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LA DIABLESSE AU COLLANT ROSE

titre original HELLER IN PINK TIGHTS

USA. 1959. 

REALISATEUR : George Cukor

Avec Anthony Quinn, Sophia Loren, M. O'Brien.


Une compagnie théâtrale « Healy » parcourt le Far West, en 1860. Elle est poursuive par un créancier furieux. Dans la ville de Cheyenne, dans un saloon, la troupe répète « La Belle Hélène » ; le patron est choqué par l'immoralité du spectacle, on jouera donc « Mazepa ». La vedette de la troupe, Angela, joue au poker, perd tout son argent, se joue elle-même, perd encore ; son vainqueur la réclame, c'est un tueur à gages. Mais le patron, Tom Healy, l'emporte, sans effusion de sang, ou presque...

  

L'univers du théâtre et celui du western se fondent en un seul film. Réalité, poésie et légende s'y mêlent avec humour. La couleur est remarquable : d'abord traité en des tonalités flamboyantes, le film tend vers des tons assourdis qui expriment les déboires de la troupe. Cependant, certaines séquences sont vouées au pur jeu de la couleur: le camaïeu des scènes où Sophia évolue dans une chambre bleue, en combinaison bleue ; une note pourpre, celle d'un peignoir éclatant en fin de séquence. Le camaïeu est lui-même un rappel des décors de « Mazepa ». Le jeu des couleurs constitue à lui seul un récit. Les décors sont également remarquables par leur authenticité, les intérieurs avec leurs accessoires, les costumes, la silhouette, la physionomie même des figurants sont d'une réalité saisissante et peuvent être confrontés à tous les documents d'époque. Les extérieurs sont classiquement les rudes paysages du western, où éclatent les tons rutilants des chariots.
Fusion de deux univers en apparence totalement différents : celui du théâtre et celui du western. 

On pourra observer avec quelle invention photographique, quel mouvement Cukor a traité les séquences de théâtre. On retrouve dans La diablesse au collant rose les thèmes majeurs de l'œuvre abondante de Cukor : le théâtre et la femme.

 


Pour le théâtre, Cukor essaye de définir les frontières qui séparent la réalité de la fiction.
Quant à la femme, Cukor est l'un des très rares qui lui aient consacré son oeuvre ; chez lui, les personnages masculins sont presque toujours simplifiés, et mettent en valeur les éléments féminins dont Cukor a étudié les problèmes psychologiques, sentimentaux et sociologiques.
 

LA DIABLESSE AU COLLANT ROSE

LA DIABLESSE AU COLLANT ROSE

Tag(s) : #FILMS ANCIENS

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