MARLENE DIETRICH

Publié le par cinestranger

La carrière cinématographique de Marlène Dietrich — une des plus grandes séductrices du monde, dont l'image fait partie non seulement de la mythologie de l'écran mais de celle du xxe siècle en général —, présente un schéma assez extraordinaire et ne constitue du reste qu'un des éléments d'un personnage qui se veut une artiste toutes catégories. Il n'en reste pas moins que c'est le cinéma qui à créé de toutes pièces l'image de Dietrich et qu'elle n'est devenue ce qu'elle est que grâce aux films dans lesquels elle a paru au cours des années 30. Son Pygmalion a été le metteur en scène Josef von Sternberg, qui lui a confié le rôle de Lola-Lola dans l'Ange bleu en 1930, puis a fait d'elle la seule rivale possible de Greta Garbo* à Hollywood. Mais, là, son étoile n'a brillé d'un vif éclat que durant une très brève période : en 1936, Marlène ne figurait même plus sur la liste des cent stars les plus populaires, et il ne lui restait qu'à tenter de faire sa rentrée. Elle y a réussi parfaitement en 1939 avec Destry Rides Agaln (Femme ou démon), film qui réduisait à néant son image de femme fatale exotique, intouchable et destructrice, faisait de Marlène une créature on ne peut plus terre à terre (elle se battait même à coups de poing avec Una Merkel), et lui a permis de se maintenir à son niveau de vedette pendant deux décennies, même si elle a cessé de constituer l'attraction exceptionnelle qu'elle avait été au début.

MARLENE DIETRICH est née Magdalena Dietrich à Berlin le 27/12/1901 et est décédée le 06/08/1992 à Paris.
Elle ne connu pas son père, officier prusse , mort alors qu'elle était bébé.Sa mère se remariera avec un officier grenadiers.Sa mère l'inscrit à l'Ecole supérieure de Musique de Berlin puis en 1922 elle entra au Deutsches Tjeater de max reinhardt.
Elle sera douée pour jouer la "Scie musicale" qu'elle apprit à l'école de musique.Elle se marie en 1924 un assistant metteur en scène Rudolf Seiter qui travaillait sur les premiers films de Marlène avec Joe May.Elle aura une fille 

Elle a commencé par faire du théâtre, est apparue à l'écran pour la première fois en 1923 dans Der kleine Napoléon (mis en scène par Georg Jacoby) et a enregistré sa première chanson, Peter, en 1927. En 1930, Josef von Sternberg la remarqua et l'engagea pour jouer le principal rôle féminin de l'Ange bleu face à Emil Jannings. Le personnage qu'elle a créé dans ce film — celui d'une vamp cruelle en haut-de-forme et bas de soie qui ensorcelle le professeur Jannings et l'anéantit — allait avoir une résonance internationale, et la fameuse chanson lch bin von Kopf bis Fuss auf Liebe eingestellt devenir un « tube » mondial. Il  est possible que ce soit von Sternberg qui ait eu l'idée de cette image à la fois vulgaire, démoniaque et divine ; il est certain que le photographe de la Paramount, Lee Garmes, a travaillé par la suite à perfectionner l'étonnante silhouette; mais c'est bien Marlène elle-même qui a apporté sa beauté, sa voix et sa personnalité énigmatique au mythe indestructible qu'elle est devenue. Disons que la « Marlène » cinématographique est une création collective de ces trois personnes, mais que Dietrich l'a faite entièrement sienne et lui a permis de survivre jusqu'à aujourd'hui.

Les Etats Unis l'appelle et elle y va. Adolf Hitler lui demanda de revenir en 1938 mais elle refusa.Pendant la deuxième guerre mondiale ,Jean Gabin la rejoint et ils vivront ensemble avantque Jean ne rejoigne les forces alliées pour combattre l'ennemi.

