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LUCHINO VISCONTI est né le 02/11/1906 à Milan en Italie est décédé le 17/03/1976.
Sa famille était aristocrate aux origines datant du 13° siècle.Sa mère était mélomane et son père passionné par les chevaux.
Son grand-père et un oncle étaient administrateurs de la Scala.
Il fréquentera les écoles publiques et privées de Milan et ira à Gènes à l'école de cavalerie.Il s'intéresse à tous les arts.
Luchino fera 2 années de service militaire puis ira à Paris en 1934 et se liera d'amitié
avec Coco Chanel. Par elle, il fera connaissance du milieu cinématographique.
Il deviendra ainsi stagiaire de Jean Renoir sur "Toni", "Une partie de campagne" "Les bas-fonds".Ainsi il sera influencé par sa façon de travailler.
Il retourne en Italie , monte 2 pièces, participe à la revue "Cinéma" puis réalise son premier film d'aprés le roman de James Cain" Le facteur sonne 2 fois".Ce sera "Ossessionne" à la réalité nue et avec une exaltation patriotique liée au fasicsme de l'époque.
Puis il attendra 6 ans avant de renouveler cela afin de parfaire sa maîtrise des acteurs  et de l'espace. Il fera beaucoup
de mises en scènes au théâtre.

 


Jusqu'à la fin de sa vie, Luchino Visconti s'est partagé, dans une sorte de fièvre créatrice, entre ses trois passions, le cinéma, le théâtre et l'opéra, avec des mises en scène d'une somptueuse virtuosité imprégnées du sentiment aigu de la mort.
Bien que l'opéra soit omniprésent dans toute l'œuvre de Luchino Visconti — « Presque tout mon travail, qu'il s'agisse de films ou de mises en scène théâtrale, exhale un certain parfum d'opéra », eut-il l'occasion de dire — c'est seulement après Senso (Senso, 1954) qu'il réalise un projet caressé depuis longtemps : mettre en scène les chefs-d'œuvre de l'art lyrique. Les débuts ont lieu à la Scala avec « La Vestale », suivie en 1955 de « La Somnambule » et de « La Traviata », et en 1957 de « Anna Bolena » et « Iphigénie en Tauride ». Nés de l'heureuse rencontre de Visconti avec une interprète exceptionnelle Maria Callas, ces cinq spectacles marquent un tournant dans la conception du drame lyrique. Visconti y apporte une méticulosité, une solidité réaliste, un sens du spectacle, bref les qualités dont il a déjà fait preuve dans son activité théâtrale, très intense à cette époque.
On retrouve sa prédilection pour le drame lyrique, son goût théâtral de la recherche scénographique   et   des
références culturelles dans Nuits blanches    adaptation par le réalisateur, avec le concours de sa fidèle suamiste Suso Cecchi d'Amico, d'un roman de Dostoîevsky. Sortie en 1957, cette œuvre marque le retour de Visconti au cinéma après trois ans d'interruption. Elle ne manque pas d'un certain caractère polémique à l'égard du néoréalisme, qui s'enlise dans le misérabilisme et le provincialisme. Histoire de la rêveuse Nathalie et du médiocre Mario, à la recherche d'eux-mêmes dans le labyrinthe d'une ville noyée de brume et de pluie, Nuits blanches, souvent considéré comme une parenthèse romantique et esthétisante dans la carrière de Luchino Visconti, possède en fait, par son contenu comme par sa forme, nombre d'éléments (le rôle essentiel du personnage, l'importance des « histoires privées », la structure ouverte) propres aux futurs films du cinéaste.
Dans Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli, 1960), Visconti semble renouer, en racontant l'histoire d'une famille de la Lucanie transplantée à Milan, avec le vérisme de La terre tremble (La terra tréma, 1948), la grande fresque de la lutte des Valastro pour la dignité humaine et la justice sociale. Mais l'aventure de Rocco, Simone, Vincenzo et Ciro, tentés par la violence malgré leur bonté native, hésitant entre l'embourgeoisement et la conscience de classe, ne s'inspire pas d'une analyse de la nouvelle société industrielle ou du problème de l'émigration; elle semble plutôt reposer sur tout un tissu de réminiscences culturelles et de références littéraires (du Mann de « Joseph et ses frères » au Dostoîevsky de « L'Idiot »), qui confèrentau portrait attachant et sincère du prince Fabrizio, personnage auquel le réalisateur s'identifie de façon bouleversante, dans le cadre d'une démarche qui constitue la clef de voûte du film et qui annonce, dans la carrière de Visconti, une phase nouvelle. Les raisons du cœur vont progressivement prévaloir sur les objectifs de la raison politique et la nostalgie de l'aristocratie sera plus forte que les espoirs du militant marxiste. Le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa — phénomène littéraire de la fin des années 50 — est adapté avec un raffinement fastueux qui culmine dans la grande scène du bal, où la vieille aristocratie finissante tend la main aux profiteurs vulgaires des temps nouveaux. Derrière la rutilante vitalité de la manifestation mondaine, on perçoit les funèbres accents de la mort. En 1962 — tandis que les poursuites judiciaires, dont Rocco et ses frères faisait l'objet, se prolongent et que le tournage du Guépard était déjà entamé — Visconti réalisait Le Travail (Il lavoro) — satire d'une lucidité impitoyable de l'aristocratie milanaise, milieu d'origine du grand réalisateur. Ce
moyen métrage fera partie l'année suivante de Boccace 70 (Boccacio 70), aux côtés des sketches de De Sica, Fellini et Monicelli.

