" />
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le 14 janvier 1977, alors qu'il pénètre dans le lobby du Beverly Hills Hôtel de Los Angeles, où il doit retrouver Sidney Lumet pour une nouvelle journée de promotion de « Network », Peter Finch est pris d'un malaise et s'effondre. Il décédera avant que les premiers soins aient pu lui être administrés. Deux mois plus tard, c'est sa veuve qui viendra quérir l'Oscar qui lui était destiné. La plus prestigieuse d'une série de récompenses qui auront balisé sa carrière et sanctionné son talent.


Il était né le 28 septembre 1916, dans le quartier londonien de Kensington. Son père, le physicien George Finch, Australien de la cinquième génération, était un alpiniste hors pair qui avait pris part à l'expédition Leigh-Maliory vers l'Everest, en 1922. Résident britannique, Peter ne le restera pourtant pas longtemps. Au lendemain du divorce de ses parents, en 1918, il est en effet pris en charge par son excentrique grand-mère, qui habite Versailles. Une femme cultivée, curieuse de tout, et qui, durant les huit années qu'il passera en France, l'immergera dans la vie du Paris artistique qu'elle fréquente. Il a 10 ans lorsqu'elle le prend par la main et s'installe avec lui aux Indes. A Madras, où, fascinée par le bouddhisme, elle confie son petit-fils à des moines, qui lui rasent le crâne et l'habillent de robes safran. Autant d'excentricités qui déplaisent à Londres et conduisent l'enfant à être soustrait à son aïeule et envoyé chez des parents australiens pour y poursuivre sa scolarité.
Au plus fort de la dépression économique des années 1930, Peter Finch abandonne les études et s'engage dans une succession de boulots éphémères, tels que copiste au quotidien Sydney Sun, serveur dans l'hôtellerie, manutentionnaire sur les trains de marchandises transcontinentaux et ouvrier à la tonte des moutons, pour finalement se joindre à la troupe itinérante de George Sorlie, qui lui donnera le goût du théâtre. Artilleur au Proche-Orient pendant la guerre et animateur du théâtre aux armées, il crée sa propre troupe, une fois rendu à la vie civile (1946), qu'il inscrit dans le sillage de son expérience sous chapiteau avec George Sorlie. Mais au lieu de battre la campagne, il investit les usines et les banlieues. C'est dans cet environnement que le découvrent en 1948 Laurence Olivier et Vivien Leigh, à la faveur d'une tournée australe. Impressionné par « Finchie », comme l'appellent ses amis, le directeur de l'Old Vie lui promet son aide au cas où il songerait à venir en Europe. Il tiendra sa promesse.


En 1949, il débarque en Angleterre, où Laurence Olivier lui signe d'emblée un contrat de cinq ans, afin de le délivrer du souci financier, et lui confie le rôle du jeune amant d'Edith Evans dans « Daphne Laureola ». Un succès immédiat qui lui vaudra cet éloge du Daily Telegraph : « Peter Finch s'est fait un nom en une nuit. » D'autres suivront, comme « The Damascus blade », avec John Mills, et « Othello », avec Orson Welles. Sensible à ces échos favorables, le producteur Mi-chael Balcon sera le parrain de ses débuts à l'écran, en 1948. Débuts britanniques, car Peter Finch était déjà un nom en Australie, où il s'était notamment fait le commentateur de films de propagande. Grand, respirant la santé, et taillé dans le bois dont on fait les aventuriers de \'outback, il plaît par cette rugosité . A telle enseigne que son contrat est repris, en 1955, par le plus puissant producteur britannique, la Rank Organization. Très demandé, il l'est davantage encore après la notoriété mondiale d'« Au risque de se perdre », où il se permet d'être le tour menteur de la délicate Audrey Hepburn. Dans « The trials of Oscar Wilde », il inaugure une technique qui fera école avec Robert De Niro : la transformation physique au profit d'un rôle. Comme il aura le courage d'embrasser sensuellement un autre homme dans le provocant « Un dimanche comme les autres », alors que l'homosexualité était encore un délit en Grande-Bretagne. Mais sa réputation d'homme à femmes le préserve de toute assimilation avec son personnage, de même que son penchant pour la bouteille, qui lui burine le masque et lui confère une réputation de bon vivant et d'excentrique caractériel.

A l'époque, il en est déjà à son troisième mariage, avec la Jamaïcaine Eletha Barrett (1973), et la rumeur l'a ; cié à une kyrielle de stars, dont Eliza beth Taylor, Kay Kendall et Shirley Basset. Couvert de femmes, il l'est aussi de récompenses, dont cinq B, tish Film Academy Awards, un Ou d'argent à Berlin pour « Pas d'amour pour Johnnie », un prix à Moscou pour Wilde, et une nomination à l'Oscar pour son personnage de médecin homosexuel dans « Un dimanche comme les autres ». Mais, cette année-là, c'est Gene Hackman qui le coiffera au poteau pour « French connection
A l'époque de son décès, Peter Finch venait de s'installer en Californie, après deux années sabbatiques passées à cultiver les citronniers de sa ferme jamaïcaine. Dans le creux de la vague depuis 1973, il avait été persuadé de tenter un retour à Hollywood par l'excellent accueil réservé à « Network », où il incarnait le premier Américain de sa carrière, mais aussi à « Raid sur Entebbé ». A cette fin, n'avait pas ménagé ses efforts, accordant quelque 300 interviews en six mois. Au péril de sa vie, comme sa mort prématurée allait le montrer.

