROOTS OF HEAVEN...1958
RICHARD FLEISCHER   ... LE GENIE DU MAL...COMPULSION...1959
RICHARD POTTIER  ...  DAVID ET GOLIATH ...   DAVID E GOLIA...1959
LEWIS GILBERT ...   VISA POUR HONG-KONG  ...  FERRY TO HONG-KONG...1959
ABEL GANCE...AUSTERLITZ...1960
RICHARD FLEISCHER ...   DRAME DANS UN MIROIR   ... CRACK IN THE MIRROR...1960
RICHARD THORPE  ...  LES TARTARES    I TARTARI...1960


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JEAN DREVILLE ...   LA FAYETTE...    1961
JACQUES BARATIER ...   LE DESORDRE...    1961
ORSON WELLES...LE PROCES...    1962
PASOLINI ...   ROGOPACK...1963
ANTHONY ASQUITH  ...  HOTEL INTERNATIONAL    THE VIP'S...1963
DENYS DE LA PATELLIERE ...   LA FABULEUSE AVENTURE DE MARCO POLO...1964
RENE CLEMENT ...   PARIS BRULE-T-IL?...1965
ORSON WELLES...FALSTAFF...    1965


 

 

 

 

 

 

 

JOHN HUSTON   ...  CASINO ROYALE...1966
TONY RICHARD   ... LE MARIN DE GIBRALTAR    THE SAILOR FROM GIBRALTAR...1966
FRED ZINNEMAN ...   UN HOMME POUR L’ÉTERNITE    A MAN FOR AIL SEASONS...1966
MICHAEL WINNER ...   QU’ARRIVERA-T-IL APRES?...I'LL NEVER FORGET WHAT'S NAME?...1967
PHILIP SAVILLE ...   OEPIDE ROI    OEDIPUS THE KING...1967
ORSON WELLES...THE DEEP...    1967
JOHN GUILLERMIN ...   DUEL DANS L’OMBRE...HOUSE OF CARDS...1968
ORSON WELLES...UNE HISTOIRE IMMORTELLE...1968
ROBERT SIODMAK ...   DER KAMPF UM ROM...1968
SIDNEY HAYERS  ... L’ETOILE DU SUD...    1968
VELJKO BULAJIC ...   LA BATAILLE DE LA NERETVA...BITKA NA NERETVI...1969
SERGIU NICOLAESCU...    MIHAIVITEAZU...    1969
GIULIO PETRONI...    TEREPA...    1969
NICOLAS GESSNER...    12+1...    1969
BUD YORKIN ...   START THERE VOLUTION WITHOUTME...    1969
MIKE NICHOLS ....ARCHUK    WATERLOO...1970
HENRY RASKY  ..  UPON THIS ROCK...    1970

JOHN HUSTON    ... LA LETTRE DU KREMLIN...    1970
CLAUDE CHABROL ...   LA DECADE PRODIGIEUSE...    1971
HENRY JAGLOM ...   A SAFE PLACE...    1971
BERT GORDON ..   NECROMANCY...    1971
BRIAN DE PALMA  ...  GET TO KNOW YOUR RABBIT...1972
STIPE DELIC   ... SUTJESKA...1972
HARRY KRUMEL...    MALPERTUIS...    1972
JOHN HOUGH...   L’ILE AU TRESOR...1972
ALEX GRASSHOFF ...   FUTURE SHOCK...1973
ORSON WELLES...VERITES ET MENSONGES...1973
HERBERT KLINE ...  LE DÉFI DE LA GRANDEUR...THE CHALLENGE...1975
STUART ROSENBERG  ...  LE VOYAGE DES DAMNES...VOYAGE OF THE DAMNED...1976
KRSTO PAPIC  ...  TAJLA NIKOLE TESLE...    1980
MATT CIMBER  ...  BUTTERFLY...    1982
HENRY HELMAN ...   WHERE IS PARSI?...    1983
ZALE MAGDER  ...  HOT MONEY...    1983
HENRY JAGLOM  ...  SOMEONE TO LOVE...    1987

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