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ERICH VON STROHEIM a été un très grand acteur et réalisateur  international  né à Vienne (Autriche) le  22/09/1885 et décédé le   12/05/1957.
Géant et martyr de Hollywood, tel aura été Erich von Stroheim durant sa trop courte carrière de réalisateur. Ses luttes farouches pour la défense de ses conceptions cinématographiques contre les moguls font à jamais partie de la légende hollywoodienne.
Vaincu par la toute-puissance des dirigeants de studio — qu'il qualifiait de « marchands de saucisses » — Stroheim n'en aura pas moins réussi à imposer la marque de son génie aussi éclatant que sulfureux.

Le thème du film Quatre de l'aviation (The Lost Squadron, 1932) de George Archainbaud, tourné alors que Stroheim avait déjà été pratiquement contraint d'abandonner la réalisation, est révélateur des rapports tourmentés que Stroheim entretenait avec Hollywood. Il s'agissait d'interpréter le rôle d'un réalisateur allemand, un certain Erich von Furst, fou au point de saboter les avions de trois pilotes acrobatiques américains, dont les évolutions devaient figurer dans le film qu'il était censé tourner, pour assurer aux scènes une grande puissance dramatique, mais aussi pour venger les bombardements américains sur les villes allemandes lors de la Première Guerre mondiale. Or, fait significatif et surtout inquiétant, le scénariste Dick Grâce demanda initialement à Stroheim d'interpréter le rôle du dément sous son propre nom.


Nul doute que Grâce fut amené à proposer à ERICH VON STROHEIM cette parodie de lui-même dans le rôle de l'imaginaire réalisateur Von Furst parce que l'ancien cinéaste avait été un défenseur acharné d'une certaine idée du réalisme, exigeant sur les plateaux une précision maniaque dans le détail. Plus certainement s'était-il souvenu des nombreux personnages de fourbes prussiens qu'avait incarnés Stroheim à ses débuts à l'écran, à la fin des années 10, rôles qui lui avaient valu le surnom : « L'homme que vous aimerez haïr. »

 

Stroheim commença sa carrière hollywoodienne comme figurant dans Naissance d'une nation (The Birth of a Nation, 1915) de D.W. Griffith, quelques années après avoir soumis sans succès un scénario à Essanay. Il monta très vite en grade dans l'entourage de Griffith, devenant assistant à la réalisation et conseiller technique. Plus tard, pendant le tournage de Pour l'humanité (The Heart of Humanity, 1918), dans lequel il tenait un rôle d'affreux officier allemand qui jette un enfant par la fenêtre, Stroheim demanda au directeur de l'Universal, Cari Laemmle, de passer à la réalisation et lui proposa un scénario de son cru, « The Pinacle ». Il parvint, on ne sait trop comment, à convaincre le producteur.

Après avoir déclaré lors des accords préliminaires que le film coûterait environ 5 000 dollars, Erich von Stroheim fit immédiatement grimper le budget à 10 000 dollars dès qu'il eut l'autorisation de commencer le tournage, mais le coût réel, une fois le film terminé, fut vingt fois supérieur à celui prévu. Il faut cependant souligner que ce film, La Loi des montagnes, intitulé par Laemmle, contre l'avis de Stroheim, Maris aveugles (Blind Husbands, 1919), connut un succès commercial énorme.

