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ANN MILLER

Ann Miller n'a pas été une aussi grande star qu'Eleanor Powell. mais elle lui a succédé dans la comédie musicale et a hérité de son titre de meilleure danseuse à claquettes. Lorsqu'on l'a vue en 1948 dans "Parade du printemps" , dansant sur la mélodie de "Shakin the Blues Away" , on a pu avoir l'impression qu'une étoile de première grandeur était née. Mais Ann Miller n'a pas eu la chance qu'elle méritait : après avoir fait un long apprentissage dans les opérettes de série B, elle n'a connu qu'une brève période de succès, et la MGM — qui l'avait engagée pour cette Parade du printemps — n'a recouru que très mal et très insuffisamment aux services de cette belle Texane aux longues jambes; sa carrière était déjà terminée en 1956, et elle n'a jamais obtenu de rôle principal, bien qu'elle ait laissé d'elle une image mémorable aux amateurs de la comédie musicale.

Ann  était née Johnnie Lucille Collier, le 12 avril 1923, à Houston (Texas), d'un père avocat, qui avait été le défenseur du gangster de légende Baby Face Nelson. Elle est encore une enfant lorsque sa mère l'oblige, pour des raisons de santé, à suivre des cours de danse. Une gymnastique qui deviendra vocation le jour où elle découvre, fascinée, sur la scène du Majestic de Houston, le danseur de claquettes Bill « Bojangles » Robinson. Témoin de cette éclosion artistique, Mme Collier fait le voyage de Hollywood et inscrit sa fille à la Fanchon & Marco Dancing School, que fréquentent, à l'époque, Judy Garland et Marguerite Cansino, future Rita Hayworth.

ANN MILLER

Ann a 11 ans lorsque ses parents divorcent. Or, comme la loi texane ne prévoit pas de pension alimentaire, et que sa mère souffre d'une déficience oculaire, Ann a soudain charge de famille. De salons de thé en fêtes du Rotary, elle gagne leurs deux vies tout en peaufinant sa technique. A 12 ans, elle a la chance de remporter un concours de danse pour amateurs dont le prix est un engagement de deux semaines dans un théâtre de Los Angeles. Une promotion en amenant une autre, on la retrouve au cabaret du Bal Tabarin de San Francisco, où, cliente d'un soir, l'actrice Lucille Bail se révélera son sésame pour Hollywood. Entre-temps, elle a dû se vieillir de cinq ans pour éluder la loi sur le travail des mineurs et faire partie de l'écurie de la RKO, qu'elle intègre en 1937.
« New faces of 1937 » n'inaugure pas ses débuts au cinéma, mais c'est la première fois qu'on la remarque. Une brève apparition, mais déjà deux dans « The life of the party » et un vrai rôle dans « Pension d'artistes ». Pour « Radio City revels », elle reçoit 250 dollars par semaine et son premier baiser de cinéma. A 15 ans, elle croit mourir de honte. En 1938, par le hasard d'un prêt de la RKO à la Columbia, elle se retrouve la petite sœur de Jean Arthur dans la comédie de Frank Capra « Vous ne l'emporterez pas avec vous », qui obtiendra l'Oscar du meilleur film. Pourtant, ses rapports avec la RKO se détériorent. Aussi, après l'insuccès de « Panique à l'hôtel » et de « Tarnished angel », elle part tenter sa chance à Broadway. « George White's scandais of 1939 » sera un triomphe, et c'est en star qu'Ann Miller reviendra à Hollywood. C'est le moment qu'elle choisit pour rompre avec la RKO et répondre aux sirènes de la concurrence. Un changement qui ouvrira une période de maturation, tant professionnelle que sentimentale. Proverly » et « Jam session » ne sont pas les plus ambitieux des projets de la Columbia, pas un des films dont elle est la vedette ne sera un échec commercial. Sentimentale, dans la mesure où, jusque-là dûment chaperonnée par sa mère, qui l'accompagnait à tous ses rendez-vous, elle s'émancipe de sa tutelle. En cette année 1945, elle a même ferré le plus gros poisson de Hollywood en la personne de Louis B. Mayer, son aîné de trente-neuf ans. Fou amoureux d'elle, le patron de la MGM avalera un plein flacon de somnifères le jour où elle lui apprendra qu'elle épouse Reese Milner (1946-47), jeune magnat de l'acier, qui la battra comme plâtre, au point de tuer le bébé qu'elle portait. Mayer s'en rernettra mais ne pardonnera jamais à l'infidèle, affectant une parfaite froideur lorsqu'elle rejoindra la MGM deux ans plus tard.

ANN MILLER


En 1948, elle prouve l'acuité de son savoir-faire lorsqu'elle remplace, dans « Parade de printemps », une Cyd Charisse blessée à la cheville. Mais sa haute taille fait ombrage à son partenaire, Fred Astaire, qui exige qu'elle porte des talons plats. Avec son entrée dans la famille de la MGM commencent les dix années les plus fécondes de sa carrière, au cours desquelles elle n'aura pas à rougir de la comparaison avec Vera-Ellen, Cyd Charisse, Kathryn Grayson et consorts. La comédie musicale jette alors ses derniers feux, mais ils sont d'une flamboyance exceptionnelle, avec des classiques du genre comme « Un jour à New York » et « Embrasse-moi, chérie ».

ANN MILLER

En 1958, le système des studios montre en effet les premiers signes d'essoufflement. La télévision érode le public des salles de cinéma, et on conseille aimablement aux stars de montrer moins d'exigences financières. Ann Miller ne renouvellera pas son contrat avec la MGM, d'autant qu'elle a entre-temps épousé son deuxième millionnaire.