Sept films (dont six pour la Paramount) qu'elle a tournés avec Sternberg restent ses chefs-d'œuvre  : dans Morocco (Cœur brûlés), Marlène et une chanteuse de cabaret si éprise du légionnaire Gary Cooper qu'elle le suit en robe du soir dans le désert; dans Dishonored (X-27), c'est une prostituée devenue espionne pendant la Première Guerre mondiale qui se lance sur la piste du Russe Victor McLaglen et finit par être fusillée; dans Shangai Express , c'est une dame de petite vertu prête à tout sacrifier pour Clive Brook et prononçant cette réplique inepte mais inoubliable : « Il a fallu plus d'un homme pour transformer mon nom en celui de Shangai Lily » ; dans Blonde Vénus, c'est à nouveau une chanteuse de beuglant prise en sandwich entre Herbert Marshall et Cary Grant, qu'on voit successivement faire un numéro en costume de gorille et un autre dans son uniforme devenu classique, cravate blanche, haut-de-forme et queue-de-pie ; dans l'Impératrice rouge, Marlène incame une Catherine de Russie d'une dureté de diamant et offre l'image probablement la plus impressionnante qu'on ait jamais vue d'elle. Le dernier film qu'elle ait tourné avec von Sternberg. The Devil is a Woman (la Femme et le pantin), nous la montre en Espagnole, autour de 1890. dans une histoire d'amour ténébreuse qui dresse l'un contre l'autre César Romero et Lionel Atwill ; échec financier, mais l'un des films préférés de l'actrice elle-même. Dans tous ces spectacles, Sternberg conférait à l'élément visuel et aux élcairages une importance telle que la personnalité de Dietrich en était presque effacée : il paraît la vedette de costumes somptueux et l'entourait de décors de plus en plus élaborés.
Inquiète de ces fantasmes sternbergiens, la Paramount a retiré alors au metteur en scène sa vedette préférée : elle coûtait trop cher. Le producteur a essayé ensuite de réhabiliter la popularité déclinante de l'actrice en lui faisant tourner quelques films relativement bons avec Frank Borzage (Désir) et Emst Lubitsch (Ange). Ce furent des échecs, ainsi que tous ses films suivants, y compris un film anglais, Knight Without Armour (Chevalier sans armure). C'est sur le conseil de Stemberg que Marlène a compris enfin qu'il lui fallait démolir son image de femme inaccessible, ce qu'elle a fait dans Destry Rides Again (Femme ou démon), avec James Stewart comme partenaire.  Au cours des années 50, Marlène a progressivement abandonné le cinéma pour le music-hall. Elle n'apparaitra au cinéma  que  que dans Paris When It Sizzles (Ensemble à Paris) en 1963 et dans Just A Gigolo (avec le chanteur de rock David Bowie) en 1978.
Comme l'a dit un jour Ernest Hemingway, « même si elle n'avait que sa voix, elle serait capable de vous briser le cœur ».

 

 

 

En 1973 elle fait une chute dans une fosse d'orchestre. Elle arrêtera tout travail et vivra recluse dans un appartement à Paris.

Ses obsèques auront lieu à Paris et MARLENE DIETRICH  sera inhumée en Allemagne prés de sa mère.