Dès son premier film, Stroheim ébauchait, fût-ce de manière un peu rudimentaire, les grandes lignes qui (à l'exception des Rapaces — Greed, 1925) seront celles de toute son œuvre : une vision personnelle et mordante du vieux continent européen, en particulier de l'Autriche des Habsbourg, une propension à mettre en pièces la morgue des puissants et à dénoncer la misère morale et physique des déshérités, La Loi des montagnes propose ainsi des portraits aussi différents que celui du naïf et mystique guide tyrolien Silent Sepp (Gibson Gowland) et du pervers et attirant Erich von Steuben (interprété par Stroheim), lieutenant autrichien en permission qui devient l'amant d'une Américaine, Mrs. Armstrong, (Francilla Billington) en vacances avec son mari médecin (Sam de Grasse). Après le succès de La Loi des montagnes, Laemmle, sans attendre, chargea Stroheim de dirìger Le Passe-partout du diable (The Devil's Passkey, 1920), nouvelle variation sur le thème du triangle adultère, traité sur un mode plus léger. Sam de Grasse était une fois de plus le mari trompé; Stroheim, pour sa part, avait laissé à Clyde Fillmore le rôle du séducteur, tandis que l'épouse infidèle était incarnée par Una Trevellyan. Situé en Europe comme le précédent, ce film semblait vouloir prévenir les trop confiants Américains des risques qu'ils couraient sur le vieux continent. Malheureusement il ne semble pas subsister de copie du Passe-partout du diable.

Le Passe-partout du diable eut lui aussi du succès. Laemmle proposa alors à Stroheim de tourner un film à gros budget en lui laissant plus de liberté. Le producteur désirait situer l'intrigue à Reno, dans le Nevada, royaume du jeu où les divorces étaient monnaie courante, mais le cinéaste eut gain de cause : Folies de femmes (Foolish Wives, 1922) se passe en Europe, une fois de plus, plus précisément à Monte-Carlo au lendemain de la guerre. Pour lancer le film, on n'oublia pas de préciser qu'il s'agissait de la première production à un million de dollars; le budget du film apparut même au fronton d'un cinéma de New York, en gros caractères, tandis que la première lettre du nom du réalisateur était barrée de deux traits pour former ainsi le symbole du dollar. Cette initiative publicitaire fit beaucoup d'effet sur le public, mais désola Stroheim, qui comprit que sa réputation de metteur en scène dépensier pourrait lui nuire auprès de ses futurs producteurs.

Chef-d'œuvre absolu, "Folies de femmes"  est un caravansérail de monstruosités morales et physiques où la corruption le dispute à la cruauté, un enfer de luxe extravagant peuplé d'individus sans scrupule, dominés par la figure d'un faux comte russe en exil. En fait faussaire de haute volée, cet aventurier violera la fille demeurée de son fournisseur, séduira une Américaine en vacances à l'étranger avec son mari, avant d'être tué par le faux-monnayeur qui jettera son cadavre dans un égout.
Il est permis de penser aujourd'hui que le rôle tenu par Stroheim dans "Folies de femmes", celui d'un imposteur, dissimulait derrière le scénario certains éléments autobiographiques. En 1962, en effet, cinq ans après la mort de Stroheim, un historien du cinéma découvrit, grâce à son cousin et à un camarade de classe du disparu, que ce que Stroheim aimait raconter au sujet de son passé viennois, avant son départ pour l'Amérique en 1909, était totalement faux. Contrairement à ce qu'il affirmait, Stroheim n'était ni noble ni catholique pratiquant; on sut plus tard qu'il était le fils d'un chapelier juif.

Grâce à la très fidèle reconstitution en studio du casino, de l'hôtel et du Café de Paris de Monte-Carlo, qui greva d'ailleurs le budget du film, Stroheim put donner libre cours à sa rage de traquer la vérité dans le détail et les moindres nuances. Son regard est celui d'un clinicien armé d'un scalpel tranchant à vif dans un abcès purulent. Mais avec ce film commença aussi la chronique des discordes à répétitions, de plus en plus pénibles et violentes, qui l'opposa à ses producteurs. Effrayés par la démesure du métrage tourné par Stroheim, Laemmle et Irving Thalberg, à l'époque chef de production de l'Universal, obligèrent celui-ci à opérer des coupes sombres dans le matériel filmé. Mais cette nouvelle version, qui durait encore quatre heures, devait subir d'autres mutilations. Folies de femmes fut donc pour Stroheim la première étape de l'inéluctable processus de son éviction de la mise en scène.

