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LOUIS JOUVET était avant tout un homme de théâtre et un professeur. De grands comédiens lui doivent beaucoup.
Il est né jules Eugène Louis Jouvet en Bretagne le 24/12/1887 et est décédé le 16/08/1951.
Il a predu son père alors qu'il avit 14 ans. Il ira dans les Ardennes chez un oncle et fera ses études. sa famille veut qu'il soit pharmacien. Il est envoyé à la faculté à Paris mais il découvre le théâtre.
Il se présente au Concours d'entrée du Conservatoire d'Art dramatique de Paris mais c'est un échec par 3 fois.
Il obtient son diplôme de pharmacien et se marie avec Else Collin. il aura 3 enfants.
En 1913 il est engagé par Jacques Copeau le directeur du théâtre du Vieux Colombier.Il devient régisseur, décoratuer et comédien; Comme il bégaie; il crée une diction qui le rendra célèbre.
Puis arrive la guerre de 1914 et il est mobilisé jusqu'en 1917.
Il commence alors sa carrière de metteur en scène. Et les grands succés arriveront avec notamment
"Knock" joué plus de 1500 fois.En 1935, il dirige le théâtre de l'Athénée.Ce sera "Ondine"...


Il refusera la direction de la Comédie Française.

Le cihéma a peu fait appel à lui car Louis était souvent en tournée. mais de grands chef d'oeuvres font partie de sa filmographie:
Quai des orfèvres- Hotel du Nord-Drôle de drame....
 

Des acteurs lui doivent beaucoup tels François Périer ou Bernard Blier.

François Périer écrit dans son livre :

La première chose qui frappait chez Jouvet, c'était évidemment sa diction théâtrale que l'on s'étonnait d'entendre encore lorsqu'il était sorti de scène. «Alors, comme ça, mon petit, tu veux faire du théâtre... » Elle résonne toujours en moi, cette phrase prononcée en juillet 1935 avec cette intonation si bizarre que Jouvet définissait lui-même : une bouteille de Champagne qu'on débouche. Dieu sait si on a construit des légendes sur le phrasé de Jouvet. Certains ont affirmé qu'à l'exemple de Démosthène il s'était entraîné à parler, des cailloux dans la bouche, avec pour résultat ce curieux débit de voix. D'autres ont cru que Jouvet souffrait d'un bégaiement dont il n'avait pu se guérir qu'en apprenant à peser ainsi sur les mots. Cette piste partait d'un fait vérifié : pour sa première apparition au théâtre, dans un spectacle de Copeau, Jouvet avait effectivement tenu le rôle d'un bègue. Mais ce n'était que du théâtre ! Jouvet parlait de cette manière, et c'est tout. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an, et depuis toujours. De ce qui aurait pu être un défaut, il avait fait une formidable arme de scène. C'est le privilège des très grands : ils apprivoisent la fatalité et donnent l'illusion d'en avoir fait le choix. Avec Jouvet, on ne savait plus où était l'acteur et où était l'individu. Ils étaient en représentation permanente. Ainsi, dans ce grand corps un peu mécanique, surmonté d'une tête de prêtre mongol, qui arpentait devant moi son petit bureau de l'Athénée, je ne crois pas avoir vu Louis Jouvet mais le docteur Knock. La représentation continuait, et j'avais juste l'impression délicieuse qu'elle m'était exclusivement destinée. Avoir Jouvet pour soi tout seul, quel beau cadeau !
A l'Athénée, le « patron » occupait un petit appartement auquel on accédait par un étroit escalier, après avoir eu le feu vert de sa secrétaire, Marthe Herlin, une femme qui se dévoua tant au théâtre qu'à la fin de sa vie elle aurait pu remplacer l'éclairagiste, le régisseur, ou même le metteur en scène. Elle protégeait Jouvet des raseurs, et éloignait les importuns, lorsque ce séducteur entrait en conclave avec une dame, sur le petit divan qu'il avait aménagé dans son bureau, afin de «se reposer».

Pour le reste, la pièce était plutôt austère, avec des rayons entiers de bibliothèque à la place des habituelles affiches et photos dédicacées. On eût dit davantage l'antre d'un écrivain que le boudoir d'un comédien célèbre. Pour retrouver le théâtre, il fallait passer à côté, dans sa loge, entre le miroir où il se maquillait avec un soin extrême et ses costumes de scène. A cette époque, il préparait L'École des femmes...


LOUIS GASNIER...    TOPAZE...    1932

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JULIEN DUVIVIER ...LA CHARRETTE FANTOME    ...1939
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CHRISTIAN-JAQUE ...UN REVENANT...    1946


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JEAN DREVILLE...    COPIE CONFORME...    1947

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HENRI DECOIN    ...ENTRE ONZE HEURES ET MINUIT...1948


HENRI JEANSON...    LADY PANAME...    1948
...    MIQUETTE ET SA MERE...    1949

HENRI GEORGES CLOUZOT ...    RETOUR A LA VIE...    1949

 

 

GUY LEFRANC...    KNOCK    ...1951
GUY LEFRANC...    UNE HISTOIRE D'AMOUR...    1951

LOUIS JOUVET

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Tag(s) : #ACTEURS

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