Mais, pas plus que son troisième mariage avec Arthur Cameron (1961-62), son union avec Bill Moss (1958-61) ne tiendra la distance. « A chaque fois qu'approche un nouveau prince charmant, il tombe immanquablement de cheval », ironisera-t-elle, pour justifier le piètre bilan de cinq années de vie conjugale dans une existence pourtant octogénaire.
Si sa carrière cinématographique prend virtuellement fin en 1956, Ann Miller n'en abandonne pas pour autant la scène. En 1969, elle succède à Angela Lansbury et à Céleste Holm dans la comédie musicale « Marne », alors en bout de course, et la transforme en un triomphe personnel. Enhardie par cet accueil, elle s'illustre une nouvelle fois, en 1979, dans « Sugar babies », comédie musicale qu'elle promènera, pendant près de dix ans, aux quatre coins du pays, avec Mi-ckey Rooney. Elle ne consentira au baisser de rideau qu'à 75 ans révolus, après une ultime apparition dans « Follies », de Stephen Sondheim.

ANN MILLER

La comédienne s'éteindra le 23 janvier 2004.
( texte de Ciné télé revue )

GEORGES NICOLLS JR ...ANNE OF GREEN GABLES ...1934
WILLIAM WYLER ...THE GOOD FAIRY ...1935
CRANE WILBUR ...THE DEVIL ON HORSEBACK ...1936
WILLIAM A SEITER ...THE LIFE OF THE PARTY ...1937
LEIGH JASON ...NEW FACES OF 1937 ...1937
GREGORY LA CAVA ...PENSION D'ARTISTES ...1937
BEN STOLOFF ...RADIO CITY REVELS ...1938
ALFRED STANTELL ...VACANACES PAYEES ...1938
FRANK CAPRA ...VOUS NE L'EMPORTEREZ PAS AVEC VOUS ...1938
WILLIAM A SEITER ...PANIQUE A L'HOTEL ...ROOM SERVICE...1938

PANIQUE A L'HOTEL
PANIQUE A L'HOTEL


LESLIE GOODWINS ...TARNISHED ANGEL ...1938

TARNISHED ANGEL
TARNISHED ANGEL


GEORGE ABBOTT ...TWO MANY GIRLS ...1940
JOHN H AUER ...HIT PARADE OF 1941 ...1940
JOSEPH STANTLEY ...MELODY RANCH ...1940
SIDNEY SALKOW ...TIME OUT FOR RHYTHM ...1941

TIME OUT FOR RHYTHM
TIME OUT FOR RHYTHM


FRANK R STRAYER ...GO WEST YOUNG LADY ...1941
ALBERT S ROGELL ...TRUE TO THE ARMY ...1942
ALBERT S ROGELL ...PRIORITIES ON PARADE ...1942
CHARLES T BARTON ...REVEILLE WITH BEVERY ...1942
CHARLES T BARTON ...WHAT'SBUZZIN'COUSIN ...1943

WHAT'SBUZZIN'COUSIN
WHAT'SBUZZIN'COUSIN


CHARLES T BARTON ...HEY ROOKIE ...1944
CHARLES T BARTON ...JAM SESSION ...1944
LEIGH JASON ...CAROLINA BLUES ...1944
ARTHUR DREIFUSS ...EADIE WAS A LADY ...1945

EADIE WAS A LADY
EADIE WAS A LADY


WILL JASON ...EVE KNEW HER APPLES ...1945
S SYLVAN SIMON ...RIO RYTHME D'AMOUR ...1946
CHARLES WALTERS ...PARADE DE PRINTEMPS ...1948

PARADE DE PRINTEMPS
PARADE DE PRINTEMPS


LASLO BENEDEK ...LE BRIGAND AMOUREUX ...1948
GENE KELLY ...UN JOUR A NEW YORK ...1949

JACK DONOHUE ...AMOUR ET CAMERA ...1950
CHARLES WALTERS ...CARNAVAL AU TEXAS ...1951

CARNAVAL AU TEXAS
CARNAVAL AU TEXAS


JAMES V KERN ...LES COULISSES DE BROADWAY ...1951
MERVYN LEROY ...LES ROIS DE LA COUTURE ...1952
LESLIE KARDOS ...LE JOYEUX PHENOMENE ...1952

LE JOYEUX PHENOMENE
LE JOYEUX PHENOMENE


GEORGE SIDNEY ...EMBRASSE MOI CHERIE ...1953

EMBRASSE MOI CHERIE
EMBRASSE MOI CHERIE


STANLEY DONEN ...AU FOND DE MON COEUR ...1954

AU FOND DE MON COEUR
AU FOND DE MON COEUR


ROY ROWLAND ...LA FILLE DE L'AMIRAL ...1955

LA FILLE DE L'AMIRAL
LA FILLE DE L'AMIRAL


DAVID MILLER ...LE SEXE OPPOSE ...1956

LE SEXE OPPOSE
LE SEXE OPPOSE


HERMAN HOFFMAN ...THE GREAT AMERICAN PASTIME ...1956
JACK HALEY JR ...IL ETAIT UNE FOIS HOLYWOOD ...1974
MICHAEL WINNER ...WON TON TON LE CHIEN QUI SAUVA HOLYWOOD ...1976
GENE KELLY ...HOLYWOOD HOLYWOOD ...1976
BUD FRIEDGEN ...IL ETAIT UNE FOIS HOLYWOOD 2 ...1994
DAVID LYNCH ...MULHOLLAND DRIVE ...2000

 

 

ANN MILLER BIOGRAPHIE
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