Mais Stroheim ne se laissait pas impressionner facilement, il lui restait encore quelques années pour exprimer à l'écran sa vision du monde, reprenant, au fond, toujours la même histoire. A l'exception des Rapaces, dont le sujet n'était pas de lui, Stroheim semblait vouloir proposer toujours la même trame, un tableau imaginaire de la vie aristocratique dans la Vienne d'autrefois. A partir de Chevaux de bois (Merry-Go-Round, 1923), tous ses films les plus importants furent  autant de variantes  du même
thème, et chacun donnait l'impression d'être pour Stroheim la dernière possibilité de s'exprimer au cinéma. Tous les thèmes et tous les personnages précédents étaient chaque fois comme remis à neuf, mais tout en gagnant encore en intensité.

Le dernier chapitre de la chronique des rapports entre le réalisateur et l'Universal devait être l'échec des" Chevaux de bois", film achevé par Rupert Julian, après que Thalberg eut renvoyé Stroheim. Celui-ci signa ensuite un contrat avec la Goldwyn et commença à travailler à un projet qu'il caressait depuis longtemps et qui devait déboucher sur un chef-d'œuvre. Il s'agissait d'une adaptation du roman naturaliste « McTeague » de Frank Norris, tourné surtout à San Francisco et dans la Vallée de la Mort en Californie. Avec Les Rapaces, Stroheim quitte définitivement le décor européen et braque son obsession de réalisme vers les bas-fonds américains, en puisant probablement aux souvenirs de ses premières années d'immigré aux États-Unis. Les Rapaces se signale donc par un réalisme très poussé, mais son auteur se montre aussi capable de déployer son inspiration personnelle sans s'éloigner, pour l'essentiel, du roman de Norris. Adaptant une histoire qui se déroule, selon toute vraisemblance, à la fin du siècle dernier et au début du XXe siècle, Stroheim finit par superposer trois périodes différentes. Les personnages principaux, par exemple, portent dans plusieurs scènes des vêtements de 1890, tandis que les figurants suivent la mode de 1923, bien que l'histoire ait lieu, en fait, entre ces deux époques.
Les quarante bobines du montage furent ramenées à une dizaine sur ordre de la MGM, qui avait racheté le film en absorbant la Goldwyn. Mais les mutilations n'ont pas réussi à entamer la puissance des Rapaces ni à endiguer vraiment ce véritable torrent d'images. Cette histoire de trois personnages — Mc-Teague (Gibson Gowland), son ami-ennemi Marcus (Jean Hersholt) et Trina (ZaSu Pitts) — inspira au critique André Bazin la réflexion suivante à propos des films de Stroheim : « La réalité avoue son sens comme le suspect sous l'interrogatoire inlassable du commissaire. Le principe de sa mise en scène est simple : regarder le monde d'assez près et avec assez d'insistance pour qu'il finisse par révéler sa cruauté et sa laideur. On imaginerait assez bien, à la limite, un film de Stroheim composé d'un seul plan... »


Les films de Stroheim postérieurs aux Rapaces gagnent encore en amertume. Dans La Veuve joyeuse (The Merry Widow, 1925), Symphonie nuptiale (The Wedding March, 1928) et Queen Kelly (1928), le sarcasme et la dérision contaminent impitoyablement des sujets en apparence anodins. Le riche handicapé libidineux — fétichiste des bottines — (interprété par Tully Marshall) de La Veuve joyeuse meurt peu après avoir épousé l'héroïne. Le même acteur reprendra d'ailleurs un rôle de handicapé dans les « scènes africaines » qui ont été conservées de Queen Kelly. Si les subtilités narratives et psychologiques typiques de Folies de femmes et des Rapaces avaient déserté ces derniers films, en revanche leur mélange savoureux de réalisme et de fantaisie grotesque annonçait, longtemps à l'avance, le ton doux-amer d'un Billy Wilder.
Mais pour un Stroheim, qui avait de plus hautes ambitions, il s'agissait en réalité d'une forme de défaite, à laquelle sa propre popularité, à son comble avec la sortie de La Veuve joyeuse, son dernier film pour la MGM, ne changeait rien. Peu après, Stroheim tomba d'ailleurs en disgrâce. Les producteurs de la Paramount confièrent le montage de Symphonie nuptiale à Josef von Sternberg et
ceux de Queen Kelly, à savoir Joseph Kennedy et Gloria Swanson (vedette du film), déconcertés par l'avènement du sonore, bloquèrent carrément le film au milieu du tournage.
La dernière chance de Stroheim, en tant que réalisateur, fut un unique film parlant, Walking Down Broadway (1932-1933), refait partiellement par Alfred Werker (et peut-être Raoul Walsh), et sorti sous le titre Hello Sister!

