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04 Jun

JUNE HAVER

Publié par cinestranger  - Catégories :  #ACTRICES


Blonde actrice  au sourire éclatant, au corps superbement proportionné, à qui il n'avait fallu que quelques années pour gravir les échelons de la célébrité et devenir à Hollywood une de reines de la comédie musicale, à qui on prédisait une renommée comparable à celle de Betty Grable.

Ce ne sera pas le cas.

Car elle était une jeune personne réfléchie, sérieuse ô combien. Si, dans ses films, elle pouvait donner l'impression d'avoir le diable au corps, il n'en était pas ainsi dans la réalité courante.  La seule chose qu'on savait de sa vie privée, c'est qu'elle avait été brièvement mariée au trompettiste Jimmy Zito et qu'elle avait divorcépresque en rentrant de voyage de noces. Passablement désillusionnée, elle avait fini par retrouver, comme par hasard, un de ses anciens flirts, s'appelant John Duzik, qui était docteur; ils avaient projeté de se marier mais le destin en avait décidé autrement : il fut emporté par une crise d'urémie et June en conçut un très profond chagrin.

Elle continua à tourner d'autres comédies musicales, faisant preuve d'entraîn, de brio de son talent habituel, qualités qui avaient fait sa renommée. Mais elle ne fut quand même plus tout à fait la même. Derrière ce sourire radieux se cachait beaucoup de mélancolie. C'est finalement celle-ci qui allait lui dicter sa décision finale : elle consacrerait désormais sa vie à des fins à ses yeux plus utiles, renonçant au factice éclat d'une existence pour laquelle elle ne se sentait décidément pas faite.

Née le 10 juin 1926, à Rock Island dans l'Illinois, issue d'une famille très croyante, elle surprit fort les siens en annonçant — elle n'était guère plus haute que trois pommes pourtant — « que plus tard, elle se consacrerait à l'art ». C'est qu'elle avait de grands dons et, notamment une excellente voix, des aptitudes pianistiques ». D'abord, son entourage ne prit guère au sérieux cette « vocation » précoce. Plus tard, il entreprit de les favoriser. A sept ans, June remportait le premier prix d'un concours organisé par le Cincinnati Symphony Orchestra, placé à l'époque sous la baguette d'Eugène Goossens. Puis, il lui fallut choisir: piano ou chant. Impatiente, elle préféra risquer sa chance dans cette seconde voie. Elle chanta successivement avec le Dick Jurgens Band, l'orchestre Freddy Martin, le plus célèbre Ted Fio Rito Band, ce qui mena à un contrat de six mois chez Universal. Seize ans à l'époque et sa mère, qui avait déjà, quelques années auparavant, rejeté une offre de la M.G.M., désirant, avant tout, voir sa fille mener une existence normale, jugea qu'il devenait plus que temps de parfaire son éducation. Très intelligente, June capitula et se mit à mettre les bouchées doubles à la Beverly Hills School de Hollywood, où la famille s'était fixée entretemps. Elle ne s'était pas tout à fait « rangée », étant des manifestations théâtrales, soliste dans l'orchestre de l'école, de toutes les représentations organisées dans le cadre de celle-ci. Vint celle de « Ever since Eve », à laquelle assistait un « talent scout » de la Fox. Le 15 juin 1942, elle signait son premier contrat avec cette compagnie lequel fut résilié quand on s'aperçut « qu'à l'écran elle avait toujours l'air d'une toute jeune gamine». Mais la Fox revint à la charge l'année suivante et il en résulta un premier film, « Home in Indiana ». Beaucoup d'autres allaient suivre...
On aimait sa joie de vivre, son naturel, son entrain, son caractère enjoué, prisée de ses patrons, la grande popularité chez ses camarades. Mais les coups durs de son existence, son désenchantement s'accentuant, favorisa sa décision de quitter le cinéma en faveur du couvent. Elle pensait sincèrement avoir ainsi trouvé sa vraie voie. Cependant quelques mois suffirent à la persuader du contraire. Fragile, elle ne l'avait été mais la stricte discipline monacale et un moral trop durement perturbé, on  peut supposer que ce n'est qu'au terme de pas mal d'hésitations qu'elle se résolut à déclarer forfait : sa vocation n'était pas assez forte...
Elle rentra à Hollywood, revit d'anciens amis, dont Fred MacMurray, qui fut un de ses partenaires et toujours pour elle un copain d'excellent conseil. Fred, venant de perdre sa compagne de 17 années, souffrait de solitude. Ils se revirent souvent au cours des semaines qui suivirent, devinrent inséparables, parlèrent d'avenir, arrivant à la conclusion qu'ils étaient vraiment faits l'un pour l'autre, convolant le 22 juin 1954. June n'a pas cru devoir renouer avec ses activités passées bien que les offres n'aient pas manqué. Fred semble avoir mis un terme à sa carrière. Bêtement heureux ensemble, ils forment un couple désormais anonyme, donc sans histoire...
 

 BUSBY BERKELEY...BANANA SPLIT...1943
HENRY HATHAWAY...HOME IN INDIANA...HOME IN INDIANA...1944
GREGORY RATOFF...IRISH EYES ARE SMILING...1944


LEWIS SEILER...SOMETHING FOR THE BOYS...1944
GREGORY RATOFF...DROLE D'HISTOIRE...1945


IRVING CUMMINGS...LES DOLLY SISTERS...THE DOLLY SISTERS...1945
H. BRUCE HUMBERSTONE...THREE LITTLE GIRLS IN BLUE  ...1946


LLYOD BACON...WAKE UP AND DREAM...1946


LLYOD BACON...EMBRASSONS-NOUS...1947


F. HUGH HERBERT...BAGARRE POUR UNE BLONDE...1948
DAVID BUTLER...LE GRAND TOURBILLON...1949
JOHN M STHAL...TOUTE LA RUE CHANTE...1949
DAVID BUTLER...THE DAUGHTER OF ROSIE O'GRADY ...1950
RICHARD SALE...PARADE DU RYTHME...1950
JOSEPH NEWMAN...NID D'AMOUR  ...LOVE NEST ...1951


RICHARD SALE...ADORABLE VOISINE...BELL BOOK AND CANDLE...1953

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