GEORGE JACOBY ...   LE PETIT NAPOLEON...    DER KLEINE NAPOLEON  ...  1923

JOE MAY  ...  LA TRAGEDIE DE L'AMOUR   ... TRAGODIE DER LIEBE    ...1923

WILHELM DIETERLE ...   L'HOMME DU BORD DE LA ROUTE   ... DER MENSCH AM WEGE   ... 1923

JOHANNES GUTER   ... LE SAUT DANS LA VIE  ...  DER SPRUNG INS LEBEN   ... 1924

G W PABST   ... LA RUE SANS JOIE ...   DIE FREUDLOSE GASSE  ...  1926

ARTHUR ROBINSON  ...  MANON LESCAUT   ...     1926

ALEXANDRE KORDA  ...  LA DU BARRY   ... EINE DU BARRY VON HEUTE ...   1926

ALEXANDRE KORDA   ... MADAME NE VEUT PAS D'ENFANTS   ... MADAME WUNSCHT KEINE KINDER   ... 1926

WILLI WOLFF...    TETE HAUTE CHARLIE  ...  HOPF HOCH CHARLY!  ...  1926

WILLI WOLFF ...   LE BARON IMAGINAIRE...    DER JOXBARON  ... 1927

HARRY PIEL    ...SON PLUS GRAND BLUFF   ... SEIN GROSSTER BLUFF  ...  1927

GUSTAV UCICKY   ... CAFE ELECTRIC      ...  1927

ROBERT LAND  ...  PRINCESSE OLALA  ...  PRINZESSIN OLALA  ... 1928

ROBERT LAND  ...  JE BAISE VOTRE MAIN MADAME  ...  ICH KUSSE IHRE HAND MADAME  ...  1929

KURT BERNHARDT   ... L'ENIGME   ... DIE FREAU MACH DER MAN SICH SEHNT  ...  1929

MAURICE TOURNEUR  ...  LE NAVIRE DES HOMMES PERDUS  ...  DAS SCHIFF DER VERLORENEN MENSCHEN ...   1929

FRED SAUER   ... DANGEREUSES FIANCAILLES  ...  GAFAHREN DER BRAUTZEIT  ...  1929

JOSEF VON STERNBERG    ...L'ANGE BLEU    ...DER BLAUE ENGEL  ...  1930


JOSEF VON STERNBERG   ... CŒURS BRULES   ... MOROCCO...    1930

JOSEF VON STERNBERG  ...  X 27    DISHONORED   ... 1931
JOSEF VON STERNBERG  ...  SHANGHAI EXPRESS   ...     1932

JOSEF VON STERNBERG  ...  BLONDE VENUS ...       1932

ROUBEN MAMOULIAN ...  LE CANTIQUE DES CANTIQUES ....   SONG OF SONGS ..   1933
JOSEF VON STERNBERG   ... L'IMPERATRICE ROUGE   ... THE SCARLET EMPRESS   ... 1934

 

 

JOSEF VON STERNBERG  ...  LA FEMME ET LE PANTIN    ...THE DEVIL IS A WOMAN    1935

 

FRANK BORZAGE ...  DESIR  ...  DESIRE    1936
RICHARD BOLESLAWSKI ...   LE JARDIN D'ALLAH ...   THE GARDEN OF ALLAH...   1936

JACQUES FEYDER ... LE CHEVALIER SANS ARMURE  ...  KNIGHT WITHOUT ARMOUR ...   1937
GEORGE MARSHALL  ...  FEMME OU DEMON        1939
TAY GARNETT    LA MAISON DES SEPT PECHES ...   SEVEN SINNERS    1940

RENE CLAIR ... LA BELLE ENSORCELEUSE   ... THE FLAME OF NEW ORLEANS ...   1941

RAOUL WALSH ...L'ENTRAINEUSE FATALE ...   MANPOWER    1941
MITCHELL LEISEN  ...  MADAME VEUT UN BEBE   ...THE LADY IS WILLING   ... 1942


RAY ENRIGHT  ...  LES ECUMEURS   ... THE SPOILERS  ...  1942
LEWIS SEILER  ...  PITTSBURGH ...       1942
WILLIAM DIETERLE ...  KISMET  ...      1944
EDWARD SUTHERLAND   ... HOLLYWOOD PARADE   ... FOLLOW THE BOYS   .. 1944
GEORGE LACOMBE  ...  MARTIN ROUMAGNAC  ...      1946
MITCHELL LEISEN  ...  LES ANNEAUX D'OR  ...  GOLDEN EARRINGS    ...1947

BILLY WILDER ...  LA SCANDALEUSE DE BERLIN      ...  1948
ALFRED HITCHCOCK ...   LE GRAND ALIBI  ...  STAGE FRIGHT  ...  1950


HENRY KOSTER ... LE VOYAGE FANTASTIQUE  ...O HIGHWAY IN THE SKY ...   1951
FRITZ LANG ... L'ANGE DES MAUDITS  ...  RANCHO NOTORIOUS    1952


MICHAEL ANDERSON   ...LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS   ...     1956

BILLY WILDER...   TEMOIN A CHARGE  ... WITNESS FOR THE PROSECUTION  ...  1957

SAM TAYLOR...MONTE CARLO...1957

ORSON WELLES...    LA SOIF DU MAL...    TOUCH OF EVIL  ...  1958

STANLEY KRAMER...JUGEMENT A NUREMBERG  ...  JUDGMENT AT NUREMBERG   ...     1961

RICHARD QUINE    ...DEUX TETES FOLLES ...   PARIS WHEN IT SIZZLES   ... 1964

DAVID HEMMINGS  ...  C'EST MON GIGOLO    ...SCHONER GIGOLO,ARMER GIGOLO ...   1978

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