Bien que Stroheim n'abandonnât jamais totalement l'idée de mettre à nouveau un film en scène, les années qui suivirent le cantonnèrent au rôle d'interprète d'autres réalisateurs. Après plusieurs années assez ternes à Hollywood, Stroheim s'embarqua en novembre 1936 pour tenir en France un rôle d'officier allemand dans "Marthe Richard au service de la France" de Raymond Bernard.
La rencontre avec Jean Renoir l'année suivante lui fournit l'occasion de créer une de ses compositions les plus célèbres, à juste titre, celle de Von Rauffen-stein dans" La Grande Illusion", rôle pour lequel Stroheim apporta beaucoup de lui-même par rapport au scénario original. « Rénoir m'a donné plein pouvoir en ce qui concerne les décors, certaines conceptions et certains jeux de scène. Il avait un réel respect pour mon travail et Pierre Fresnay avait accepté mes transformations de dialogues », écrivait-il en 1949. Malheureusement la collaboration entre les deux hommes devait en rester là en dépit de projets de films qui demeurèrent au stade de l'écriture.
Le succès des "Disparus de Saint-Agil "de Christian-Jaque (1938), dans lequel Stroheim campe un rôle sympathique de professeur d'anglais, fit accéder ce dernier au rang des grandes vedettes et lui permit de composer une galerie d'aventuriers douteux mêlant l'exotisme et l'équivoque dans un certain nombre de films que la diction et le flegme de Stroheim ont bien sauvés de la routine. Les plus intéressants sont" L'Alibi "de Pierre Chenal (1938), "Pièges "de Robert Siodmak (1939), "Menaces" d'Edmond T. Gréville (1939), "Macao, l'enfer du jeu "de Jean Delannoy (1939).
La guerre contraignit ERICH VON STROHEIM à revenir aux États-Unis où, au milieu de quelques œuvres mineures, il incarne le maréchal Rommel dans" Les Cinq Secrets du désert "(Five Graves to Cairo, 1943) de Billy Wilder. Son retour en France ne donnera pas les résultats espérés, et s'il réussit à apporter une touche personnelle dans "On ne meurt pas comme ça" (1946) et" L'Envers du paradis "(1953), son interprétation et sa participation à l'adaptation de La Danse de mort (1947), d'après Strindberg, ne sauveront pas le film d'un académisme artificiel et pesant.
Son chant du cygne, Stroheim le prouvera lors d'un dernier séjour aux États-Unis où, une nouvelle fois sous la direction de Billy Wilder, il est le chauffeur ex-mari et ancien metteur en scène de Norma Desmond (Gloria Swanson), la star déchue de" Boulevard du Crépuscule" (Sunset Boulevard, 1950).

Stroheim livre là en effet son véritable testament au travers du personnage. hautain, humilié et digne de Max. Dans les dernières scènes, alors que Norma Desmond, devenue folle, est emmenée par la police et se croit de nouveau promue au rang de vedette, le regard de Stroheim se teinte soudainement de regret et de nostalgie tandis qu'il lance aux caméras des journalistes, venus filmer la démence mégalomane de celle qui fut Queen Kelly, un ultime « Moteur! »
Edwige Feuillère le décrit ainsi dans son livre :

"ERICH VON STROHEIM était alors au plus creux de la vague en 1937 .
Le film sur MARTHE RICHARD lui offrait de jouer le rôle du général allemand et   était une occasion inespérée de reprendre
la place qu'il avait perdue en Amérique par ses admirables mais ruineuses productions, par ses exigences et,
sans doute, par une arrogance et une morgue teutonnes qu'il cultivait, persuadé qu'elles servaient le personnage qu'il jouait dans la vie : c'était son armure et son masque.
Il nous arriva en conquérant, réclamant immédiatement une habilleuse personnelle et une infirmière pour renouveler les pansements qu'exigeait sa nuque couverte de furoncles. Il lui fallait une profusion de gants blancs impeccables, que l'on changeait après chaque répétition.
Il ne se déplaçait qu'entre deux assistants : l'un porteur de son whisky, l'autre chargé du scénario. Celui-ci devait sans cesse lui faire répéter son texte. A l'époque, il ne savait pas un mot de français et apprenait son rôle phonétiquement.
Quand tout fut au point, il décida qu'il ne tournerait pas avant de prier sainte Rita, pour laquelle il avait une dévotion particulière. Il fallut donc t
rouver une chapelle portant le nom de cette sainte. Nous nous mîmes tous à cette recherche, et, miracle! nous en avons trouvé une, à Montmartre. Sans doute ses prières furent-elles exaucées, puisque c'est de ce film que partit sa seconde carrière d'interprète.
Au bout de quelques jours, découvrant avec soulagement que si je m'exprimais timidement en anglais, je le comprenais facilement, il perdit avec moi sa morgue et devint confiant : il me raconta la triste histoire de sa vie. C'était une série de catastrophes : sa femme avait été brûlée, alors qu'elle était enceinte, par un de ces shampooings à l'éther dont on se servait à l'époque; l'enfant qui leur était né ne se développait pas normalement. Lui-même n'avait plus un sou, après avoir été un des rois de Hollywood. Il me disait comment il avait été formé à la rude école de Hollywood, où l'on n'est pas tendre.
Agacée au début par ses caprices de star, j'étais maintenant émue, apitoyée. J'avais envie de le secourir, d'autant plus que c'était un grand artiste, si mégalomane qu'il fût. Mais ce n'était pas facile de l'aider, rongé qu'il était par le délire de la persécution, — certain par exemple que quelqu'un avait versé du poison dans son whisky ; malheureux d'être mal aimé  et faisant tout pour l'être "


D W GRIFFITH ...NAISSANCE D'UNE NATION 1914
JESSE L LASKY ...THE COUNTRY BOY 1915
JACK CONWAY ..CAPTAIN MACKLIN 1915
JOHN EMERSON ..GHOSTS 1915
JOHN EMERSON .. OLD HEIDELBERG 1915
D W GRIFFITH ... INTOLERANCE 1916
JOHN EME
RSON ... MACBETH 1916
JOHN O BRIEN ...THE FLYING TORPEDO 1916
JOHN EMERSON... THE SOCIAL SECRETARY 1916
JOHN EMERSON...HIS PICTURE IN THE PAPERS 1916
ALLAN DWAN ... PANTHEA 1916
CHRISTY CABANE ...DRAFT 258 1917
WESLEY RUGGLES... FOR FRANCE 1917
JOHN EMERSON... IN AGAIN OUT AGAIN 1917
JOHN EMERSON ...REACHING FOR THE MOON 1917
GEORGE FITZMAURICE ... SYLVIA ON THE SECRET SERVICE 1917
WILLIAM P S EARLE ...WHO GOES THERE ? 1917
ALAN CROSLAND...THE UNBELIEVER 1918
D W GRIFFITH...COEURS DU MONDE 1918
CHESTER WITHEY...BAS LES MASQUES 1918
ALLEN HOLUBAR ...THE HEART OF HUMANITY 1918
ERICH VON STROHEIM...MARIS AVEUGLES 1919
ERICH VON STROHEIM ... THE DEVIL'SPASSKEY 1920
ERICH VON STROHEIM ...FOLIES DE FEMMES 1921
ERICH VON STROHEIM... CHEVAUX DE BOIS 1922
ERICH VON STROHEIM ...LES RAPACES 1923
RUPERT HUGHES .. SOULS FOR SALE 1923
ERICH VON STROHEIM ... LA VEUVE JOYEUSE 1925


ERICH VON STROHEIM ...SYMPHONIE NUPTIALE 1926
ERICH VON STROHEIM ... QUEEN KELLY 1928
JAMES CRUZE...GABBO LE VENTRILOQUE 1929
ROY DEL RUTH ... THREE FACES EAST 1930

VICTOR SCHERTZINGER ...LE SPHINX A PARLE 1931
GEORGE ARCHAINBAUD... L'ESCADRILLE PERDUE 1932
GEORGE FITZMAURICE ...COMME TU ME VEUX 1932
ERICH VON STROHEIM... HELLO SISTER 1932
DAVID HOWARD ...CRIMSON ROMANCE 1934
FRANK STRAYER...FUGITIVE ROAD 1934
JOHN AUER... THE CRIME OF DR CRESPI 1937
RAYMOND BERNARD... MARTHE RICHARD AU SERVICE DE LA FRANCE 1937


JEAN RENOIR ...LA GRANDE ILLUSION 1937
EDMOND T GREVILLE ...MADEMOISELLE DOCTEUR 1937
PIERRE CHENAL ... L'ALIBI 1937


CHRISTIAN JAQUE ...LES PIRATES DU RAIL 1937
PIERRE CHENAL... L'AFFAIRE LAFARGE 1937
CHRISTIAN JAQUE  ...LES DISPARUS DE ST AGIL 1938


ROBERT WIENE...ULTIMATUM 1938
FEDOR OZEP ...GIBRALTAR 1938
GEORGES LACOMBE ..DERRIERE LA FACADE 1939
LEON MATHOT ...RAPPEL IMMEDIAT 1939


ROBERT SIODMAK ...PIEGES 1939
RICHARD POTTIER ...LE MONDE TREMBLERA 1939
EDMOND T GREVILLE ...MENACE 1939
BERNARD DESCHAMPS...TEMPETE 1939
JEAN DELANNOY... MACAO L'ENFER DU JEU 1939


GREGOTY RATOFF ...ESCROCS INTERNATIONAUX 1940


JOHN CROMWELL ... AINSI FINIT NOTRE NUIT 1940
LEWIS MILESTONE ...L'ETOILE DU NORD 1942


BILLY WILDER ... LES 5 SECRETS DU DESERT 1942
GEORGE SHERMAN ...TEMPETE SUR LISBONNE 1943
GEORGE SHERMAN . LA FEMME ET LE MONSTRE 1943
ANTHONY MANN ... LA CIBLE VIVANTE 1945


GEORGE BLAIR ...SCOTLAND YARD INVESTIGATOR 1945
LEW LANDERS ... LE MASQUE DE DIJON 1946
PIERRE CHENAL ...LA FOIRE AUX CHIMERES 1946


MARCEL CRAVENNE ... LA DANSE DE MORT 1946
JEAN BOYER ...ON NE MEURT PAS COMME CA 1946
ERNEST NEUBACH ...LE SIGNAL ROUGE 1948
BERNARD ROLAND ... PORTRAIT D'UN ASSASSIN 1949
BILLY WILDER...BOULEVARD DU CREPUSCULE 1950

ARTHUR MARIA RABENALT...MANDRAGORE...1852

CHRISTIAN STENGEL...MINUIT QUAI DE BERCY...1953

EDMOND T GREVILLE...L'ENVERS DU PARADIS...1953

JEAN DEVAIVRE....ALERTE AU SUD...1953

PIERRE FOUCAUD....SERIE NOIRE...1955

SACHA GUITRY....NAPOLEON...1955

HENRI DIAMANT BERGER...LA MADONE DES SLEEPINGS...1955

 

 

ERICH VON STROHEIM

ERICH VON STROHEIM

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