Sandra (Vaghe Stelle dell'Orsa...) — qui obtient en 1965 le Lion d'or à Venise, récompense qui avait échappé à Senso et à Rocco et ses frères — nous ramène aux souvenirs littéraires, fond même de l'univers viscontien. Le film raconte l'histoire « scandaleuse » de Sandra et de son frère Gianni, qui se retrouvent dans la vieille demeure familiale de Volterra, elle dans l'espoir de se venger de sa mère et de l'amant de celle-ci, qu'elle soupçonne d'avoir trahi et livré son père aux nazis; lui, poussé par le désir de recréer avec sa sœur le climat des complicités affectives secrètes qui avait été celui de leur adolescence. Reposant sur un amalgame culturel très composite (D'Annunzio, Mann, O'Neill, Sophocle, Freud), soutenu par une remarquable rigueur stylistique et par une photographie aux tonalités
étonnamment douces, Sandra est entièrement dominé par le sombre pressentiment de la mort et de la décadence, deux thèmes majeurs de la dernière période du cinéaste lombard.
De 1965 à 1970, Visconti poursuit son activité théâtrale (Tchékhov, Goethe, Testori, Ginzburg) et de metteur en scène d'œuvres lyriques (Verdi essentiellement), se montrant souvent presque trop révolutionnaire pour les habitudes du public international. Au cinéma — après l'épisode de La sorcière brûlée vive, dénaturé par les coupures infligées par De Laurentiis et inséré dans le film Les Sorcières (Le streghe, 1967) — Visconti réalise la même année une adaptation décevante de L'Étranger (Lo Straniero) d'Albert Camus.

Après cette parenthèse, Visconti revient à ses sujets de prédilection avec une série de films particulièrement saisissants. De l'incendie du Reichstag, en février 1933, à la Nuit des longs couteaux de juin 1934.

Au début des années 1970, il y aura MORT a Venise .

En 1972, Visconti obtient un grand succès avec « Manon Lescaut » de Puccini, sa dernière mise en scène d'art lyrique. La même année, sa « trilogie allemande », entamée avec Les Damnés, poursuivie avec La Mort à Venise, se termine par Le Crépuscule des dieux (Ludwig, 1972). Portrait sans chaleur de Louis II de Bavière, ce film ne possède ni le lyrisme puissant ni la rigueur narrative des deux premiers volets de la trilogie. La version intégrale du film proposée en 1981, après un patient travail de recherche et de montage — elle comprend des passages qui avaient été supprimés par la production — semble avoir rallié de nouveaux admirateurs à Visconti. Nombreux sont ceux qui la considèrent en effet comme une sorte de testament exemplaire du cinéaste.

En juillet 1972, Visconti est atteint de thrombose au moment où après avoir abandonné l'idée d'adapter « A la recherche du temps perdu » il pense à de grands projets : une adaptation de « La Montagne magique » de Mann et une biographie de Zelda Fitzgerald. Une fois rétabli, il réalise d'après un sujet d'Enrico Medioli Violence et Passion (Gruppo di famiglia in un interno, 1974), film mélancolique sur la vieillesse et la solitude, où se reflètent bon nombre des propres inquiétudes du metteur en scène. Quant à L'Innocent (L'innocente, 1976), adaptation du roman de D'Annunzio, il n'est sorti qu'après la mort de son auteur, survenue à Rome le 17 mars 1976. Visconti l'avait réalisé cloué dans un fauteuil roulant, montrant ainsi que la dégradation de sa santé n'avait guère entamé son énergie. « Ni la vieillesse ni la maladie n'ont pu détruire mon désir de vivre et de tourner », disait-il volontiers, ajoutant même : « Je me sens prêt non pour un film, mais pour dix autres films... »

 


 

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A




LES AMANTS DIABOLIQUES...    OSSESSIONE...    1942
JOURS DE GLOIRE...    GIORNI DI GLORIA...    1945
LA TERRE TREMBLE...    LA TERRA TREMA...    1948
BELLISSIMA...        1951
NOTES SUR UN FAIT D'HIVER...    APPUNTI SU UN FATTO DI CRONACA    ...1951
NOUS LES FEMMES    ...SIAMO DONNE...    1953
SENSO...        1953


LES NUITS BLANCHES...    LE NOTTI BIANCHE...    1957
ROCCO ET SES FRERES...    ROCCO E I SUOI FRATELLI    ...1960
BOCCACE 70...    BOCCACIO 70...    1962
LE GUEPARD...    IL GATTOPARDO    ..1963


SANDRA    ...    1965
LES SORCIERES...    LE STREGHE...    1966
L'ETRANGER...    LO STRANIERO    ...1967
LES DAMNES...    LA CADUTA DEGLIDEI...    1969
A LA RECHERCHE DE TADZIO...    ALLA RICERCA DI TADZIO...    1970
MORT A VENISE    ...    1970
LE CREPUSCULE DES DIEUX...    LUDWIG...    1971
VIOLENCE ET PASSION...    GRUPPO DI FAMIGLIA IN UN INTERNO...    1974

L'INNOCENT...    L'INNOCENTE...    1976

 

LUCHINO VISCONTI
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Tag(s) : #REALISATEUR

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