KEN G HALL...DAD AND DAVE COME TO TOWN...1938
KEN G HALL...MR. CHEDWORTH STEPS OUT  ...1939
NOEL MONKMAN...THE POWER AND THE GLORY ...1941
CHARLES CHAUVEL...THE RATS OF TOBRUK  ...1944
ERIC PORTER...A SON IS BORN ...1945
HARTNEY J. ARTHUR...RED SKY AT MORNING...1948
HARRY WATT...LA DERNIERE BARRICADE  ..1949
SIDNEY COLE...TRAIN OF EVENTS ..1949
JACK LEE...LE CHEVAL DE BOIS ...THE WOODEN HORSE...1950
H C POTTER...L'HISTOIRE DES MINIVER...THE MINIVER STORY...1950
KEN ANNAKIN ...ROBIN DES BOIS ET SES JOYEUX COMPAGNONS ...1951
SIDNEY GILLIAT...GILBERT ET SULLIVAN  ...THE STORY OF GILBERT AND SULLIVAN...1953
GEORGE MORE O FERRAL ...LE FOND DU PROBLEME ...THE HEART OF THE MATTER...1953
WILLIAM DIETERLE...LA PISTE DES ELEPHANTS...ELEPHANT WALK...1954


ROBERT HAMER ...DETECTIVE DU BON DIEU ...1954
CYRIL FRANKEL...MAKE ME AN OFFER  ...1954
ROY WARD BAKER...PASSAGE HOME...1955
HENRY LEVIN...L'ARMURE NOIRE...THE DARK AVENGER...1955
ROY BOULTING...JOSEPHINE ET LES HOMMES ...1955
MURIEL BOX...SIMON ET LAURA...1955
JACK LEE...MA VIE COMMENCE EN MALAISIE...A TOWN LIKE ALICE...1956


MICHAEL POWELL ...LA BATAILLE DU RIO DE LA PLATA ...THE BATTLE OF THE RIVER PLATE...1956
LESLIE NORMAN...LE VOYAGEUR DES PLAINES...1957
JACK LEE...À MAIN ARMEE ...ROBBERY UNDER ARMS...1957


RONALD NEAME...ALERTE EN EXTREME ORIENT...1957
MICHAEL MCCARTHY...OPERATION AMSTERDAM  ..1959
FRED ZINNEMANN...AU RISQUE DE SE PERDRE...THE NUN'S STORY...1958


ROBERT STEVENSON...L'ENLEVEMENT DE DAVID BADFOUR...KIDNAPPED-USA...1960
KEN HUGHES...LES PROCES D'OSCAR WILDE ...1960
GORDON DOUGLAS ...AU PERIL DE SA VIE ...THE SINS OF RACHEL CADE ...1959
RALPH THOMAS...PAS D'AMOURPOUR JOHNNY  ...961
ROBERT STEVENS...CHOC EN RETOUR...I THANK A FOOL...1962
ROBERT STEVENS...DANS LA DOUCEUR DU JOUR  ...IN THE COOL OF THE DAY...1963
JACK CLAYTON ...LE MANGEUR DE CITROUILLE ...THE PUMPKIN EATER ...1964


DESMOND DAVIS...LA FILLE AUX YEUX VERTS  ...GIRL WITH GREEN EYES...1964
NATHAN JURAN...LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE...FIRST MEN IN THE MOON...1964
ROBERT ALDRICH...LE VOL DU PHOENIX...THE FLIGHT OF THE PHOENIX...1966
DANIEL MANN...JUDITH ...1966
JULES DASSIN...DIX HEURES ET DEMIE DU SOIR EN ETE...10,30 P.M SUMMER...1966
MARSHALL STONE...COME SPY WITH ME...1966
JOHN SCHLESINGER...LOIN DE LA FOULE DECHAINEE...FAR FROM THE MADDING CROWD...1966
ROBERT ALDRICH...LE DEMON DES FEMMES...THE LEGEND OF LYLAH CLARE...1968


MIKHAIL KALATOZOV...LA TENTE ROUGE             ...LA TENDA ROSSA                            ...1969
JOHN SCHLESINGER...UN DIMANCHE COMME LES AUTRES...SUNDAY BLOODY SUNDAY...1971
ALASTEIR REID...SOMETHING TO HIDE...SOMETHING TO HIDE...1971
CHARLES JARROTT ...LES HORIZONS PERDUS ...LOST HORIZON ...1972
JAMES CELLAN JONES...L'AFFAIRE NELSON...A BEQUEST TO THE NATION...1972
PETER DUFFELL...LES RAPACES DU TROISIEME REICH  ...ENGLAND MADE ME...1973
ANTHONY HARVEY...THE ABDICATION...974
SIDNEY LUMET ...MAIN BASSE SUR LA TV ...NETWORK ...1976

 

PETER FINCH

PETER FINCH

Tag(s) : #ACTEURS

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :